Prêt à feuilleter

Les trois petites cochonnes

de Frédéric Stehr , date de sortie le 03 octobre 1997
La recherche d'un mari dans une version "inversée" du conte traditionnel.
Lire la suite

Livraison estimée le mercredi 30 octobre 2019

 RETRAIT OFFERT
en magasin E.Leclerc

Livraison offerte à domicile*. Voir conditions.


La fiche détaillée

Résumé

La recherche d'un mari dans une version "inversée" du conte traditionnel.

Caractéristiques

Titre Les trois petites cochonnes
Date de parution 03 octobre 1997
Nombre de pages 32 pages
Dimensions 25,00 cm x 31,00 cm
Poids 430 g
Support Cartonné
ISBN / EAN 2-211-04598-7 - 9782211045988

4/5

Saiwhisper

Le 04/05/2016

Oh, un conte détourné qui m’a échappé ? Sitôt vu, sitôt lu ! Comme l’ont dit certaines babeliotes, « Les trois petites cochonnes » est une sorte de version féministe des trois petits cochons. Ici, les trois truies ont l’âge de trouver un mari et, comme dans l’histoire originale, chacune possède une maison… Sauf que ce ne sera pas la propriétaire de la maison la plus solide qui aura le dernier mot ! Bien au contraire : la cochonne possédant une maison de briques sera la première à se faire dévorer ! Parce que, oui, ce récit est assez cruel… Le loup mange deux des petites cochonnes… ! Et pas de chasseur pour tuer le méchant velu, ni de maman pour ouvrir le ventre du goulu puis le remplir de pierres ! C’est la mort, tout simplement. Pensez donc à l’âge de votre petit lecteur… Je pense qu’il vaut mieux attendre la grande section de maternelle avant de s’attaquer à cet album jeunesse. La réécriture de ce conte est originale. Une fois de plus, le pauvre louloup (qui a tout de même fait bonne pitance) va se faire piéger par la dernière petite cochonne, l’héroïne de ce récit. Cette dernière va prouver qu’elle est plus maligne. Il ne faut pas se fier aux apparences ! Notre miss à la queue en tire-bouchon n’est pas aussi naïve que ses sœurs et saura retourner la situation à son avantage ! C’est une version sympathique, assez intéressante qui, derrière son histoire de masques, dévoile une morale toujours d’actualité ! En plus du titre qui m’a interpelé, j’ai flashé sur la cochonne masquée d’une tête de loup bien effrayante (poils longs et noirs, nombreuses dents, œil fourbe, langue pendue). Les illustrations sont colorées, simples et « à l’ancienne », ce qui m’a beaucoup plu. Petit détail amusant : une souris apparaît lorsque l’on découvre la dernière survivante et va être représentée sur toutes les pages. Ainsi, les petits lecteurs pourront s’amuser à chercher la souris (derrière un arbre, sous une brindille, sur la tête du loup, dans la maison de paille, etc.). E. C.

c.brijs

Le 13/11/2013

« J'aime bien l'histoire des trois petits cochons, mais elle était déjà illustrée plein de fois. J'ai alors imaginé qu'ils avaient trois sœurs : les trois petites cochonnes. Pour une fois, c'est le titre qui a été à l'origine de l'album car, habituellement, on donne le titre plutôt à la fin ! » Frédéric Stehr Qu'arrive-t-il aux trois sœurs des petits cochons ? Arrivées à l'âge de se marier, elles partent chacune de leur côté à la recherche du mari idéal, la dote que leur a donnée leur mère en poche. La première petite cochonne, qui aime le confort, achète une grosse maison de pierre. Mais le loup, déguisé en riche cochon, a tôt fait de frapper à sa porte... Se laissera-t-elle berner par sa belle apparence ? Et qu'en sera-t-il de ses deux sœurs ? Avec ce titre, l'auteur nous propose un renversement délibéré du conte d'origine. Les trois petits cochons deviennent trois petites cochonnes, l'ordre des maisons est inversé et la plus solide ne s'avère pas la plus efficace ! En effet, que peuvent des murs de pierre si on invite imprudemment le loup à rentrer chez soi ? Seule la troisième petite cochonne a plus de jugeote et se montre plus rusée que le loup lui-même... Au lieu d'attendre passivement l'élu et se laisser séduire par le baratin et la belle mise du premier venu, notre héroïne agit, démasque et met hors d'état de nuire le prédateur... Quant à la question de savoir si elle trouve le "meilleur mari possible" parmi les nombreux prétendants qui se bousculent au portillon, l'histoire ne le dit pas vraiment ! Ce qui importe après tout c'est qu'elle ait le choix ! Dans cet album, l'histoire n'est pas édulcorée et les deux premières petites cochonnes sont bel et bien croquées. Par contre, l'épilogue (constitué par la dernière illustration de la 4e de couverture) permet un retour à l'équilibre où chacun retrouve sa place. En effet, si la victime se transforme un temps en agresseur (Ne dit-on pas que la meilleure défense c'est l'attaque ?), c'est pour que justice soit faite - la vraie, pas celle du talion. En conclusion, une relecture moderne plutôt pimentée, un rien subversive ; une histoire d'arroseur arrosé qui a des allures de double mise en garde : dans la vie, surtout, ne vous fiez pas aux apparences et prenez votre destin en main !