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Autres jeux avec le feu

de Linda Lê , date de sortie le 23 mars 2002
Quatorze variations qui évoquent les fantaisies du destin.
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La fiche détaillée

Résumé

Quatorze variations qui évoquent les fantaisies du destin.

Caractéristiques

Titre Autres jeux avec le feu
Auteur Linda Lê
Editeur Bourgois
Date de parution 23 mars 2002
Nombre de pages 191 pages
Dimensions 20,00 cm x 12,00 cm
Poids 230 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-267-01623-0 - 9782267016239

5/5

Tandarica

Le 25/01/2015

Pour envelopper ses brûlants « je », Linda Lê choisit le détail central du « Jardin des délices » de Hieronimus Boch qui pour certains est « à la fois le plus rieur des peintres de l'obscurité et le plus triste des peintres de la lumière ». Symbole de tristesse et mélancolie, le hibou, celui qui n'affronte pas la lumière du jour exprime selon des croyances et mythologies diverses le froid, la nuit, la mort, mais aussi la sagesse. Dans le texte « L'araignée » le narrateur, un enfant mal aimé assassine sa propre mère et on ne peut que faire le rapprochement avec la croyance en Chine antique que le hibou était un animal terrible censé dévorer sa mère. Les 14 récits semblent tous plaider pour le sauvetage par le feu : « j'ai entendu Jean Seberg lire cette phrase de Faulkner, Entre le néant et le chagrin je choisis le chagrin. » L'éloge au cinéma avec « Voix off », à la littérature (« L'encrier », « Le visiteur », « Mise en demeure ») avec lucidité et amour, pour leur vraie capacité à produire plus que de la « délectation savante » : à bouleverser une vie, à vous rendre à « vous-même ». Contre la mièvrerie : « L'œil de Brion » qui souffre d'un mal terrible (« Je vois la vie en rose ») et qui n'échappe pas à la malédiction de l'accouplement avec Nola, une semblable. L'ironie cruelle du sort fait rire dans « L'échafaudage », tout comme dans « Le cheveu » : comment prémédite-t-on une mort accidentelle ? Une préférence assez inexplicable pour ce récit placé (hasard ou choix éditorial ?) au centre de l'œuvre (comme le hibou dans le tableau de Boch) : « Le jour où Bonel rencontra l'auteur de sa nécrologie ».

Francharb3

Le 07/11/2014

Linda Lê, suite, avec ces nouvelles que j'apprécie autant que les autres livres déjà "chroniqués". Bref, il s'agit de quatorze histoires qui partent bien souvent d'un micro-événement (la première part d'une mouche par exemple), voire même d'une pensée (Ultima Thule, fantasme d'une ville) et illustrent nous dit-on les fantaisies du destin. J'ai surtout l'impression, pour la première fois depuis le premier de ses livres que j'ai lus (mais j'ai peut-être tort) que l'auteur s'est, au moins parfois, amusé à écrire.