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Interview : Aurélie Valognes

Auteure adorée des Français, Aurélie Valognes croque la famille contemporaine avec humour et émotion. Ses comédies, Mémé dans les orties, En voiture, Simone !, Minute, papillon ! et Au petit bonheur la chance !, véritables phénomènes populaires, ont conquis le coeur de millions de lecteurs et lectrices à travers le monde : des best-sellers qui se partagent de génération en génération, de 8 à plus de 100 ans.

Elle a eu la gentillesse de répondre à nos questions sur ces deux derniers romans : Né sous une bonne étoile et La cerise sur le gâteau.

Interview d'Aurélie Valognes

Bonjour Aurélie,
Je vous remercie chaleureusement de prendre de votre temps pour répondre aux questions du site culture.leclerc !
En ce mois de mars 2020, vous avez une actualité littéraire bien chargée avec la sortie de votre nouveau roman Né sous une bonne étoile et le passage en poche de La cerise sur le gâteau.

Né sous une bonne étoile

1/ Dans Né sous une bonne étoile, nous découvrons le destin de Gustave, un jeune garçon distrait qui ne brille pas par ses notes à l'école.

Pouvez-vous nous dire un peu plus sur le roman et nous parler du cheminement qui vous a amené à écrire sur ce garçon et ses difficultés scolaires ?

Pour chaque roman, je pars d’une injustice, de quelque chose qui me révolte. Pour celui-ci, je voulais parler des étiquettes qu’on nous colle, des cases dans lesquelles on nous met parfois et desquelles il est très difficile de sortir. J’avais envie de raconter l’histoire d’un jeune garçon que l’on désigne comme cancre et qui fera tout pour prouver au monde qu’il vaut quelque chose.

C’est une histoire qui me touche à titre personnel : je suis Gustave, le petit écolier, je suis Joséphine, sa sœur pimbêche, je suis sa mère Noémie, au bout du rouleau, je suis tous ses enseignants qui ne savent pas exactement comment l’aider. Beaucoup d’évènements sont vrais, même si cela reste bien évidemment une fiction. Depuis Mémé dans les orties, je savais qu’un jour j’écrirais un livre sur l’école. Pour moi, l’école fut une chance, elle a changé ma vie, m’a fait rencontrer les personnes qui m’ont tendu la main.

Ce roman tient une place toute particulière pour moi, car il me permet de remercier ceux sans qui mon existence serait bien différente. C’est mon roman le plus personnel, le plus intime. J’ai vécu de très près les difficultés scolaires de certains membres de ma famille et cela m’a marquée à vie. L’école est une chance, encore faut-il faire les bonnes rencontres. C’est cette histoire que j’avais envie de raconter avec Né sous une bonne étoile.

Né sous une bonne étoile
Aurélie Valognes

Roman grand format
• 18,90€ • 04/03/2020

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La cerise sur le gâteau
Aurélie Valognes

Poche
• 8,70€ • 04/03/2020

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La cerise sur le gâteau

2/ Dans La cerise sur le gâteau, comme dans vos autres romans, les rapports entre les différentes générations tiennent une place importante.

Pouvez-vous nous présenter cette histoire et nous parler de ce sujet qui vous inspire tant ? Comment construisez-vous les relations entre ces personnages si différents ?

Le point commun entre tous mes romans est la transmission. Parfois, cela passe par la présence de personnes âgées et de jeunes enfants, d’autres fois, tout simplement par l’enseignement.

Dans La cerise sur le gâteau, je voulais raconter l’histoire d’une personne qui a sacrifié sa vie à son travail et qui se retrouve du jour au lendemain mise à la porte. Le protagoniste est alors soudainement confronté à qui il est vraiment. En plein changement de vie, avec du temps devant soi, c’est l’heure des choix. Il va avoir l’opportunité de se poser la question qu’il a trop longtemps oubliée : qu’ai-je fait de mes rêves d’enfants ? N’ai-je pas raté ma vie ? Ne suis-je pas passé à côté de l’essentiel ?

Afin de ne plus gâcher le temps qui lui reste, il va s’investir auprès de ceux (et pour les causes) qui comptent vraiment pour lui. Ce roman nous rappelle de revenir à l’essentiel. L’essentiel est pour moi lié à la transmission : la famille, la nature, l’éducation. Donc effectivement, les chapitres les plus émouvants et les plus touchants sont les scènes de transmission entre le grand-père, qui ne sait absolument pas quoi faire de son petit-fils, et le jeune garçon, qui pose immanquablement les questions qui font mouche. Le protagoniste va découvrir que l’on a toujours besoin d’un plus petit que soi, mais aussi que la vérité sort effectivement de la bouche des enfants...

3/ Les médias et les lecteurs vous identifient comme la figure de proue du roman populaire français. Que représente pour vous ce titre ? Qu'est-ce qui définit le roman populaire selon vous ?

J’écris des romans contemporains qui parlent de la vie quotidienne, des gens. Ils sont plein d’humanité et d’émotions, d’humour aussi. Mes romans rencontrent un public très large et différent (hommes, femmes, petits et grands lecteurs, de 8 à plus de 100 ans), c’est peut-être pour cela que l’on considère mes romans comme populaires. Mes origines sont modestes, donc ce terme me correspond. Mais je ne suis la figure de proue de rien et je souhaite simplement continuer à raconter mes histoires. J’ai tendance à me méfier des cases et des étiquettes qu’on nous colle à la peau, et qui est précisément le sujet de mon nouveau roman Né sous une bonne étoile. Je veux rester libre : libre d’écrire des histoires différentes, parfois plus dans l’émotion, d’autres fois plus dans l’humour, sans jamais devoir suivre un courant. Je ne cherche pas à plaire, ni au monde littéraire, ni aux lecteurs auxquels je donne rarement ce qu’ils attendent : je veux rester fidèle à qui je suis, à ce que j'ai besoin de raconter à ce moment précis de ma vie, et je suis toujours surprise de constater que ce qui me touche, émeut également les lecteurs. Ils sont, roman après roman, toujours plus nombreux à lire mes histoires. Je mesure chaque jour la chance incroyable que j’ai de bénéficier d’un tel bouche à oreille et d’une telle fidélité de leur part. Les lecteurs ont changé ma vie.