Prêt à feuilleter

Terrienne

de Jean-Claude Mourlevat , date de sortie le 12 septembre 2013
Terrienne

Tout commence sur une
route de campagne... Après
avoir reçu un message
de sa soeur, disparue
depuis un an, Anne se
lance à sa recherche et..... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Terrienne

Tout commence sur une
route de campagne... Après
avoir reçu un message
de sa soeur, disparue
depuis un an, Anne se
lance à sa recherche et...
passe de « l'autre côté ».
Elle se retrouve dans un
monde parallèle, un ailleurs
dépourvu d'humanité,
mais où elle rencontrera
cependant des alliés
inoubliables.

La dystopie selon
Jean-Claude Mourlevat
Vous ne respirerez plus
jamais de la même manière.

« L'idée de Terrienne m'est
venue pendant un de mes
trajets quotidiens en voiture.
Je n'ai jamais écrit aussi
" près " de mon quotidien,
mais jamais non plus aussi
" loin "... à la fois chez moi
et un monde parallèle »
Jean-Claude Mourlevat

L'aventure est belle, terrifiante
aussi, passionnante jusqu'à
la dernière page. Télérama

À dévorer comme un clin
d'oeil à George Orwell.
Le Figaro Littéraire

Jean-Claude Mourlevat, cet
immense auteur, cet enchanteur.
Anna Gavalda, Elle

Caractéristiques

Titre Terrienne
Collection Pôle fiction
Date de parution 12 septembre 2013
Nombre de pages 406 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 217 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-07-065499-4 - 9782070654994

L'offre du moment

4,7/5

marina53

Le 12/05/2016

En ce début d'automne, Étienne Virgil, bien qu'il ne le faisait jamais, avait pris en auto-stop cette jeune fille, tout de noir vêtue. Peut-être parce qu'elle lui faisait penser à sa petite-fille. Elle s'appelait Anne Collodi et voulait aller sur Montbrison. Mais avant d'atteindre le village, elle lui avait demandé de s'arrêter avant, au niveau du panneau qui indiquait: "Campagne 3,5". Anne était à la recherche de sa sœur, Gabrielle, qui a disparu le jour de son mariage. C'était il y a un an. Anne était sans nouvelle d'elle... jusqu'à la semaine dernière où elle l'a entendu à travers la radio. Pour pouvoir la retrouver et la ramener chez elle, la jeune fille devra passer de l'autre côté, dans un monde aseptisé, contrôlé, dépourvu de toute trace humaine et où tout est programmé... Jean-Claude Mourlevat nous emmène vers un ailleurs, de l'autre côté, en compagnie d'Anne partie à la recherche de sa sœur. Voyage ô combien bouleversant, parfois terrifiant. Une aventure passionnante de bout en bout tant le rythme est rondement mené, l'ambiance stressante, "l'autre côté" à la fois fascinant et angoissant et les personnages attachants et profonds. Ce roman, remarquablement maîtrisé et qui nous prend à bras le corps dès les premières pages, s'adresse aussi bien aux adolescents qu'aux adultes de par ses thèmes abordés et son écriture déliée et vivante. Véritable déclaration d'amour à notre Terre, aussi belle et imparfaite soit-elle. Ode au vent sifflant, à la pluie, à l'odeur des prés ou des pains au chocolat, à nos rires et nos larmes, à nos émotions et nos emportements. Hymne à la vie...

Dixie39

Le 22/03/2016

S'asseoir peu importe où et quand : et attendre qu'on vienne vous chercher pour vous débarrasser du fardeau de vivre. Cela se passe ainsi dans la société que nous présente Jean-Claude Mourlevat dans Terrienne. l'ennui, le désespoir, le désoeuvrement d'une vie aseptisée, morne et programmée, sans illusions, imprévus, uniforme tel la ligne d'un encéphalogramme plat. Ça, c'est la vie des gens de là-bas ! Enfin, des petites gens ordinaires... Car pour l'élite de ce monde-là, il n'en va pas de même. La distraction suprême est de franchir l'interdit, briser le tabou ultime : [masquer] Avoir chez soi, sous son corps et sur sa peau, une femme de chair et de sang, de sueur et de larmes, jouet captif et secret, voué aux caprices des puissants.[/masquer] La main posée sur une poitrine aux abois : un souffle par procuration. La capsule verte croquée pour tout oublier : un salut par nécessité. Le sel des larmes bues au bord des yeux : une saveur inconnue sur la langue. Le ventre arrondi par le viol et la contrainte : une condamnation à mort sur le champ. Parce que dans ce monde-là, univers parallèle en marge de notre bonne vieille terre, on ne pleure ni ne rit, ne respire ni ne soupire, n'enfante ni ne jouit. Les sensations corporelles sont une aberration, écoeurantes à vomir. Seuls quelques hybrides mâles,[masquer] nés du viol des terriennes,[/masquer] sont autorisés à avoir accès à cette sensorialité. Leur fonction est toute trouvée dans cette société : [masquer]ils sont formés au rabattage et à la capture des femmes de notre terre, objets de plaisir des dirigeants de ce monde. [/masquer] Et au milieu de tout cela : soeur Anne, qui se débat et s'accroche aux traces laissées par Gabrielle, son aînée perdue dans ce monde de fous. Elle sera aidée dans cette quête par un vieil écrivain en désespérance, une réceptionniste, sympathisante terrienne et... je vous laisse découvrir la suite. J'ai ressentie cette angoisse, cette crainte distillées par l'auteur et j'avoue avoir eu le coeur serré d'émotions à la fin : [masquer] certains donneraient toute leur vie pour cette sonnerie qui résonne au petit matin. Combien attendent en vain ? [/masquer] Si c'est l'action effrénée qui vous pousse, vous motive dans le choix de vos lectures, Terrienne ne sera pas une évidence pour vous, ni un premier choix. Et pourtant, je ne peux que vous encourager à le lire. Tout au long de ce livre, court une tension qui ne nous fait le lâcher qu'à la lecture du dernier mot … Pour mieux repartir de nouveau !

latina

Le 10/08/2013

Terrienne je suis, Terrienne je resterai ! Surtout après avoir lu le beau roman de Jean-Claude Mourlevat ! Celui-ci nous fait « goûter » à un univers complètement aseptisé, sans odeur, sans relief, sans musique, sans sentiments. Enfin, « goûter » serait plutôt un mot inadéquat, puisque dans ce monde, le plaisir n’existe pas. Les habitants y meurent, littéralement, d’ennui aux alentours de cinquante ans : ils s’asseyent, se laissent glisser, se laissent mourir. Ils ne respirent pas, non plus, et de leur cage thoracique creuse ne peut s’échapper qu’une voix métallique. C’est dans cet univers cauchemardesque, accessible par une certaine route cachée au détour d’un carrefour, qu’Anne va s’aventurer : sa sœur a été capturée par un de ses habitants en mission sur la Terre pour servir de « compagne » à un Grand. Elle découvrira heureusement que tous ces gens ne sont pas pareils... Je recommande ce roman à tous ceux qui se plaignent de la vie que nous menons, du bruit, de la saleté, des chiens qui aboient, des voisins qui se disputent, de la pluie, du froid, de.., de..., de.... Je recommande particulièrement ce roman aux ados qui trainent leur ennui sur les bancs de l’école, qui s’enferment dans leur chambre, qui râlent sur tout, et je suis absolument certaine que cette lecture leur fera aimer la vie, leur fera goûter à tout ce qu’elle offre. Ils se rendront compte, comme moi, que vivre est une chose merveilleuse, que voir, sentir, entendre, goûter, aimer, détester, se disputer, se réconcilier, s’émouvoir, trembler, rire et pleurer, naître et vieillir nous rend profondément humains et nous relie les uns aux autres. « Vous ne respirerez plus jamais de la même manière », est-il dit sur la quatrième de couverture. Je peux vous garantir que c’est tout à fait vrai !