Undertaker, le renouveau Western par Xavier Dorison

Disponible le 31/10/2019


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5. L'indien blanc

Présentation par Xavier Dorison

« Il y a quelques années, Ralph m’avait lancé un défi : écrire un western dont le héros serait un croque-mort. Ma réponse, vous la connaissez : elle s’appelle Undertaker !
Pour ce nouveau cycle, Ralph souhaitait deux choses : d’abord, revenir à un décor mythique du western. Alors je lui ai proposé l’Arizona, mais… en hiver (car oui, il peut y neiger !). Ensuite, partir d’une idée dont je lui avais parlé il y a quelques années : et si les Apaches et les Blancs se disputaient un cadavre dont chacun considérerait qu’il était « des leurs » et mériterait d’être enterré chez eux ? Évidemment, ce serait à Jonas Crow de trancher l’affaire. Comment ? En découvrant quelle vie avait choisi cet « Indien Blanc » : celle sauvage et libre des Apaches ou le confort et la richesse des blancs ? Une question qui tombe à pic, au moment où Jonas, plus seul que jamais, doit repenser la sienne… »

 

Résumé

Un blanc, enterré dans un cimetière Apache, au cœur des terres interdites d’Arizona ; impossible… Et pourtant ; ce blanc s’appelle Caleb Barclay. Il était le fils de la femme la plus riche de Tucson avant d’être kidnappé par les Indiens. Et Miss Barclay est bien décidée à le récupérer coûte que coûte. Telle est la mission qu’elle a donné à son futur mari, Sid Beauchamp. Lui reste à faire appel au seul homme assez fou pour aller profaner une tombe au cœur du territoire de Salvaje, le plus cruel des guerriers Apaches, un homme prêt à tout risquer pour rendre la dépouille d’un fils à sa mère… Un homme prêt à tout parce qu’il n’a plus rien à perdre… Jonas CROW.

Edition exclusive E. Leclerc : comprend une couverture exclusive + un cahier graphique exclusif de 6 pages en fin d'album.

4 questions à... Xavier Dorison

Fantastique, aventure, horreur, western... on peut dire que vous touchez à tous les genres. Votre façon de travailler chacun de ces genres est-elle à chaque fois la même, ou chaque genre nécessite-t-il une approche particulière ?
Les étapes de mon travail sont, à peu de choses près, toujours les mêmes et sur tous les genres. Pour faire simple : tout commence avec des idées de départ, des envies ; puis suivent les recherches et la documentation en même temps que s’élaborent des séquences et les personnages grâce auxquels je rédige un ou plusieurs séquenciers de plus en plus précis jusqu’à ce que, enfin, j’écrive un « scénario » sous sa forme définitive… Lui-même étant sujet à des réécritures.
En revanche, j’ai conscience que chaque genre doit raconter un type d’histoire bien spécifique et que ces mêmes histoires doivent illustrer des questions thématiques bien différentes. Par exemple, le récit d’enquête policière « révèle un monde », quand la romance met en valeur ce qui peut « séparer » les couples. Ainsi, avec chaque genre, je vais m’attacher à une question de fond particulière, spécifique, dont je pense qu’elle ne pourrait pas être traitée dans un autre type d’histoire.


Comment (et pourquoi) vous est venue l'idée de dépoussiérer le western ?
L’idée de faire un western dont le héros est un croque-mort n’est pas de moi, mais de Ralph Meyer ! Et c’est même comme cela qu’il m’a formulé un souhait : celui que j’écrive un western avec ce type de héros.
Ensuite, si « dépoussièrage » il y a, c’est autant grâce sa patte graphique et celle de notre coloriste, Caroline Delabie, que par mon approche de l’écriture. Mais je crois que, dans les trois cas, notre démarche consiste à faire ce que l’on aime et ce qui nous parait « bien », plutôt qu’à se référer aux autres ou au passé du genre… Bref, on essaye juste d’être « nous-mêmes ». Ce qui n’est déjà pas une mince affaire !


Ralph Meyer, Felix Delep, Joël Parnotte...est-ce facile (et différent) de travailler avec des dessinateurs aux styles justement si différents ?
La collaboration est un peu différente avec chacun de ces dessinateurs car tous ne travaillent pas de la même façon et aussi, tout simplement, pour des raisons d’éloignement géographique. Mais, en dehors de ces petites nuances, les méthodes de travail restent globalement similaires et se résument assez simplement : il s’agit d’être sur la même longueur d’onde et « en harmonie », c’est-à-dire de viser et d’imaginer le même album, de s’y investir au maximum en y mettant beaucoup d’exigence et aucun « ego » !
Et puis, même s’ils sont différents, je savoure chaque jour le plaisir et la chance de travailler avec des artistes si talentueux et, ce qui ne gâte rien, éminemment sympathiques !


Le tome 5 annonce le début d'un nouveau diptyque, pouvez-vous nous en parler ?
Dans ce diptyque, deux « clans » – des guerriers Apaches et une riche famille de Tucson – se disputent un cadavre ; celui d’un homme blanc décédé en territoire Indien. À Jonas Crow d’aller récupérer le corps et de décider à qui il le rendra…
Au-delà du sujet de l’intrigue, on va retrouver notre cher Undertaker au bout du rouleau après avoir été quitté par Lin et Rose Prairie. Alors qu’il touche le fond, il va devoir choisir entre rester fidèle à lui-même, comme les Apaches, avec le risque évident de mourir vite et seul, ou se renier un peu et, comme l’un de ses amis d’enfance que l’on découvrira, avoir enfin une chance de retrouver une place dans la communauté des blancs, celle de Tucson en particulier.
L’Arizona sous la neige, des Apaches cruels, des blancs sans pitié, l’Undertaker et Jed avec leurs dilemmes au milieu tout cela… J’espère que nos lecteurs auront autant de plaisir à lire ce nouveau diptyque que nous en avons eu à l’écrire !


Tome 4 - L'ombre d'Hippocrate

On peut être un chirurgien de talent et une ordure de première classe. Jeronimus Quint en est la preuve vivante. Ce monstre de perversité, qui manie le bistouri comme d’autres le six-coups, s’est fait la malle de Sutter Camp en emmenant Rose, dont la blessure au poignet menace de se gangrener et la fait horriblement souffrir. Jonas Crow et Lin se lancent à sa poursuite. Avec un handicap de taille : Quint se débrouille pour monter contre eux tous ceux qu’il croise, jouant de sa capacité à les soigner pour les rallier à sa cause. Personnage ambigu, franche crapule pour les uns et sauveur selon les autres, charmeur et mégalomane, aussi sadique que cynique, Quint mérite décidément son surnom d’« Ogre », aussi bien moralement que physiquement…

Tome 3 - L’Ogre de Sutter Camp

Qui a dit que la vie de croque-mort était de tout repos ? Celle de Jonas Crow, en tout cas, l’est beaucoup moins depuis l’enterrement de Joe Cusco et sa rencontre avec Rose et madame Lin. Et encore moins depuis que la belle Anglaise a unilatéralement décidé de s’associer avec lui. Les voilà donc à la tête d’un corbillard flambant neuf, mais presque sans un sou en poche. Heureusement, une annonce tombe à point : la mort naturelle d’une femme avec un gendre rentier… facile et lucratif. Aucun des protagonistes ne se doute alors que cette affaire va plonger Jonas au coeur des épisodes les plus sombres de son histoire et de la guerre de Sécession…


Tome 2  - La Danse des vautours

Prenez un croque-mort dur à cuire, une gouvernante anglaise bardée de principes et une domestique chinoise qui n’a pas froid aux yeux. Donnez-leur trois jours pour enterrer l’ancien patron des deux dames – en compagnie de son or – dans la mine où il a trouvé sa première pépite. Lancez à leurs trousses une horde de mineurs en colère, persuadés que l’or en question leur revient de droit. Ajoutez un détachement de cavalerie pour faire bonne mesure. Installez tout ce petit monde au bord d’un pont suspendu au-dessus d’un ravin, pour la tension dramatique. Vous tenez là tous les ingrédients pour réussir le deuxième tome d’Undertaker, ce western haut en couleur mêlant action et densité psychologique.

Tome 1 - Le mangeur d’or

Jonas Crow est un undertaker. Un croque-mort, si vous préférez. Dans l’Ouest américain, on n’aime pas les gens comme lui. On dit qu’ils portent malheur et qu’en plus, ils sentent mauvais. Jonas Crow s’en moque : il n’aime pas les gens. Lui, il fait son boulot, point barre. Et plutôt bien, à ce qu’il paraît. Quand quelqu’un fait appel à ses services, il monte à bord de son corbillard et se rend à son chevet. Mais parfois, il tombe sur de drôles de clients. Comme ce Joe Cusco, le richissime propriétaire d’une mine d’or dont il doit organiser les funérailles prévues pour le lendemain… mais qui est encore bien vivant !