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Long way down : ne pas pleurer, ne pas balancer, se venger

de Jason Reynolds , date de sortie le 03 avril 2019
Soixante secondes.

Sept étages.

Trois lois.

Un flingue.

Quand quelqu'un est tué dans le quartier de Will, il faut respecter les trois Lois :
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La fiche détaillée

Résumé

Soixante secondes.

Sept étages.

Trois lois.

Un flingue.

Quand quelqu'un est tué dans le quartier de Will, il faut respecter les trois Lois :

. Ne pas pleurer.
. Ne pas balancer.
. Se venger.
Et Shawn, le frère de Will, vient d'être assassiné.

Caractéristiques

Titre Long way down : ne pas pleurer, ne pas balancer, se venger
Traducteur Insa Sané
Editeur Milan jeunesse
Date de parution 03 avril 2019
Nombre de pages 311 pages
Dimensions 23,00 cm x 16,00 cm
Poids 420 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-408-00473-6 - 9782408004736

4,3/5

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Le 05/04/2019

Teasé depuis le salon du livre de Montreuil sur ce roman, les éditrices nous avaient fait saliver devant cette parution ! Un roman écrit en vers qui se déroule sur soixante secondes ? Je signe tout de suite. Malheureusement pour moi, je n’ai pas accroché avec l’écriture. Je ne sais pas si c’est l’écriture de base ou la traduction. Pourtant j’adore les romans en vers ! Je salue tout de même la traduction d’Insa Sané puisque ce ne doit pas être un exercice des plus simples. Il est d’ailleurs auteur et slameur français, si jamais vous êtes curieux. C’est brut et haché. Il y a tout de même certains vers particulièrement percutants. C’est un pari fou d’écrire en vers un roman qui se déroule en soixante secondes, et pourtant ! Ce qui est chouette c’est qu’il y a une certaine tension qui ne baisse pas, et on défile les pages à vitesse grand V. Même avec tout cela, je n’ai pas été touchée comme je le pensais. J’avoue que j’ai été surprise par l’intrigue en elle-même, ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais. La fin est très ouverte, j’ai du la lire plusieurs fois et échanger avec d’autres personnes pour bien comprendre. Ce roman reste un ovni dans le genre, qu’il faut découvrir par soi-même. Il aborde des thématiques difficiles avec un franc parlé déconcertant. On aborde le deuil, la mort, les liens fraternels, les guerres de gangs… En bref, je ne pourrais pas mieux dire que de vous laisser découvrir ce livre par vous-même. Je suis un peu mitigé mais d’une manière très subjective. Il faut lui laisser sa chance.

djihane

Le 05/04/2019

Le roman se lit d’une traite. Les vers se succèdent très vite entre poésie et noirceur. Le monde décrit par Jason Reynolds est oppressant, brutal et envahi par la haine. On y parle de perte d’être chers mais surtout du cercle infernal, la boucle de la vengeance qui n’en finit pas. Le milieu des cités où un simple malentendu peut coûter la vie à un innocent. On décrit aussi la douleur de la perte et comment la surmonter. La question qui se pose est comment combler le vide laissé par la mort? La vengeance est-t-elle la réponse? Long way down est un roman qui ne manque pas d’originalité. Vers après vers, le lecteur est embarqué dans le cercle de la haine qui régit la cité de Will. On s’accroche au texte pour connaitre la fin de cette histoire qui commence par la violence. Un rythme rapide pour un texte aussi poétique que cru. J’ai beaucoup aimé.

Lire-une-passion

Le 04/04/2019

Pour être honnête, j'avais un peu peur de lire ce roman. Pourquoi ? Parce que c'est la première fois que je lis un livre écrit en vers, en slam. Du coup, j'avais peur de ne pas apprécier ma lecture à sa juste valeur, de passer à côté. Mais vous savez quoi ? Mon Dieu, quel livre ! C'est une énorme claque, une bombe qu'il faut absolument découvrir. Le frère de Will est mort. Quelqu'un l'a tué. Pour Will, il ne fait aucun doute, il sait qui l'a fait et est déterminé à se venger. Durant 30 secondes, 6 étages, sa vie va défiler. De rencontres en surprise, sa décision de se venger va être redistribuée. Pourquoi ? Par qui ? Quelle va être sa décision finale ? Mon Dieu. Je ne sais pas comment commencer cette chronique mis à part comme ça. Mon Dieu. Quelle bombe. Quelle découverte. Quel roman. Quelle intensité ! Une fois commencé, je vous promets que vous ne pourrez plus lâcher cette lecture. Les premiers mots vous prennent aux tripes, vous arrache à votre quotidien, vous emporte une bulle. Vous avez à cœur la mission de Will. Vous avez envie d'être avec lui, de le prendre dans vos bras, de le rassurer. Et purée, vous aussi, de vous venger. Avec ce roman en slam, j'avais peur que justement, l'auteur aille trop à l'essentiel, mais punaise, c'était tellement parfait ! Parfois, il ne sert à rien de se perdre dans des descriptions de lieux, de personnages, il suffit juste d'aller à l'essentiel. Mais un essentiel qui touche, qui percute au plus profond de vous-même. Parce que oui, ce roman, tu le vis comme si c'était ta propre vie qui défilait. L'auteur a fait des choix, pris des décisions, a joué à pile ou face. Et il a eu raison. Il nous a sorti un ovni, le genre de livre qui te reste en tête, même après l'avoir refermé. Même après plusieurs jours de passés. Je vais être honnête : je ne m'attendais pas à avoir une telle révélation avec cette lecture, mais bon Dieu, ça été le cas. Je ne regrette absolument pas cette lecture. Ce livre fait parler de lui et je ne peux que valider toute cette pub. Bien que la fin m'ait laissée surprise et un peu sur ma faim, il n'en est pas moins que c'est un livre bombe comme on aime en découvrir de temps en temps. Un livre qui me restera en mémoire encore longtemps, et que je relirai ici et là, pour me souvenir de tous ces sentiments qui m'ont transportée pendant quelques heures.#8203; #8203;En résumé, je crois que vous l'avez compris : jetez-vous dessus, ne passez pas à côté. Vraiment. C'est une bombe, un ovni littéraire. Un roman d'une telle puissance de frappe, qu'il vois happe dès les premiers mots et vous retient prisonniers jusqu'à la fin. Courez l'acheter !

IdeesALire

Le 03/04/2019

J’étais très dubitative quand Page Turners a parlé de Long way down, principalement parce qu’il est écrit en vers, mais aussi parce que je n’en avais jamais entendu parler malgré son succès aux US. Mais bon, on m’a dit que c’était excellent, je fais quoi ? Bah oui, je cours. Et bim, premier coup de coeur de l’année en pleine tête. Long way down, c’est quoi ? C’est un roman qui s’étale sur soixante secondes dans la tête de Will, dont le frère vient de se faire assassiner. Si ça te semble un peu bizarre, ça l’est, mais dans le bon sens du terme. Ça l’est parce que les émotions qu’on ressent en tournant les pages du roman sont tout simplement incroyables, et on est pris dedans dès les premiers vers : c’est brut, sombre, mais j’ai jamais rien lu d’aussi beau et chargé en émotions de toute ma vie. Les vers offrent une puissance énorme au contenu et si c’est ce qui me faisait peur au début, c’est ce qui a fini par provoquer un coup de coeur et je sais même pas quoi dire dans ma chronique tellement c’est compliqué à transmettre. Jason Reynolds (et le traducteur qui a géré à 200%) manie les mots comme des armes et nous perfore le coeur, nous fait retenir notre souffle et transforme cette histoire de vengeance et de cycle de la violence en une chose tout simplement exceptionnelle. J’ai ressenti les sentiments de Will comme s’ils étaient les miens et brrr, c’était terrifiant. En tout cas j’ai trouvé que c’était une expérience terrifiante, de voir le personnage de Will prendre forme sous mes yeux comme ça et sombrer dans l’obscurité. Bref, c’était incroyable, c’est aussi simple que ça. P.S : la fin est ouverte. J’ai toujours haï les fins ouvertes. Mais celle-ci, crois-moi elle me donne envie de les aimer. Merci à Page Turners pour l’envoi !

Shawn a été assassiné. Will, son frère de quinze ans, n'a pas le droit de pleurer. Il n'a plus qu'une idée en tête, celle de venger son frère, parce que c'est la seule option, parce que c'est la règle. Will est décidé, il va tuer à son tour. Mais lorsqu'il se retrouve dans l'ascenseur, l'adolescent fait une rencontre inattendue à chaque étage... Largement récompensé par des prix littéraires, Long Way Down est un roman écrit en vers et c'est l'une des premières choses qui m'a interpellé. Cette lecture s'est révélée être aussi poétique que sombre. En quelques vers, l'auteur nous plonge dans la tête de Will, ce garçon perdu, en colère. On vit ce qu'il nous raconte. On s'approprie le moindre de ses sentiments et le temps s'est comme arrêté dans cet ascenseur. Chaque page nous offre un texte très court mais les émotions sont amplifiées. Je ne sais pas comment un récit peut être si déchirant, si poignant et beau à la fois. L'environnement de Will est peu fréquentable et dans son quartier il a appris les Trois Lois qui le plongent dans un cercle vicieux. La violence entraîne la violence. Il connaît les histoires de gangs. Il connaît la haine. Il connaît la vengeance. Il semblerait qu'il n'ait pas le choix et c'est terrible. Maintenant qu'il a une arme dans la main, on ne peut que s'attendre au pire. Je le disais plus haut, le temps s'est comme arrêté pendant cette lecture. On se retrouve dans la cabine de l'ascenseur, dans la fumée de cigarettes, aux cotés de Will, avec les autres. La descente ne dure en réalité qu'une minute, mais l'ascenseur s'arrête à chaque étage et nous faisons six rencontres dont je tairais les détails puisqu'elles m'ont agréablement surprise. Elles sont inattendues. Elles sont pleines de sens. Elles ont une histoire à raconter aussi. On en tire des leçons en espérant de tout cœur que le jeune Will fera de même... Verdict : Long Way Down fait partie de ces lectures qui font mal au cœur. Tout simplement parce que les évènements qui nous sont racontés arrivent vraiment. Ce n'est malheureusement pas seulement de la fiction et c'est douloureux. Le récit de Will m'a donc bouleversé du début à la fin. Ses mots ont tellement de pouvoir. Ils raisonnent en nous et font passer un message très très fort. Je ne peux que vous conseiller ce roman unique.