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La Fontaine : 1621-1695, une école buissonnière

de Erik Orsenna , date de sortie le 02 janvier 2019
La fontaine

Une école buissonnière

Que savons-nous de La Fontaine, sans doute le plus grand poète de notre langue française ?

Voici une promenade au pays vrai d'... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

La fontaine

Une école buissonnière

Que savons-nous de La Fontaine, sans doute le plus grand poète de notre langue française ?

Voici une promenade au pays vrai d'un certain tout petit Jean, né le 8 juillet 1621, dans la bonne ville de Château-Thierry, juste à l'entrée de la Champagne. Bientôt voici Paris, joyeux Quartier latin et bons camarades : Boileau, Molière, Racine.

Voici un protecteur, un trop brillant surintendant des Finances, bientôt emprisonné. On ne fait pas sans risque de l'ombre au Roi-Soleil.

Voici un très cohérent mari : vite cocu et tranquille de l'être, pourvu qu'on le laisse courir à sa guise.

Voici la pauvreté, malgré l'immense succès des Fables. Et, peut-être pour le meilleur, voici des Contes. L'Éducation nationale, qui n'aime pas rougir, interdisait de nous les apprendre. On y rencontre trop de dames « gentilles de corsage ».

Vous allez voir comme La Fontaine ressemble à la vie : mi-fable, mi-conte. Gravement coquine.

E.O.

Caractéristiques

Titre La Fontaine : 1621-1695, une école buissonnière
Auteur Erik Orsenna
Collection Le Livre de poche
Date de parution 02 janvier 2019
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 122 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-253-07433-5 - 9782253074335

L'offre du moment

4,7/5

ManouB

Le 14/03/2018

Il fallait oser se lancer dans une biographie du grand "La Fontaine" surtout quand on voit tout ce qui a déjà été publié sur cet auteur, tant aimé des grands et des petits, et qui continue à ravir les écoliers de tous âges. Voilà un essai qui ne manque pas de sel. Ancré dans la modernité, c'est une vision très réaliste mais taquine qui nous est proposée par Erik Orsenna. On y rencontre bon nombre de "gentilles de corsage", "douces d'humeur" et des personnages de contes, bien éloignés des malicieux personnages des fables de notre enfance. L'auteur en profite au passage pour nous parler de langue française, de la situation d'académicien, de l'amour des mots, des livres et de la lecture mais aussi de l'importance de la liberté dans la création. Avec le talent qu'on lui connait, et beaucoup de malice, il nous donne envie de repartir sur les pas du poète et d'aller visiter les lieux de son existence, à Château-Thierry par exemple, là où il est né un certain 8 juillet 1621. Puis de nous rendre à Paris au Quartier latin, où il rencontra Molière, Racine et Boileau qui resteront ses amis pour la vie. Je ne vais pas vous raconter la vie de La Fontaine que vous pouvez retrouver n'importe où sur le net, juste vous dire que cet essai montre à quel point sa vie a été désordonnée, combien il a rejeté les bienséances, et la religion pour rester un homme libre et l'affirmer. Ce que La Fontaine aime par dessus tout, c'est la langue française, l'amour et les belles demoiselles, la musique, ses amis et faire la fête avec eux loin des contraintes de la vie ! Mais il aime aussi démesurément la nature. N'a-t-il pas commencé sa vie comme "Maître des Eaux et des Forêts" ? Les éléments biographiques n'apportent rien de neuf à la vie connue du grand homme. On le retrouve mauvais époux et père absent, vivant une double vie. On le retrouve écrivant des contes subversifs sans se soucier de la morale de l'époque, des contes qu'il dit lui-même avoir écrit, suite à la lecture de Boccace et de son célèbre Decameron. On le retrouve fidèle à son ami Fouquet, devenu son protecteur, alors que le surintendant des finances du roi est renié par la cour... On retrouve La Fontaine alors démuni et sans le sou, à la solde de ses amis, ou de gentilles demoiselles. Jamais la cour ne lui pardonnera d'être resté fidèle à son ami ! D'ailleurs, c'est à cause de cela que des années après, il aura des difficultés pour entrer à l'académie française... C'est enfin à 47 ans, que La Fontaine écrit ses fameuses fables. Il proclame bien haut qu'elles ne sont pas de lui, mais qu'il s'est inspiré pour certaines d'Esope, et cite clairement ceux qui les ont raconté les premiers. Je ne savais pas que La Fontaine à la fin de sa vie, avait été obligé si je puis dire, de renier ses propres écrits, par peur du jugement dernier et sous l'influence d'un certain abbé... Je ne savais pas non plus qu'il était de bon ton à cette époque de faire croire qu'il était paresseux, alors que ses écrits étaient très travaillés, et que les manuscrits prouvaient tout le contraire ! L'essai est interrompu par de nombreux extraits de contes (et bien j'avoue que je les connais peu et que cela donne envie d'en savoir plus) et des anecdotes amusantes, devrais-je dire même plutôt... croustillantes ! Enfin, un mini recueil de fables choisies termine le récit ...histoire de ne pas oublier cette poésie des mots qui a enchanté notre enfance et enchante encore celle des générations d'aujourd'hui. C'est sans doute leur côté universel en ce qui concerne la nature profonde des hommes, qui les rend indémodables... Cette courte biographie est un livre accessible qui se lit avec plaisir. Les chapitres sont courts et l'écriture d'Erik Orsenna est abordable. Le personnage de La Fontaine, empli de défauts nous apparaît sous sa plume très attachant. Même les lycéens peuvent se pencher sur cette lecture qui leur fera entrevoir toute une période de l'histoire, ainsi que les difficultés des artistes et créateurs qui n'étaient pas favoris du roi. Mais cet essai leur montrera aussi que certaines choses n'ont pas changé ! Ce livre a été l'occasion d'une série d'émissions sur France Inter durant l'été 2017, émissions que je n'ai pas eu l'occasion d'écouter mais dont m'avait parlé une amie. Voilà pourquoi j'ai eu envie de le découvrir...

Achillevi

Le 02/10/2017

Un livre où pointe la malice d'Orsena qui nous fait découvrir par petite touches successives et quelques pointes d'humour un La Fontaine attachant, plein de défauts, impécunieux, aussi fidèle en amitié qu'il est volage et dont l'existence alterne entre Chateau-Thierry et Paris. Rat des villes et rat des champs. C'est aussi une jolie plongée dans le Grand Siècle où l'on retrouve Fouquet, le Roi Soleil, Boileau, Racine, l'Académie Française pour laquelle Orsena, académicien lui-même, fait un peu d'autodérision et tant d'autres... Quelques parallèles avec notre époque qui illustrent à quel point les fables ont une portée universelle et traduisent la nature profonde de l'homme. Un texte où les vers de La Fontaine viennent en contrepoint éclairer les mots d'Eric Orsena, toujours justes, précis et légers. Un moment de lecture très agréable auquel la structure même du livre, fait de très courts chapitres, n'est pas étrangère. Peut-être un peu de facilité par moments toutefois.

mjaubrycoin

Le 09/08/2017

Un vrai délice de lecture que cet ouvrage d'Erik Orsenna qui reprend les chroniques estivales diffusées sur France Inter . La Fontaine ne se contente pas d'être l'un des piliers de notre littérature nationale, mais reste le meilleur illustrateur de ce fameux "esprit français" que toute l'Europe de l'époque nous enviait, cette ironie irrévérencieuse qui se drape dans les lumineux atours de la langue française déployés avec précision pour le plus grand plaisir du lecteur. Et on peut vraiment dire que son humour pince- sans -rire n'a pas pris une ride ... La biographie amoureuse qu'Erik Orsenna consacre à son auteur fétiche, illustre le parcours de celui qui se vantait de sa paresse en public, mais dans le secret de son cabinet "cent fois sur le métier, remettait son ouvrage ",depuis sa jeunesse provinciale jusqu'aux salons parisiens, après l'épisode de Vaux le Vicomte qui a mis en évidence son sens aigu de la fidélité. Ce texte d'une érudition parfaite, est néanmoins léger, enlevé, à la portée de tous et nous renseigne sur la vie de La Fontaine tout en regorgeant d'anecdotes croustillantes qui plongent le lecteur dans l'ambiance du Grand Siècle. Le biographe fait la part belle aux Contes moins connus du grand public que les célébrissimes Fables, car trop lestes pour figurer dans les programmes scolaires, permettant ainsi de découvrir une partie de l'oeuvre (reniée par son auteur vieillissant dans la crainte des foudres de l'enfer) qui conserve une extraordinaire saveur et annonce la légèreté et le libertinage de la Régence et du 18ème siècle. De savoureux parallèles sont également établis entre cette époque et la nôtre, l'auteur mettant à profit son statut d'académicien pour témoigner que les mentalités restent les mêmes et que les siècles passent sans que les hommes ne changent... Un florilège de fables conclut ce volume qui se lit d'une traite tant l'auteur a su rendre passionnante cette biographie novatrice qui se situe dans la droite ligne du spectacle de Robert Wilson qui enchanta la Comédie Française il y a quelques années et qui rend aux Fables leur fraîcheur et leur actualité.