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Rose désert

de Violaine Huisman , date de sortie le 22 août 2019
Rose désert

« C'est pas dangereux par là-bas ? À ton avis, bibi ? Je n'étais pas vraiment au courant du conflit au Sahara occidental avant de traverser la région en autocar. L'ampleur des p... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Rose désert

« C'est pas dangereux par là-bas ? À ton avis, bibi ? Je n'étais pas vraiment au courant du conflit au Sahara occidental avant de traverser la région en autocar. L'ampleur des problèmes de terrorisme dans cette zone du pays n'est pas non plus notoire, si ? Il abaisse ses lunettes fumées avec une emphase théâtrale, et je remarque tout à coup ses yeux bleu-vert, lesquels, entre ses pattes-d'oie, sa peau burinée et sa barbe de trois jours, ressemblent aux lagunes de Dakhla. Géraldine, tu vas devoir m'expliquer ce que tu fous ici. »

Suite à un immense chagrin d'amour à l'approche de la trentaine, Violaine décide de traverser le désert, du Maroc au Sénégal. A partir de ce périple improbable, s'esquisse une réflexion sur l'emprise et la perte. En revisitant ses rapports aux hommes depuis l'adolescence, elle aborde avec une sincérité rarement égalée les tabous de l'éveil à l'amour et à la sexualité.

L'écriture si particulière de Violaine Huisman, à la fois poétique et abrupte, s'impose sur ce sujet intime dans toute sa vitalité.

Caractéristiques

Titre Rose désert
Collection Blanche
Editeur Gallimard
Date de parution 22 août 2019
Nombre de pages 235 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 292 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-07-285375-3 - 9782072853753

4,4/5

Marti94

Le 15/11/2019

Ce deuxième roman de Violaine Huisman est aussi réussi que le premier et c'est peu dire. J'ai adoré ce "Rose désert" qui entre en résonance avec mon passé parce que j'ai fait la route du Maroc au Sénégal dans ma jeunesse. Violaine Huisman continue sur la lancée de "Fugitive parce reine" qui raconte l'histoire de sa mère maniaco-dépressive, en proposant un nouveau roman d'autofiction. Il commence quand Violaine, la narratrice, est en Mauritanie d’où elle compte retrouver sa mère qui vit au Sénégal. Pourtant, elle avait décidé de la quitter, de s'éloigner, en allant vivre à New York où elle se considère comme une réfugiée affective. Mais elle a fait le voyage de New-York au Maroc pour fêter les 30 ans de sa grande sœur chérie et va poursuivre sa route. Pourquoi traverser le Sahara ? C'est la question qu'on lui pose pour tenter de la dissuader parce que c'est dangereux, surtout pour une jeune fille seule. C'est pourtant ce que décide Violaine pour se redresser d'une rupture qui l'anéantie. Il n'y a pas de remède miracle contre les chagrins d'amour alors pourquoi pas celui celui-là. À Nouakchott, un Stetson sur la tête et une cigarette au bec, elle va rencontrer Serge un coopérant qui porte le prénom de son grand-père et qui va jouer les protecteurs. Elle en a besoin car elle est assez insouciante. Il l'accompagnera jusqu'à Saint-Louis au Sénégal où elle retrouvera le compagnon de sa mère qu'ils rejoindront à Dakar. En fait, elle se remémore tout cela maintenant que sa mère s'est suicidée. Elle revient en arrière sur ses amours, ses chagrins, ses choix, comme des flash-back. Ce n'est peut-être pas très élégant comme expression dans une critique littéraire mais « ça me parle », c'est ce que j'ai envie de dire quand je lis Violaine Huisman. Et puis, le voyage comme fil conducteur de sa vie qu'elle construit sur des amours douloureux mais qu’elle réussi à prendre en main est une idée qui me séduit, tout comme son écriture. Lu en novembre 2019

Bazart

Le 20/09/2019

On s'en souvient encore fortement : venue d'un peu nulle part, Violaine Huisman nous avait épaté il y a deux ans avec "Fugitive parce que reine", un roman bouleversant largement autobiographique. Elle y rendait alors un vibrant hommage à sa mère, Catherine, une femme vraiment excessive que les médecins ont diagnostiqué comme "maniaco dépressive", à une époque où on de disait pas encore bipolaires pour parler de ces individus qui alternent périodes d’euphories et séquences de grande dépression et auto apitoiement. Deux ans plus tard, elle continue la voie de l'auto fiction qu'elle transcende largement par une plume alternant envolée lyrique et sensuelles et confessions très intimes avec ce nouveau roman "Rose désert" sorti pour la rentrée littéraire. A moins de trente ans, Violaine, narratrice qui fait donc énormément penser à la romancière, quitte New York et l'histoire d'amour toxique qu'elle vivait alors pour partir toute seule dans une Afrique subsaharienne aussi mystérieuse qu'hostile. "Quand t'es dans le désert, depuis trop longtemps "chantait Jean patrick Capdevielle en 1983 ( je vous parle d'un temps), Violaine Huisman, elle ne chante pas, mais elle écrit et elle se souvient de son passé, histoire d'exorciser ses démons. Vont ainsi s'enchevréter des fragments du passé , et des souvenirs de ce LUI, charimastique et odieux à la fois, avec ce présent désertique, agrémenté de rencontres souvent d'infortunes avec quelques exilés et expatriés pas toujours bien intentionnés. La plume de Violaine Huisman, singulière, dure, autant érotique qu'élégante contribue pour beaucoup à faire de ce "Rose désert" une lecture assez saissisante et confirme tout le talent de la jeune romancière...

Avec "Rose désert", Violette Huisman ne fait pas dans la dentelle ni dans la mièvrerie. Nous sommes loin d'une littérature rose, a fortiori bas de gamme et à la poésie doucereuse. Au départ, comment ne pas rosir de honte devant l'inconscience et l'inconséquence de l'auteure, en plein road trip solo dans le Sahara, exposée à mille dangers imaginables. Certes, 2007 n'est pas 2019, les risques n'étaient pas les mêmes. Mais ils existaient et la légèreté de sa prise de conscience nous plonge dans des abîmes de réflexion. Puis nous basculons dans l'intime, dans l'expérience intérieure tellement féminine que vous m'excuserez, par avance, mon manque de subtilité et de connaissance, car parfois le rose m'est venu aux joues... Violaine perd son pucelage, et sans déflorer le contenu de cette oeuvre biographique magnifiquement écrite, ce moment si attendu ne correspond guère à ses attentes sexuelles dans l'immédiat et à l'image que lui en avait fait sa mère. Rien de nouveau sous le soleil. Comme beaucoup de jeunes femmes, elle vit les différentes phases de la découverte du monde sexuel avec une personnalité en phase avec son entourage et c'est ici que l'histoire accroche, que son féminisme explose, avec une plume inouïe, sans compromis, d'un verbe jaillissant du coeur et des tripes, rempli d'amour pour sa famille et sa mère, à la fois source de son malheur et de son bonheur. Avec une lucidité exceptionnelle, elle souligne sans honte ses défauts et ses faiblesses, comme un miroir à ceux de sa mère aimée. Ce qu'elle est, ce qu'elle est devenu, ce qu'elle sera est sans équivoque le fruit de cette filiation, de cette éducation et de cette ode à la vie, ce chant homérique qui l'attire vers des filets vénéneux, non conventionnels et terriblement anxiogènes. Si rosir de surprise devant tant de talent, rosir de peur devant tant d'inconscience ou rosir de timidité devant tant de sexualité assumée n'ont jamais aussi bien été en phase avec ce deuxième roman de Violaine Huisman, son désert peut être rose, comme l'aurait voulu sa mère, de la même couleur que le lever du jour dans le Sahara, sublime et annonciateur d'espoir et de légèreté, soulignant la beauté et la joie, la féminité et la grâce.

Agathethebook

Le 25/08/2019

Après Fugitive parce que Reine, autobiographie intense et émouvante sur la mère maniaco-dépressive de Violaine Huisman, l’auteure s'attaque ici à une relation toute aussi fusionnelle et explosive, un homme dont elle était folle de désir et d'amour, hélas à sens unique. Après leur rupture, elle s’est envolée vers le Sahara, effectuer la traversée des déserts de sa vie. Elle ne s’est pas préparée au voyage, elle atterrit là, au Maroc, sans penser aux précautions d’usage quand on est une femme dans un pays d’hommes… Et si elle était venue ici pour retrouver un peu de « lui » à travers cette culture de la domination masculine ? La jeune femme de trente ans est en manque, prise au piège d’un désir fiévreux, addictif. Deuxième partie, nous basculons dans une sorte de « Fugitive parce que Reine bis », petit à petit les blessures originelles se rejoignent, car au final les relations que nous vivons sont souvent celles que nous avons déjà vécues. Le modèle maternel est une initiation à l’amour et à la découverte de la sexualité ; à travers les hommes de sa mère, Violaine a intégré des schémas, des répulsions et des critères qu’elle ne maîtrise pas. L’objectif de sa traversée du désert est d’ailleurs de rencontrer Adama au Sénégal, le dernier mari de sa mère. Cette rencontre sera plus tard associée à une disparition insoutenable. Comme si les rencontres masculines étaient toujours, inéluctablement, liées aux fuites de sa mère. « Maman », l’objet de ses névroses, devient le point d’ancrage éternel de ses romans. Je vous invite à découvrir ce livre au romantisme pornographique, dont le style oscille entre modernité crue et envolées lyriques sublimes. Violaine Huisman nous envoûte avec audace et dévotion dans une littérature qu’elle n’emprunte à personne.

AnitaMillot

Le 21/08/2019

Violaine Huisman m'avait émue, choquée, dérangée, stupéfiée, avec son premier roman autobiographique “Fugitive parce que reine”. Récit dans lequel elle narrait assez crûment les détails ravageurs d'une enfance difficile, auprès de sa soeur Elsa et de leur mère Catherine - au psychisme profondément perturbé. La voici de retour avec un second opus où elle nous livre - en vrac - ses états d'âme, après la douloureuse rupture d'un grand amour New-Yorkais. Une première partie écrite à la première personne, une seconde à la troisième et pour conclure un épilogue à nouveau rédigé à la première personne. L'auteure va nous promener dans les méandres de ses souvenirs amoureux, pour nous propulser ensuite dans son tumultueux voyage entre le Sénégal et la Maurétanie (on ne comprend d'ailleurs pas vraiment pourquoi …) et nous faire replonger une fois encore dans ses traumatismes d'enfance (tel son père Antoine, son ainé de cinquante ans, marié quatre fois et géniteur de huit enfants, bien plus âgé que sa mère, qui sera longtemps leur “billet de logement”) Pour terminer par le mariage et l'installation de Catherine (sa mère) dans le pays de son époux sénégalais, Adama. Si l'écriture est percutante, il faut bien reconnaitre que toutes ces confidences parfois impudiques, condensées sur 236 pages, sont un tantinet confuses et - à mon goût - trop intimes pour que le lecteur n'en ressente pas une impression de malaise. On est touché souvent, on compatit volontiers, oui, c'est indéniable. Toutefois, on apprécierait un peu plus de “retenue” devant ce grand déballage décomplexé d'une sexualité qui se devrait plus discrète, qu'il s'agisse d’ailleurs de la sienne ou de celle de sa mère. Dommage …