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Le château de Hurle

de Diana Wynne Jones , date de sortie le 24 juin 2020
Aînée de trois filles, Sophie vit dans un univers où la magie fait partie du quotidien. Maudite par une sorcière et transformée en vieille dame, elle rencontre le magicien Hurle qui habite un château... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Aînée de trois filles, Sophie vit dans un univers où la magie fait partie du quotidien. Maudite par une sorcière et transformée en vieille dame, elle rencontre le magicien Hurle qui habite un château volant. Ils se lancent tous deux dans une série d'aventures, Sophie tentant de se libérer de son mauvais sort. Roman adapté au cinéma par H. Miyazaki sous le titre Le château ambulant.

Caractéristiques

Titre Le château de Hurle
Collection Romans
Editeur Ynnis éditions
Date de parution 24 juin 2020
Nombre de pages 427 pages
Dimensions 22,00 cm x 15,00 cm
Poids 548 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-37697-129-0 - 9782376971290
Rayon Dès 9 ans / Romans

4,7/5

Yanoune

Le 20/09/2019

Le château de Hurle.... Ou Calficer à toi de faire !.... Alors j'ai vraiment eu un coup de bol immense hier... j'ai réussi à trouver ce bouquin ( épuisé chez l'éditeur depuis des lustres).. je suis arrivée dans ma librairie habituelle ( je cherchais des bouquins de Rousseau et de Platon pour ma môme), j'ai fait un détours par le rayon jeunesse, et j'ai demandé à la libraire « Vous avez le château de Hurle? » « Vous avez de la chance, je viens d'en rentrer un... » elle part chercher le bouquin, le livre nickel, comme neuf, le prix ridicule. Allez hop... un truc magique, une histoire de destinée... Mais avec les sorciers et les histoires d'amour il faut s'attendre à tout..^^ Donc coup de bol hier, livre lu aujourd'hui... Pitch :.... mais si un coup de pitch, histoire de... quand même...^^ Ingary monde magique, dans la ville de la Halle-Neuve la population est en émoi, au loin sur les collines surplombants la ville le château du magicien Hurle rode et répand ses fumées... et c'est pas une bonne nouvelle... Hurle est dangereux, c'est un monstre qui dévore les coeurs des jeunes filles sans plus de cérémonie... Les ragot et les avertissements vont bon train... Tout cela importe peu à Sophie, Sophie s'ennuie... Elle rêve d'être autre chose même si elle ne sait pas quoi... Tout ce qu'elle sait, c'est qu'elle est l'aînée, et ça la gonfle... impression de vie prédestinée, de choix inexistants, de poids sur ses épaules... Papa est modiste, enfin papa avait une une boutique de chapeau, donc à sa mort elle deviendra modiste... et ça loupe pas.... c'est un peu moche... même si elle ne dit rien et plie l'échine, c'est comme ça avec les aînés, on attend toujours des trucs d'eux... Et puis un jour entre dans sa boutique, une femme d'une beauté merveilleuse, un peu hautaine et carrément imbuvable... et sans savoir vraiment le pourquoi de la chose, elle, Sophie elle n'a rien demandé ( faut dire qu'elle demande jamais rien non plus). Voila ti pas qu'on lui jette un sort en plein la gueule... et qu'elle se retrouve transformée en une vieille grand-mère de quatre-dix ans au moins, pleine de rhumatismes.. ça fait un peu désordre, si... Pourtant elle s'en accommode, elle n'a pas trop le choix non plus. Et elle s'en va et ses pas claudicants vont la porter devant une demeure bien étrange... Nous voici un plein conte... Un conte moderne, mais un conte quand même. Un vrai conte, dans un un monde enchanté, on nous parle d'aînée, de bûcheron, les mamans passent l'arme à gauche et les papas se remarient, pour finir par passer eux aussi ad patres ^^... Les sorciers et magiciens pullulent, les sorcières aussi... et donc les malédictions, les mauvais sorts et les enchantements. Je vais être assez franche il m'est très difficile de faire cet avis sans faire le parallèle entre le livre et l'adaptation cinématographique... Donc je préviens qu'il va y avoir du spoilage (du gros sans doute) au niveau de l'histoire.... et pour les deux livre/film. Les adaptations cinématographiques de livres sont très souvent décevantes comparées au livre ( en générale) et c'est assez normal d'ailleurs, un livre peut tout se permettre, alors qu'un film non ( et il y a donc bien souvent des coupes de trucs) et cela en soi ne me choque pas, du moment que la substance, les éléments narratifs d'importances et le fond sont respectés... Une adaptation n'est qu'une vision autre et personnelle d'une histoire donnée. Et pour ce château et bien c'est une bonne, une très bonne adaptation, tout en ayant pris pourtant énormément de libertés, fait énormément de changements... dont des choses pourtant d'une très très grande importance au niveau de ce conte ( qui font partis aussi bien de sa substance que de sa trame narrative importante, sa colonne vertébrale narrative). Alors oui je ne suis pas objective ( tout en l'étant pourtant beaucoup.. comprène qui pourra ^^) je ne suis pas objective, parce que j'aime, d'un amour profond, sincère, et le terme amour n'est pas là par hasard.. je ne suis pas fan... j'aime d'amour le film de Miyasaki, et ce malgré ses défauts ( et y en a un certain nombres et je les vois ( et des gros gros problèmes de narration d'ailleurs))... et l'amour est rarement objectif.... bref. Il est également très difficile de parler ce conte sans en dévoiler vraiment l'histoire, la trame narrative, vu le parallèle bouquin/film et donc le changement. Il faut également se mettre en tête que le château de Howl, conte contemporain anglais a été écrit et édité pratiquement dix ans avant Harry Potter, et cela à je crois son importance. Car Howl's moving castel utilise un ressort narratif qui sera reprit par Rowling ( même si d'autre l'on fait avant Diana Wynne Jones et que ce n'était pas nouveau) Le ressort narratif du monde parallèle quant à notre propre monde. Élément d'importance (de très haute importance, tant au niveau des portes du château, que pour la compréhension de Howl, par ce fait : Howl vient de notre monde, l'auteur explique un trait de caractère du personnage du sorcier sans avoir au final besoin d'expliquer quoi que ce soit au lecteur, le lecteur connaît, sait et peut donc se projeter dans ce personnage ou tout du moins le comprendre) Élément que Miyasaki va complètement effacer, occulter, choisir de ne pas utiliser. Et à mon sens c'est un choix judicieux, car Jones n'utilise pas ce ressort narratif à bon escient, ne le creuse pas, ne l'explique en rien (le pourquoi du comment y a un Gallois qui c'est retrouvé là, dans ce monde et est devenu magicien... c'est comme ça, point.) et franchement ça tombe comme un cheveux sur la soupe, et au lieu de donner de la force à son récit, cela l'appauvri, une sensation de facilité scénaristique, non travaillée et non creusée. Qui ôte le côté magique, et le côté conte dans lequel elle nous avait plongé dés le départ. Et qui amène autant des questions aux lecteurs qu'à ses protagonistes (Sophie), questions auxquelles Jones ne répond jamais.. ce que ne fera pas Rowling d'ailleurs. La porte noire, notre monde, le pays de Galles... et Miyasaki... je vois Miyasaki se dire non, non ça non. Mais quoi faire avec cette porte noire, partie intégrante, et mystérieuse du sorcier Howl ?... Partie sensée dans le livre lui donner sa substance, sa profondeur, et des explications sur ce personnage aux lecteurs. Et par son choix Miyasaki aussi bien de ne pas utiliser notre monde, tout autant que de garder l'importance de cette porte (cette porte noire, s'ouvre sur l'essence même de Howl). Miyasaki donne plus de relief, plus d'humanité, va plus loin, pour Howl, donne au récit plus de profondeur, de plus grands enjeux narratif. Tout le thème du conte de Jones se repose sur l'apparence, celle que l'on a de soi et celle qu'on renvoi aux autres. Là est le message de Jones, la vanité, l'orgueil, les destinées qu'on croit tracées et les actes qui en découlent. Un jeux de dupe auquel tous les personnages participent, tous se cachent, se transforment (pour une raison ou pour une autre, voulue ou non), pour être autre chose. Sophie, Howl, La sorcière du désert, les soeurs de Sophie, l'épouvantail, le chien, etc... tous paraissent être autre chose que ce qu'ils sont réellement, et au final seule l'honnêteté envers les autres, mais surtout envers eux-même les délivre tous.. oui c'est un conte pour gamins. Seulement, il manque de noirceur, les contes qui fonctionnent vraiment, et qui s'inscrivent en nous, ont toujours une grande part de noirceur, ce que Miyasaki a ajouté au final. Le château de Miyasaki est beaucoup sombre, plus noir, avec de réels enjeux aussi bien quant au monde dans lequel évoluent les protagonistes que pour les protagonistes eux-même. Jones pourtant connaît bien les contes, et suit son récit, la fin, au niveau des personnages annexes (le chien, le magicien Sulliman, l'épouvantail, les recherches de Howl, les frangines, la sorcière...) m'ont fait penser aux explications données par un Hercule Poirot, le côté : « c'est lui le coupable et voilà pourquoi et comment il a fait », il ne faut pas oublier que l'auteure est Anglaise. Ce que ne fait pas Miyasaki, à ce niveau-là ( vu qu'il n'a pas utilisé la plupart), il se débarrasse, et nous laisse avec un sentiment de rapidité, et d'une fin choubidou à mort... Et là nous nous rendons compte que nous venons de voir/lire deux histoires complètement différentes. Car tout ce que Jones explique à ses lecteurs, il n'en reste rien dans le Miyasaki... Sauf la malédiction de Sophie/Howl, et la levée de la malédiction de Sophie/Howl, et l'amour que se porte Howl et Sophie... mais le reste ( l'homme chien... non... heu oui y a un homme-chien dans le bouquin. L'épouvantail vite fait pirouette de Miyasaki comparé à Jones... Sulliman l'enchanteur.. complètement transformé dans le Miyasaki, rien à voir... la sorcière pareil... etc) Même si le décors, et quel décors ! (des deux côtés d'ailleurs) reste le même, et que les trois protagonistes principaux (Howl, Calcifer, Sophie) restent les mêmes... les deux histoires sont complètement différentes, tant par le message que par leur dénouement. Pourtant le thème principal du conte de Jones, l'acceptation de soi et le renvoi aux autres est complètement respecté. Les deux sont chouettes... J'ai passé un très bon moment en lisant le conte de Jones, même s'il y a à mon sens des problèmes ça et là et des choses qui marchent plus ou moins bien... Comme je passe toujours un moment merveilleux en regardant le Miyasaki, même s'il y a des choses qui marchent plus ou moins bien, et quelques problèmes ça et là... Mais la perfection n'existe pas.. du moins pas pour nous humains...

Guylaine

Le 20/04/2019

Me voici rentrée du pays d'Ingary, j'ai laissé derrière moi Sophie, Hurle, Calcifer et tous les autres... Et je suis bien contente d'avoir fait ce voyage à bord de ce livre de jeunesse. Le château de Hurle c'est une sorte de bicoque, continuellement en mouvement (un château ambulant !) il est la demeure d'un magicien mangeur d'âmes et de coeurs de jeunes filles : Hurle. Sophie a 17 ans, mais l'arrivée du château tout près de Halle-neuve, la ville où elle vit, ne l'inquiète pas trop, qui pourrait-elle bien intéresser ? Elle fabrique des chapeaux dans la boutique de sa belle-mère, elle leur parle, la vie à l'extérieur ne l'intéresse pas, et l'effraie... Un soir, la sorcière des landes... oups, je me suis trompée, la sorcière du désert, pénètre dans la boutique alors qu'elle y travaille seule, et contre toute attente, lui jette un sort, qui la transforme en très vieille femme, toute ridée, et pleine d'arthrose... Face à ce terrible coup du sort, elle a peur de chagriner sa belle-mère et ses deux soeurs, et puis comment expliquer ce qui lui arrive... elle ne comprend pas elle-même... elle décide donc de s'en aller... et ses pas vont la guider jusqu'à ce si inquiétant château de Hurle... J'avais un peu peur, en commençant cette lecture, d'être déçue parce que j'adore Miyazaki, et en particulier le château ambulant, je faisais un terrible délit de faciès sur ce roman de 1986, j'étais sûre qu'il serait moins bon que le film d'animation... Et finalement c'était stupide de ma part. Diana Wynne Jones est la créatrice de cette histoire, et elle l'a merveilleusement bien écrite, c'est drôle et intelligent... il y a de nombreuses différences entre les deux supports, même si ces différences portent sur des détails, et il serait intéressant (je trouve) de faire une étude comparée, ça existe peut-être déjà... Dans ce roman Diana Wynne Jones nous invite, mine de rien, à réfléchir sur différentes notions comme l'apparence, les apparences, la sagesse, le coeur, les sentiments, la famille réelle ou reconstituée... Bref, je vous invite à le lire, si ce n'est déjà fait !

Olti

Le 21/05/2018

Le château de Hurle est typiquement un de ces romans britanniques de "jeunesse-fantasy" comme j'aimerais en trouver plus souvent. Il a ses défauts, d'accord, il date un peu, d'accord. Mais quand même. J'en veux plus. Donnez-m'en plus ! Pourquoi ? Eh bien... **SPOILERS** ...déjà parce que c'est drôle et intelligent. Et bourré de références à d'autres histoires, d'autres romans. Que dès le départ ça joue avec nos connaissances des contes de fées, et ça leur tord un peu le cou, ça en pointe les gimmick intelligemment. C'est léger, il y a du recul, et un humour constant (vous savez, un peu celui qu'on a dans les premiers tomes de Harry Potter, ou encore chez Susanna Clarke). Ensuite l'univers est vraiment prenant, on s'y plonge sans se forcer. Pareil pour l'ambiance. Et puis les personnages sont originaux et totalement inhabituels par rapport aux clichés du genre. Alors oui, c'est vrai que Sophie est malgré tout quelque peu pénible (bornée ? monomaniaque ?), et Howl n'en parlons pas (communiquer avec les autres ? Non, pour quoi faire, mieux vaut être mystérieux et laisser planer les quiproquos). Et oui, bien sûr que ça fait un peu gentillet, le magicien de 20 ans qui fait la cour à toutes les filles (mais ne baise pas, il flirte juste, comme ça... moui moui moui, tout à fait, je vous crois), mais c'est pour enfants alors on comprend. Quant au merveilleux un peu trop merveilleux (les étoiles sont des démons du feu qui parlent et ont des pouvoirs magiques...) eh bien... oh, on est à la lisière du conte de fée, alors disons que ça passe. Non, vraiment, rien de tout ça ne m'a véritablement dérangée. Ce qui m'a le plus embêtée je dirais, c'est la relation Sophie-Howl. Ils ont beau être souvent ensemble, ils échangent peu, quasiment jamais sur eux, s'engueulent plus souvent qu'ils ne cherchent à se comprendre, et du coup leur amour tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. C'est mon regret, je trouvais les deux personnages intéressants aussi j'aurais aimé voir leurs sentiments se développer vraiment, leur relation se construire, plutôt que de voir des scènes où ça se chamaille tout le temps mais sans complicité, où les échanges sont banals, sans admiration, sans connivence, pour soudain tomber dans le "Mais en fait, on s'aime d'amour fou, marions-nous !" D'ailleurs, le roman étant centré sur le point de vue de Sophie, il émule un côté mystérieux sur l'intrigue et Howl, donc j'ai le sentiment qu'on passe à côté de pas mal de choses... Quand est-ce que Howl a su que Sophie était envoûtée (dès le départ ?), et pourquoi n'en a-t-il jamais parlé ? Quand a-t-il su que la professeur Angorianne était en fait le démon du feu ? Et pourquoi n'en a-t-il rien dit pour mettre en garde Sophie ? (On comprend que Sophie n'a pas dit qu'elle était venue lui rendre visite, par jalousie, mais Howl, pourquoi ne dit-il rien à son sujet ?) Pourquoi Calcifer est bon (il est prêt à se sacrifier pour Howl en demandant à Sophie de rompre leur contrat), si les démons ne sont ni bons ni mauvais, voire ont tendance à toujours tourner du mauvais côté et que c'est bien pour ça qu'il faut le séparer de Howl ? (le coeur de l'intrigue en fait) Pourquoi est-ce que Howl n'arrive pas à lever l'envoûtement que la sorcière a lancé sur Sophie ? Puisque Howl séduisait Mlle Angorianne et qu'elle voulait s'emparer du coeur de Howl, pourquoi n'est-elle pas venue plus tôt chez lui, ou ne l'a-t-elle pas emmené chez la sorcière plus tôt ? Pourquoi Howl ne fait pas de magie dans son monde d'origine pour impressionner un peu sa famille ? Tant de questions... qui n'empêchent absolument pas d'apprécier l'histoire, mais qui me turlupinent tout de même. Alors si vous avez les réponses... je vous écoute ! **COMPARAISON AVEC LE FILM** Et je me rends compte que beaucoup de gens le lisent suite au film de Miyazaki du coup je vais comparer rapidement les deux, si cela peut vous aider. Le film "le Château ambulant" commence comme une adaptation du roman mais s'en éloigne de plus en plus. Au final on a quelque chose d'assez étrange : 2 histoires vraiment différentes (une histoire de guerre dans l'une, de magicien qui se sacrifie pour les siens ostensiblement etc.), avec des messages différents, et pourtant avec beaucoup de ressemblances. Il y a des gens qui ont préféré le livre au film, et l'inverse, je dirais que c'est vraiment très différent, et que ça dépend de ce qu'on cherche. Dans l'ensemble, j'ai préféré le livre en terme d'histoire. Mais j'ai préféré le film en terme de relation Howl/Sophie. Sans rentrer dans tous les détails, disons qu'en terme de narration et d'histoire, le livre est bien plus compréhensible que le film. Le film est un peu brouillon (Miyazaki style) si on se pose trop de questions sur le "comment" et le "pourquoi" et sur le scénario etc., alors que le livre va plus loin. Notamment en ce qui concerne la relation entre Howl et Calcifer, leur contrat, et comment/pourquoi il faut le rompre. On a une plus grande clarté sur le rôle de la sorcière du désert (très différent), et sur celui du sorcier Suliman/Sullivan (rien à voir avec la sorcière du film), et ainsi de suite. On a plus de personnages dans le livre mais ils y sont plus clairs. Bref, l'histoire y est mieux ficelée. Les personnages de Howl et Sophie sont très différents également. Howl dans le film est bien plus directement montré comme protecteur, il reste fantasque et vaniteux, mais il est emprunt de douceur, de bonté. Dans le livre, on ne se rend compte de ça qu'à la fin, et encore, on le voit bien plus souvent râler et se plaindre. Sophie est plus développée dans le livre, donc techniquement plus intéressante, mais dans le film elle semble bien moins pénible et plus tendre envers les autres. Et enfin donc, la relation entre Howl et Sophie. Dans le livre, elle n'est pas vraiment développée en tant que relation amoureuse, on ne voit pas Howl avoir de gestes tendres envers elle et encore moins déclarer de sentiments, on ne voit pas non plus leur rapport se construire. On a le point de vue de Sophie, qui passe son temps à dénigrer (dans sa tête) Howl, avant de découvrir qu'en fait elle est amoureuse de lui mais ah ! C'est pénible ! (et on ne sait pas comment elle est tombée amoureuse) et elle demeure bourrue et râleuse avec lui. Dans le film, on a une relation très belle et très douce (d'où sans doute le nombre incalculables de fanarts du couple howl et sophie, dans les bras l'un de l'autre, en parfaite harmonie, et qui ne colleraient pas à l'esprit du livre). Tellement qu'on aimerait mieux la voir développée et construite, mais comme c'est un film et que ça raconte plein de choses, on n'a pas le temps. Du coup, ça peut être un regret pour les lecteurs quand ils lisent le livre, d'y espérer voir développée plus en profondeur cette relation tendre et forte, pleine d'amour et d'admiration, qui ne l'est en fait que dans le film. Voilà :)

Tatooa

Le 19/09/2017

Un bouquin pris "au hasard" dans la bibliothèque de ma fille, pour un item bien particulier du challenge Harry Potter de FB. Et quelle magnifique surprise !!! J'avoue tout : je me suis régalé ! C'est fabuleusement bien écrit, très divertissant, les personnages sont superbes. Je les ai tous beaucoup aimé, même Sophie la gaffeuse, mais j'ai une mention "tendresse" pour Calcifer le démon, il est trop mignon ! C'est de la littérature jeunesse formidable, de celle que j'adore découvrir ! C'était pour la "lecture éclair" d'un livre de plus de 400 pages, bah je l'ai dévoré dans l'après-midi, lol ! Et avec un très grand plaisir ! Je ne connais pas l'animé correspondant, que je vais pouvoir découvrir maintenant. Bref, c'était une excellente après-midi lecture !

ange77

Le 18/01/2017

« Dans le pays d’Ingary, où des choses étonnantes comme les bottes de sept lieues et les capes d’invisibilité existent bel et bien, c’est une véritable calamité que d’être l’aîné de trois enfants ; chacun sait que vous serez le premier à échouer, si d’aventure vous décidiez d’aller chercher fortune. » Pour moi qui avais littéralement a-do-ré "Le château ambulant" de Hayao Miyazaki, qu'on ne présente plus, découvrir (il y a peu, j'avoue ^^) que c'était en réalité une adaptation librement inspirée d'un roman jeunesse, a été une véritable bonne surprise. Je remercie Mladoria, pour sa jolie critique, qui m'en a donc appris l'existence - au hasard de mes pérégrinations babelioniennes -, ainsi que pour son partage, qui m'a permis de me (re)plonger rapidement dans cette aventure si distrayante. « Le plus effrayant, c’était que le château ne restait pas en place. Tantôt il faisait une grande tache noire sur les coteaux du nord-est, tantôt il se dressait à l’est au-dessus des rochers, ou encore venait se poser dans la bruyère au pied des collines, à quelques pas de la dernière ferme au nord. On le voyait parfois se déplacer, exhalant par ses tourelles des panaches de fumée gris sale. » Si le récit du château de Hurle (Howl's Moving Castle, 1986) est sensiblement différent, par bien des points, de l'histoire condensée qu'en a tirée Miyazaki en 2004, qui lui s'est d'avantage concentré sur l'amour naissant entre Sophie et Hurle (Hauru dans le film), on y retrouve quand même les principaux héros et le synopsis de base reste fondamentalement assez fidèle dans l'ensemble, malgré maintes petites discordances (cela peut sembler paradoxal dit comme ça, j'en suis bien consciente, c'est néanmoins l'impression qui m'en ait restée). Le conte que nous narre ici Diana Wynne Jones (Londres, 1934 - Bristol, 2011) est juste plus étoffé, foisonnant d'intéressantes divergences et de "scènes inédites" ; les personnages (connus de par l'adaptation cinématographique) y sont approfondis dans les moindres détails ; de nombreux autres protagonistes viennent s'ajouter à la ronde magique ; les dialogues et la dynamique paraissent de fait plus riches ; les évènements, multiples - qui passent pour plus abracadabrants encore car excellemment décrits, de façon plus longue et complexe -, et tout cela tend finalement à nous en apprendre tant et plus sur tout ce petit monde pétillant et passionnant, issu d'une exceptionnelle imagination. [masquer] « – C’est quoi, cette chose ? ricana-t-il. Si vous attendiez une violette ultra-violette ou un géranium infra-rouge, c’est raté, madame la savante folle ! – Pour moi c’est un bébé-fleur écrasé, dit Michael venu voir. Hurle lui décocha un regard alarmé. Il s’empara du végétal, fit glisser la motte du pot dans sa main et débarrassa minutieusement les radicelles blanches de la suie et des restes du sortilège-engrais ; le bulbe brun et fourchu que Sophie avait planté se trouva mis à nu. – J’aurais dû m’en douter, dit-il. C’est une racine de mandragore. Sophie a encore frappé. Décidément, vous ne ratez pas une occasion, pas vrai, Sophie ? Il remit avec soin la plante dans son pot, la tendit à Sophie et s’éloigna, livide. » [/masquer] Je me dois d'avouer également que j'ai préféré voir le film avant de lire le bouquin, je pense en effet que l'inverse m'aurait probablement un peu "déçue" - moins vis-à-vis du talent indéniable du réalisateur japonais (cela va de soi et je ne me permettrai pas) que par le vide, le manque de certains éléments, de coquecigrues inhérentes à cet univers originel si particulier, qui s'avèrent aujourd'hui, après lecture et toujours à mon humble avis, indispensables à l'histoire. Nombres d'infimes actions, liées de manière intrinsèque à la fable de base, n'auraient de toute façon pas eues leur place dans le récit ainsi revisité (de plus, ça aurait considérablement augmenté la taille du film! Hayao Miyazaki a certainement eu le nez fin en restreignant le scénario sur l'exclusivité du duo principal ; la carence quant au reste du texte initial m'étant, encore une fois, toute personnelle). Ce livre a donc été pour moi un vrai plus, une prime, un extra plus qu'ordinaire ; bref, le bonus époustouflant d'un récit déjà merveilleux à mes yeux. « – Mon impression, dit le roi, est que ce magicien est un coquin insaisissable et sans scrupules qui a du bagou et beaucoup d’astuce. Vous êtes d’accord ? – Ah ! Vous l’avez parfaitement défini ! s’écria Sophie de bon cœur. » L'écriture et le style de l'auteure britannique m'ont très vite bottées. Et c'est comme chaussée, à mon tour, des fameuses bottes de sept lieues que j'ai parcouru de long en large le royaume d'Ingary grâce à elle, captivée et subjuguée par une plume vive, capable de dépeindre de magnifiques et superbes tableaux imaginaires aussi bien que des passages à l'action autrement plus frénétique, emprunt d'un insoutenable suspense, d'un infini comique ou d'une tendre complicité. [masquer] « – Je crois que c’est à cause de l’épouvantail, dit Sophie. D’un bond, Hurle fut près d’elle. – Qu’est-ce que vous avez encore fait ? Sous le regard fixe, glacial du magicien, Sophie relata l’épisode. – Un épouvantail ? Calcifer a accepté de forcer l’allure du château pour un épouvantail ? Ma chère Sophie, soyez gentille de m’expliquer de quelle manière vous avez forcé un démon du feu à se montrer aussi obligeant. J’aimerais vraiment le savoir ! – Je ne l’ai pas forcé, dit Sophie. Ça m’a fait un tel coup qu’il a eu pitié de moi. – Ça lui a fait un tel coup qu’il a eu pitié d’elle ! railla Hurle. Ma bonne Sophie, Calcifer n’a jamais pitié de personne. Quoi qu’il en soit, j’espère que vous aimez les oignons crus et la tourte froide pour le souper, parce que vous avez quasiment achevé Calcifer. » [/masquer] Cet ouvrage destiné initialement à un jeune public saura, j'en suis convaincue, faire rêver et voyager qui, a su gardé son âme d'enfant ; qui, raffole de contes magiques et féeriques ; qui, a envie de légèreté et de fraîcheur, ou tout simplement ; qui, aime la fantasy. « Je n'ai jamais compris pourquoi les gens accordent tant d'importance au naturel. » 5 étoiles, filantes bien entendu =) Si "Le château de Hurle" n'est pas un coup de coeur malgré tout le bien que j'en pense, c'est presque le cas - le vrai choc du palpitant restant loyal à ma toute première découverte, dont je préconise le visionnage au moins tout autant que je ne conseille la lecture du roman. « Il arrivait des choses intéressantes dans la vie de tous les jours, mais toujours à d’autres qu’elle. » ... rien n'est moins sûr : à vous d'en juger maintenant !