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Sous les draps : et autres nouvelles

Et autres nouvelles
de Ian McEwan , date de sortie le 23 octobre 1997
Les voies qui mènent à la découverte de la sexualité sont multiples, comme le prouvent ces histoires dont les héros sont souvent des enfants. Mais l'innocence enfantine peut cacher des réserves de... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Les voies qui mènent à la découverte de la sexualité sont multiples, comme le prouvent ces histoires dont les héros sont souvent des enfants. Mais l'innocence enfantine peut cacher des réserves de dépravation insoupçonnées, et du besoin d'amour naît parfois la pire perversité. Toutes ces nouvelles parlent d'amour, de son excès ou de son absence, du désir et de ses frustrations, de ses fantasmes, de ses délires sadiques ou masochistes... On y verra l'amour criminel d'une mère pour son fils («Conversation avec un homme-armoire»), l'amour explorateur d'un frère pour sa petite soeur («Fait maison»), ou l'amour trop violent d'un adolescent délaissé pour une fillette inconnue («Papillons»).

Le mal rôde sous le masque de la banale réalité quotidienne ; même les papillons à l'occasion deviennent sinistres...

Insolites et insolentes, provocatrices, hautement originales, les nouvelles de Ian McEwan surprennent toujours, choquent parfois, elles représentent un tour de force de concision et d'humour noir.

Caractéristiques

Titre Sous les draps : et autres nouvelles - et autres nouvelles
Auteur Ian McEwan
Traducteur Françoise Cartano
Collection Du monde entier
Editeur Gallimard
Date de parution 23 octobre 1997
Nombre de pages 359 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 368 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-07-073292-4 - 9782070732920

2,7/5

absolu

Le 09/05/2015

Un homme garde dans son bureau un flacon de verre haut de 12 pouces dans lequel flotte le pénis d’un ancien capitaine mort en prison, « passe son temps à fouiller le passé comme une mouche un étron », selon sa femme, qui , pendant ce temps, rêve qu’elle doit faire atterrir d’urgence un avion sur un désert composé de milliers de bébés entassés en vrac à perte de vue, tout nus et se grimpant les uns sur les autres, et cherche en vain un endroit où se poser.. Madame se sent comme une feuille de papier que l’on chiffonne. Alors, Monsieur, pour remédier à cela, va mettre en pratique la découverte d’une théorie scientifique capitale : le plan sans surface. Un origami au lit, et c’est plié ! Une histoire a pour sujet l’ami du narrateur, Raymond, et non le pucelage, le coït, l’inceste et l’onanisme, ni la petite sœur ravie de jouer au papa et à la maman avec son frère lui faisant économiser par la même occasion la modique somme d’un shiling. C’est encore moins l’histoire de « l’un des accouplements les plus sinistres de l’humanité copulente, avec son lot de mensonges, de tricheries, d’humiliation, d’inceste, une partenaire qui s’endort, un orgasme de moucheron… ». Jenny, une grosse petite bonne femme rousse, emménage dans une « maison bleue » et se noie dans le flot ininterrompu d’un fou-rire tandis que chavire à tout jamais le cœur du jeune narrateur adolescent qui venait de s’ouvrir à elle. Un homme passera sa vie enfermé, dans une armoire, un four, une cellule, à cause d’une mère tordue qui l’obligeait à vivre et revivre ses deux premières années. S’enticher d’un mannequin docile et peu loquace (le rêve de beaucoup d’hommes d’affaires très occupés) vire tôt ou tard au cauchemar. Et ce n’est pas parce que la meilleure amie de votre jeune fille adolescente est naine que cela minimise l’indécence et l’horreur de certaines pensées. C’est là, d’ailleurs, tout le talent d’Ian McEwan. Dénaturer l’horreur, la rendre presque tolérable, du moins pardonnable. Il l’instille dans ces nouvelles, la laisse se développer progressivement, s’enrouler autour des personnages qu’elle guide lentement mais sûrement vers la pulsion - quelquefois à leur insu. On voit très bien, où l’auteur nous emmène, où le narrateur nous entraîne, vers cette cristallisation de la pulsion, ce moment où le besoin d’y céder devient irrépressible. On sait, du départ, rien qu’à la couverture et à sa quatrième, dans quoi on met les yeux, son esprit. On sait, que ça va déranger. Mais, le plus dérangeant n’est pas tant le contenu des histoires, que le fait de n’être pas aussi embarrassé qu’on l’aurait cru, ou voulu. Ce qui ne veut pas dire qu’on accepte. Non. Ça veut juste dire qu’on a lu un recueil de nouvelles rondement menées par un conteur hors-pair.

missmolko1

Le 14/07/2013

J'ai fini ce livre il y a quelques jours et d'habitude je me précipite pour écrire une critique. Mais avec ce recueil de nouvelles, j'ai laissé passer du temps, j'ai aussi lu l'unique critique qu'a ce livre (celle de Luniver), chose que je ne fais jamais en temps ordinaire. Mon avis étant négatif, je voulais voir si d'autres le lecteur avait un avis positif et peut-être si j'avais raté quelque chose. Hors cette fameuse critique exprime parfaitement ce que j'ai ressenti lors de ma lecture. Un malaise, un sentiment désagréable qui me poussait a vite finir ce recueil et de passer a autre chose. Les thèmes abordés tournent autour de la sexualité, mais pas la sexualité que l'on peut avoir dans une vie de couple et qui peut émoustiller un peu a la lecture non ici c'est des thèmes plutôt repoussant comme le viol ou encore l'inceste. Heureusement je dirais, le recueil est court. L’écriture de l'auteur reste quand même très agréable (c'est sans doute le seul point positif).

Luniver

Le 13/12/2012

Recueil de treize nouvelles, qui portent toutes sur des thèmes un peu glauques : inceste, viol, meurtre, enfant travesti d'autorité par sa tante, un autre infantilisé par sa mère jusqu'à ses dix-huit ans, puis rejeté brutalement pour un amant... On peut reconnaître à l'auteur un don certain pour nous mettre rapidement dans l'ambiance et pour l'humour noir, mais en ce qui me concerne, un sentiment de malaise ne m'a jamais quitté et m'a poussé à abréger ma lecture.