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Autoportrait au radiateur

de Christian Bobin , date de sortie le 03 octobre 1997

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La fiche détaillée

Résumé

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Caractéristiques

Titre Autoportrait au radiateur
Collection Blanche
Editeur Gallimard
Date de parution 03 octobre 1997
Nombre de pages 176 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 172 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-07-074978-9 - 9782070749782

4/5

dancingbrave

Le 26/07/2019

Où il est beaucoup question de beauté, d'amour, de lumière, de Dieu et de la mort. Où la « plus que vive », Ghislaine, hante toujours l'âme inapaisée de l'auteur. Et là, à l'épicentre du livre, cet autoportrait en moins de cent lignes : un autoportrait tout en joie, en espoir, en satisfaction. Et finalement ce paragraphe jure. Il ne déçoit pas.... mais jure, niché dans ce long poème, cette mélopée infinie et continue. L'égrenage inconséquent des jours comme balises des strophes. Si l'écriture de Bobin peut facilement m'entraîner vers des zones profondes ou aériennes de mon âme, elle me demande une attention soutenue. J'ai souvent peur d'en perdre un éclat par négligence. La subtilité de ses textes vient sur le long en lisant patiemment ses mots posés, incongrus, et qui, de temps en temps, titillent une zone sensible de notre esprit. C'est comme observer le paysage qui défile devant le pare-brise et soudain être ébloui par l'harmonie, à un instant précis, sous une lumière précise et qui file si on ne la garde pas en soi par cette attention soutenue.

zellereb

Le 04/08/2015

"Il peut paraître étrange de faire entrer chaque semaine, deux bouquets de fleurs dans un endroit où l'on vit seul. C'est pourtant un geste dont je ne peux plus me passer. Il est apparu dans la foulée de ta mort, et c'est peut-être une façon d'ouvrir dans le noir une quinzaine de fenêtres, autant que de fleurs, par où du clair arrive." À la mort de sa compagne, Christian Bobin, douloureusement affecté, traverse une période sombre, durant laquelle il écrit le journal intime que voici. Dans la première partie du livre, l'auteur poétise sur des fleurs qu'il achète régulièrement. C'est peut-être tout ce qui le rattache encore de son amie morte. Elles sont comme une trace féminine dans son quotidien. Je pourrais lire des pages de Christian Bobin qui me parle de fleurs. Je fonds. Les souvenirs de sa compagne lui reviennent en mémoire. À l'évidence, sa solitude et son manque lui pèsent. Il les comble grâce à des élans de poésie dédiés aux tulipes, aux roses, aux iris, aux "je-ne-sais-quoi", nom emprunté provisoirement à des fleurs qu'il rebaptise, ... Puis, un déclic se fait en lui, et s'amorce une remontée de ses énergies. Ses écrits passent du coeur et des sentiments jusqu'à l'esprit qui se tourne vers la société. Son raisonnement se teinte de noirceur et d'amertume. Bobin mène aussi un combat sans concession. Lire Christian Bobin est toujours porteur de richesses. J'en retire des enseignements, sur tout et sur rien. Ses écrits dans un style simple se distinguent par une sensibilité poétique qui me touche. Son extrême humilité et son côté "Saint François d'Assises", au plus près de l'éphémère de la nature me fascinent. Un pissenlit au bord de la route, une note de musique ou l'écoulement du radiateur... ce n'est rien, mais pour Bobin, c'est beaucoup, et il sait embellir tout cela. Quel bonheur, quelle respiration, et quelle pause dans le quotidien.

Jahro

Le 29/03/2013

L’œuvre de Bobin est faite de ressentis, de sensations, de pensées légères, parfois étrangement belles. Si histoire il y a, elle court en filigrane ; on l’entrevoit à peine après une rêverie, avant une autre, un fil dans cette toile vaporeuse qu’il tisse avec juste quelques mots. Car ça oui, le vocable est chiche – choisi pour toucher plutôt qu’épater. Une prose lapidaire qui revient toujours aux mêmes points, la lumière, la beauté, l’amour, la lumière, une source, un ange. La lumière. Quelquefois cette affluence de renoncement béat prête à sourire. Et quelque fois il suffit d’une phrase pour être transpercé, par l’acuité d’un regard, la sagesse d’une image. Peu voient dans l’hirondelle qui fait trembler la branche, et puis l’arbre, une métaphore de leur existence. Bobin est perché. Au matin il se lève, se prépare un café, allume une cigarette, s’installe à sa fenêtre. Et il s’envole. S’émerveille d’une fleur, d’un brin d’herbe, d’un rire. Rien ne semble l’atteindre, rien ne semble contrarier sa joie, sa foi qu’il voue moins au Christ qu’en la vie, la nature, les hommes. Mais cet Autoportrait au radiateur, curieux titre qui se dévoile à son heure, marque une rupture dans sa bibliographie. On le devine au fil des pages, l’être chère est partie. La palette de mots s’entache d’ombre, de mort, d’absence. Il la voit dans l’œil brillant de ses filles ; il la retrouve dans la prudence de l’ainé. Derrière ses vertiges éblouis il y a maintenant cette douleur à l’affût, cette tentation du vide qui le guette au lever du jour, à la tombée de la nuit, dans sa désormais solitude. Et la pureté s’érode. Il était hors du temps, il n’est plus qu’un des nôtres. La terre l’a repris. Alors on en vient à se rappeler les années heureuses, à regretter cette époque où la grâce était innocente, où la blancheur restait immaculée. Quand Bobin était un enfant. 3/5

cicou45

Le 31/08/2012

Ce livre se représente sous la forme d'un journal intime dans lequel le narrateur s'adresse en particulier à une femme qu'il a aimé et continue d'aimer bien qu'elle soit maintenant morte. Ce journal s'étend sur presque une année, du 6 avril 1996 au 21 mars 1997 et le narrateur, bien que parlant constamment de la mort dans son livre, ne fait en réalité que parler de la Vie et surtout du plus puissant et surtout du plus beau des sentiments qui existent, à savoir l'Amour. Dans les premières pages de son "journal", le narrateur parle de son amour pour les fleurs qui, bien qu'elles soient périssables, sont destinées à renaître un jour. Ce n'est qu'au cours des chapitres suivants que le lecteur découvre, par bribes, qui était la femme à laquelle il s'adresse, que cette dernière a eu trois enfants dont il n'est pas le père mais avec lesquels il est toujours très lié. Dans la plus grande partie de cet ouvrage, le narrateur s'adresse donc à cette femme, comme si elle était toujours en vie, lui donnant des nouvelles de ses enfants ou encore de ses parents. L'auteur, fortement engagé dans la croyance en Dieu, essaie de nous communiquer ce message d'espoir mais sans nous obliger à y croire nous-mêmes. Il le dit d'ailleurs à peu près en ces termes : transposez l'image de Dieu par celle de l'Amour et vous verrez que cela revient au même. Un livre magnifique sur l'Amour, la Vie, la Mort et surtout l'Espoir ! A découvrir !