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Carnets d'un jeune médecin

de Mikhaïl Afanassievitch Boulgakov , date de sortie le 02 février 2012
Carnets d'un jeune médecin

Un jeune médecin réserviste envoyé par le gouvernement de Smolensk débarque à vingt-quatre ans dans un coin perdu dont il va diriger l'hôpital. Épouvanté ... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Carnets d'un jeune médecin

Un jeune médecin réserviste envoyé par le gouvernement de Smolensk débarque à vingt-quatre ans dans un coin perdu dont il va diriger l'hôpital. Épouvanté à l'idée de devoir se lancer d'urgence dans une trachéotomie sur une fillette de trois ans, moins de deux mois après la fin de ses études, la jeune docteur se prépare avec des sueurs froides à pratiquer une intervention jamais réalisée. Il ouvre la gorge au bistouri, écarte les peaux, éponge un flot de sang noir. « De trachée-artère, pas la moindre trace. Ma plaie ne ressemblait à aucune gravure. »

Récits littéraires nourris de son expérience personnelle de 1916 à 1917, les Carnets d'un jeune médecin, longtemps censurés, n'ont été publiés en Russie qu'après la mort de Boulgakov dans les années soixante.

Caractéristiques

Titre Carnets d'un jeune médecin
Traducteur Jean-Louis Chavarot
Collection Folio bilingue
Editeur Gallimard
Date de parution 02 février 2012
Nombre de pages 325 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 175 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-07-044526-4 - 9782070445264

4/5

palamede

Le 10/11/2015

Ces Récits racontent avec humour et autodérision les débuts d’un jeune médecin, envoyé en 1917 dans un petit hôpital de campagne de la Croix-Rouge, à Mourievo, province de Smolensk. Un lieu où il va pratiquer, sans aucune expérience et livré à lui-même ou presque, toute la médecine (amputation, accouchements ou soins aux syphilitiques), se déplaçant dans la boue et le froid pour consulter ses malades, au plus profond d’une Russie arriérée, superstitieuse et fataliste. On retrouve ce médecin dans Morphine, le second texte. Il s'est épanoui car il a quitté son hôpital reculé pour un autre en ville, mais une lettre de son successeur, devenu toxicomane, va le ramener indirectement à son point de départ. Un récit, sous la forme d’un journal intime, plus dramatique mais d’une puissance et d’une ampleur supérieures à celles du premier sujet. Dans ces écrits, dont on ne peut oublier le caractère largement autobiographique, la vision de Mikhaïl Boulgakov d’une Russie parfois grotesque ou pathétique est, comme toujours avec lui, passionnante.

Marple

Le 24/10/2015

C'est toujours avec intérêt, et parfois avec jubilation, que j'ai découvert ces "Récits d'un jeune médecin", suivis dans mon édition de "Morphine" et d'un troisième texte sur la médecine de guerre. J'ai lu dans une critique que les "Récits" manquaient par moments de ressort dans la narration. C'est vrai. Pour autant, ils ne manquent pas de réalisme, de finesse, d'autodérision ou de pittoresque ! Car c'est son propre vécu de tout jeune médecin dans un dispensaire isolé que raconte ici le tout jeune écrivain Boulgakov. Et il ne nous cache rien : de sa première amputation faite en guignant en douce le manuel (puisqu'il n'a personne pour l'aiguiller, étant le seul médecin sur place !), à ses rodomontades passagères d'avoir su résoudre tous les cas difficiles (jusqu'à ce qu'il soit paralysé devant un innocent abcès !), il raconte ses doutes, ses difficultés, ses moments de ridicule ou de panache dans de courts textes. Au passage, nous en apprenons beaucoup sur la fin de la Russie tsariste : la vie dans les campagnes reculées, les méthodes de soin pour les accouchements, les blessures ou la terrifiante syphilis, les superstitions, l'organisation de la médecine... Le deuxième opus, "Morphine", m'a encore plus séduite, peut-être parce que l'écriture et la narration en sont plus travaillées. Le héros des "Récits" a désormais quitté son hôpital paumé pour rejoindre un grand hôpital d'une grande ville, où il vit beaucoup plus sereinement. Jusqu'à ce qu'il reçoive un courrier inquiétant de son remplaçant... Il découvre alors, et nous avec, l'univers qui a donné son titre à ce texte. C'est dérangeant, mais encore plus passionnant ! J'ai moins aimé le texte qui clôture le volume et évoque l'horreur de la médecine de guerre, car il m'a semblé abscons et un peu vain. Cela dit, pas étonnant après une telle expérience que Boulgakov se soit détourné de la médecine pour se consacrer à l'écriture. Et tant mieux pour nous, car il fait ça avec brio ! Challenge Petits plaisirs 26/xx