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Hymnes à l'amour

de Anne Wiazemsky , date de sortie le 14 janvier 1998
Pourquoi le père d'Anne a-t-il demandé, dans son testament, qu'on donne à une certaine dame résidant à Genève le disque bien connu d'Edith Piaf Hymne à l'amour ? Pourquoi la même chanson a-t-elle une... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Pourquoi le père d'Anne a-t-il demandé, dans son testament, qu'on donne à une certaine dame résidant à Genève le disque bien connu d'Edith Piaf Hymne à l'amour ? Pourquoi la même chanson a-t-elle une si grande importance pour sa mère, comme si elle avait été l'hymne national d'une passion défunte ?

Plus tard, bien plus tard, Anne partira pour Genève, à la recherche de la mystérieuse dame qu'avait aimée son père. Ce beau livre, écrit avec tendresse, recèle bien d'autres histoires. Par exemple celle de Madeleine, qui avait illuminé les jeunes années de l'auteur. Il était si doux, pour les enfants, de se blottir contre ses jolis seins. Malgré la déchéance finale de Madeleine, elle aussi inspire un hymne à l'amour.

De temps en temps, l'illustre grand-père, François Mauriac, apparaît au moment le plus insolite. Va-t-il se fâcher ? Le temps qui a passé permet d'en rire. On oublie pour un instant tous ces coeurs blessés, qu'Anne Wiazemsky sait faire renaître avec l'ambiguïté du souvenir.

Grand prix RTL-Lire 1996

Caractéristiques

Titre Hymnes à l'amour
Collection Folio
Editeur Gallimard
Date de parution 14 janvier 1998
Nombre de pages 184 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 116 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-07-040401-3 - 9782070404018

3,3/5

zellereb

Le 11/10/2017

La célèbre chanson d'Edith Piaf, l'Hymne à l'Amour, vient ponctuer à plusieurs reprises le cours du récit, comme un air à la mode lancé sur les ondes radiophoniques. Il aère la structure, comme une musique le ferait, tout au long d'une journée silencieuse. Il nous rappelle que l'amour c'est toujours le même refrain. Ce roman autobiographique est constitué de fréquents retours sur le passé, de souvenirs au travers desquels il y a l'idée de se réconcilier avec sa propre histoire par-delà le temps. François Mauriac, le grand-père de l'auteure, fait plusieurs incursions bienvenues, et les passages habités par sa présence, sont des instants de lecture émouvants et généreux, car on participe aussi à ces moments. Cependant, ce ne sont pas ceux les plus importants. L'objet est une quête personnelle de l'auteur. A la mort de sa mère, Anne découvre, en compagnie de son frère, un document oublié, qui fut le testament de leur père, décédé plusieurs années auparavant. Dans ses dernières volontés, il avait demandé que l'on remette divers objets à une dame mystérieuse. Sa maîtresse présumée. Qui dit maîtresse dit double vie. Leur mère a-t-elle pris ses dispositions pour la contacter ? Rien n'est moins sûr. Anne se souvient de quantité de détails, elle redessine les personnages de sa vie, leur psychologie, leur tempérament. Emue par cette relation amoureuse vécue par son père, et guidée par l'honnêteté du geste, elle décide de se rendre chez cette dame à Genève. La relation amoureuse ayant existé entre ses parents, celle d'un couple libre, s'impose également à son souvenir. L'écriture est élégante, on plonge vite dans cette histoire qui nous fait entrer avec Anne dans une dimension personnelle et dans l'histoire de ses parents, au travers de cette chanson de Piaf. On est sans cesse guidés par la quête d'une idée émotive à préciser. Un beau livre.

markko31

Le 27/04/2015

Je me sens très, mais alors trèèèèèèèès loin des préoccupations des rosières de bonne famille 60's, des légèrements gourdes aux vélleités émancipatrices-mais-pas-trop, qui concilient tant bien que mal la bienséance et une bohème artise. Bref, Anne Wiazemsky a tout pour m'horripiler. Ce qui était d'ailleurs le cas, à l'origine. Alors pourquoi, toujours, arrive-t-elle à me toucher, dans ses écrits? Sa vraie voix - pas le filet monocorde enregistré par Bresson - sa voix intérieure est légère, volatile, et pourtant teintée d'une gravité mélancolique. Ici, le fil des souvenirs est ténu, fait d'une accumulation de pas grand-chose mis bout-à-bout, et pourtant au final tout tient, dans ces Hymnes à l'amour minuscules et nuancés - père, mère, baby-sitter – à travers son regard d'enfant. C'est, comme toujours chez Wiazemsky (du moins dans son roman familial et autobiographique morcelé en divers titres) cette faculté à ressentir les émotions du passé avec l'intensité du présent qui emporte le morceau avec moi, alors qu'on pourrait facilement se gausser de cette innocence de l'écriture. Etant plutôt sensible d'ordinaire aux envolées lyriques et excessives, la simplicité extrême de son style m'émeut. J'ai récemment entendu un critique se demander si Wiazemsky était vraiment de la littérature (sa réponse étant évidemment non). Je ne saurais dire, mais cette écriture fluide, comme une évidence, est d'une sensibilité et d'une pudeur précieuses. Et puis, allez, je ne résiste pas à un petit coup de mauvaise foi : Wiazemsky, elle, et contrairement à Levy ou Musso est à la NRF... (Svp, ne pas me faire une liste des croûtes publiées par la NRF, j'en ai déjà quelques unes en stock) Bon, Anne Wiazemsky, restant une fille bien élevée, évacue avec une grâce toute bourgeoise (Mauriac en grand-père du côté maternel, princes russes exilés côté paternel, ne l'oublions pas) le potentiel scandaleux, libertin, des amours de ses parents en dehors du joug conjugal. Mais je lui pardonne volontiers de ne pas flatter ma propension voyeuriste et scabreuse (et il faut que j'arrête de lire Closer chez mon dentiste).

Lune

Le 11/08/2014

Il nous est si familier l'immense succès d'Edith Piaf : « L'Hymne à l'amour ». C'est lui, écouté et réécouté par Anne Wiazemsky jeune, qui inspirera le titre de ce livre. A une exception près : le singulier se transforme ici en pluriel : « Hymnes à l'amour ». L'hymne de sa mère à l'amant, l'hymne de son père à la maîtresse, l'hymne de l'auteure à ses parents disparus sans oublier l'hymne malhabile de Madeleine (la jeune fille qui « garde » l'auteure et son frère au temps de leur enfance), l'hymne en demi-teinte de Maud (la maîtresse retrouvée trente ans après). L'amour y révèle ses nombreux visages : tendre, adolescent, passionné, dévoué, filial, simple et simpliste, rêvé, décevant, douloureux... très souvent. On croise les côtés clairs, les côtés sombres de chaque être. On voit se dérouler le cortège des espoirs et des regrets même si l'autre succès de la chanteuse aimée affirme le contraire. Un beau portrait d'amour pur, celui de François Mauriac, en grand-père présent et tendre. L'histoire de gens qu'on ne connaît pas et qui s'insinue dans notre tête : une histoire de gens qui s'aiment par quelqu'un qui les aime.