Prêt à feuilleter

Félin pour l'autre

Volume 1
de Wataru Nadatani , date de sortie le 06 mars 2019
Attention ! La passion des chats peut entraîner de graves effets secondaires !

Kensuke Fuji vit un drame... Il adore les chats, mais ces derniers ne le calculent pas ! Ses soeurs y étant all... Lire la suite

En stock en ligne

 RETRAIT GRATUIT
en magasin E.Leclerc

Livraison gratuite à domicile*. Voir conditions.


La fiche détaillée

Résumé

Attention ! La passion des chats peut entraîner de graves effets secondaires !

Kensuke Fuji vit un drame... Il adore les chats, mais ces derniers ne le calculent pas ! Ses soeurs y étant allergiques, le lycéen n'a jamais eu la chance d'avoir eu un matou à la maison, et il n'a pas vraiment le mode d'emploi pour leur plaire... Sa vie bascule le jour où disparaît Tamako, une charmante chatte de gouttière qu'il croisait tous les matins. Parti à sa recherche, Kensuke va faire la rencontre de Jin Nekoya, un « maître-chat », qui comprend parfaitement le langage félin. Désormais, le lycéen fera tout pour devenir le disciple de Jin, quitte à accepter les défis les plus improbables, et enfin se faire aimer des chats !

Caractéristiques

Titre Félin pour l'autre - Volume 1
Traducteur Julien Pouly
Collection Doki-Doki
Editeur Bamboo
Date de parution 06 mars 2019
Nombre de pages 164 pages
Dimensions 18,00 cm x 12,00 cm
Poids 146 g
Support Broché sous jaquette
ISBN / EAN 978-2-8189-6755-3 - 9782818967553

4,5/5

Rickola

Le 09/03/2019

Une des nouveautés de mars que j’attendais beaucoup est le manga Félin pour l’autre, série finie en 6 tomes de Wataru Nadatani, éditée en France par Doki Doki. Comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, je suis un amoureux des animaux depuis l’adoption il y a quelques années d’un merveilleux chien. Et entre temps, j’ai eu l’occasion d’être famille d’accueil pour deux petites chattes mais surtout, j’ai adopté un gros matou miraculé qui a tout connu : bassin fracturé lorsqu’il vivait dans la rue, calicivirus qui lui faisait enchaîner les gingivites, ce qui a entraîné une extraction de toutes ses dents, et œil qui part un peu en cacahuète (mais il a été opéré pour ça. On peut aussi ajouter une forte obésité suite à ses 4 années passées en quarantaine dans un refuge, mais qui s’est calmée depuis qu’il est chez nous. Bref, les chats, j’adore aussi, en particulier le mien qui semble trouver son équivalent dans ce manga (j’y reviendrai). Mais après ce paragraphe totalement hors sujet dans lequel je raconte ma vie, venons-en au manga en lui-même et à ce qu’il raconte : Kensuke Fuji vit un drame… Il adore les chats, mais ces derniers ne le calculent pas ! Ses sœurs y étant allergiques, le lycéen n’a jamais eu la chance d’avoir un matou à la maison, et il n’a pas vraiment le mode d’emploi pour leur plaire… Sa vie bascule le jour où disparaît Tamako, une charmante chatte de gouttière qu’il croisait tous les matins. Parti à sa recherche, Kensuke va faire la rencontre de Jin Nekoya, un « maître-chat », qui comprend parfaitement le langage félin. Désormais, le lycéen fera tout pour devenir le disciple de Jin, quitte à accepter les défis les plus improbables, et enfin se faire aimer des chats ! Tout ça sous le regard halluciné de Yamada, une copine de lycée… Le pitch de base le met un tout petit peu en avant, mais l’originalité du manga vient du fait qu’il utilise les codes du shonen nekketsu pour parler de chats. Cela vient en particulier du personnage de Jin Nekoya, le maître-chat, qui a développé des compétences spécifiques qui rappellent celles des héros de manga d’action. Au-delà d’un style de combat inspiré des postures des chats, il a développé une capacité à communiquer avec les chats errants ainsi qu’un talent certain pour les divertir et s’attirer leur sympathie et leur compréhension. Fuji devient ainsi son apprenti sur la voie du contact aux chats, et le duo fonctionne vraiment bien, le maître-chat étant un des principaux ressorts comique du manga. Car oui, ce manga est plutôt drôle, comme on pouvait s’y attendre avec un concept comme celui-ci. Ainsi, les codes du shonen sont utilisés très intelligemment pour développer cette intrigue. Le héros va se faire remarquer par son maître par un geste de courage (il va protéger une chatte attaquée par des corbeaux). Il se verra confié une tâche très difficile afin de voir s’il a l’étoffe pour devenir apprenti. Au prix de gros efforts, il arrivera évidemment à s’acquitter de cette tâche, deviendra l’apprenti et commencera son entrainement qui lui donnera l’occasion de faire une belle rencontre (avec un chat, vous vous en doutez) et d’évoluer en même temps qu’il apprendra à comprendre ces animaux. Petit détail au passage, on apprend dans ce premier tome la raison pour laquelle Fuji ne peut pas avoir de chat chez lui, et même si elle est toute bête et évidente quand on y pense, elle est plaisante. Mais au-delà de cette intrigue principale, une relation commence déjà à se nouer entre Fuji et sa camarade Yamada. C’est d’ailleurs elle qui est la narratrice de l’histoire, ce qui est une plutôt bonne idée puisque son point de vue permet de faire ressortir le côté loufoque du héros et de son maître. La relation qui commence à se nouer entre elle et Fuji dans ce premier tome est vraiment plaisante à suivre. Alors qu’elle le prend pour un pervers en début de tome (lorsqu’il observe on ne sait quoi avec des jumelles et son appareil photo), elle finit par s’attacher à lui et ressentir une forme d’admiration pour son abnégation vis-à-vis des chats. Sans partager une passion aussi folle, elle n’est d’ailleurs pas non plus insensible au charme de ces animaux. Ainsi, l’écriture de l’intrigue et des personnages est vraiment impeccable, ce premier tome développant déjà très bien l’univers et les personnages. De ce fait, la petite durée de la série me semble tout à fait cohérente car j’imagine mal une série en plus de 10 tomes avec un concept comme celui-ci. Au contraire, l’efficacité narrative dont l’auteur fait preuve ici me fait penser qu’en seulement six tomes, il arrivera à développer une intrigue très intéressante. L’autre point qui est très réussi en terme de fabrication est le dessin et le design des personnages. Si on n’identifie pas un style ultra distinctif ici, tout est impeccablement dessiné. Concernant les personnages humains, ils ont un style assez classique de lycéens, mais c’est justement l’élément qui permet au look plus original (et plus nekketsu) du maître-chat de se démarquer. Les décors sont aussi très bien dessinés, avec de nombreux détails. Mais là où on attend le mangaka dans une histoire de ce genre, c’est dans la façon dont les chats sont dessinés. Et sur ce point, c’est une réussite pour quiconque aime les chats. Ils sont très beaux mais surtout, le travail sur les postures est d’excellente qualité et rappellera aux amoureux des animaux leurs petites boules de poils. Sur ce point, le chat obèse noir et blanc que Fuji doit réussir à divertir pendant une minute pour devenir l’apprenti m’a beaucoup rappelé le mien. Une belle réussite sur ce point également. Mais si la lecture est de qualité de par l’écriture et l’illustration, un des éléments importants pour moi dans les mangas animaliers est la façon dont l’auteur transmet des idées concernant les animaux et le rapport que l’on a à eux. Et sur ce point, il y a plusieurs choses très intéressantes à noter. Tout d’abord, le fait que le manga se centre sur des chats errants permet de rappeler une chose fondamentale, qui est que les chats ne sont pas des animaux fait pour vivre dans la rue en ville. Car s’il s’agit d’animaux sauvages par nature (comme tous les animaux), le fait qu’ils aient été domestiqués depuis des siècles et des siècles fait qu’ils n’ont plus tous les réflexes pour assurer une vie heureuse en totale liberté, et encore plus s’ils sont en ville. De ce fait, les nombreux dangers qui parsèment la vie citadine sont évoqués, et c’est un point qui m’a vraiment plu. Car je vois trop souvent passer sur les réseaux sociaux des appels à l’aide d’associations qui récupèrent des chats qui se sont pris des voitures, se sont fait frapper par des crétins ou agressés par d’autres animaux. Et bien souvent, ces chats s’en sortent avec des séquelles ou meurent dans la souffrance, et ce n’est pas tolérable à mes yeux. Alors rassurez vous le manga reste très positif et ne va pas explicitement évoquer tout ceci, mais le simple fait de rappeler que de nombreux dangers guettent les chats dans la rue n’est pas anodin et pour moi, fait une piqûre de rappel nécessaire. L’autre point vraiment passionnant concerne les explications qu’on donne sur les comportements félins et le rapport qu’ils ont aux humains, traité de façon très intelligente et avec en plus une belle pointe d’humour ! En effet, Fuji étant un apprenti, son maître-chat lui explique ce que signifient les comportements félins et comment les interpréter. C’est ainsi une bonne façon pour le lecteur de voir également ce que peut signifier la façon dont son chat se comporte. Certaines choses sont assez simples et (il me semble) bien connues, mais d’autres le sont moins, et j’espère qu’au fil des tomes j’en apprendrai encore davantage. De plus, la relation que Fuji va nouer avec un chaton, en dehors de son impact émotionnel évident, va être l’occasion de développer ces points. Au final, là où je craignais avant lecture que le manga soit un peu fade et n’utilise les éléments de nekketsu que comme un gimmick pas très intéressant pour développer une histoire dont le seul attrait serait des chats mignons, je peux dire à la lecture de ce premier tome qu’il n’en est rien. L’aisance avec laquelle le mangaka intègre de façon totalement naturelle les informations concernant les chats aux péripéties de son récit m’a particulièrement plu, de même que l’aspect esthétique global et l’écriture de son histoire. De ce fait, je ressors totalement conquis par ce premier tome et j’espère que les suivants seront dans la même lignée, ce qui pourrait donner au final une série courte de qualité permettant à un large public d’en apprendre plus sur les chats et qui idéalement pourrait donner envie de venir en aide aux trop nombreux chats errants.

garrytopper9

Le 06/03/2019

Certains d’entre vous l’ignorent peut-être, mais j’adore les chats, j’en ai d’ailleurs trois, âgés de 10, 18 et 19 ans. Autant vous dire que je m’y connais bien, et que je suis assez critique avec les titres qui traitent des chats. J’ai toujours peur que l’on tombe dans la facilité, et que mes animaux favoris soient présentés comme des jouets, ce qui m’agace au plus haut point. Je vous rassure, ce n’est pas du tout le cas avec Félin pour l’autre, même si le pitch de base à l’air un peu barré, les chats sont traités avec beaucoup de justesse car le personnage principal s’intéresse beaucoup à eux. En effet, dans ce manga terminé au Japon en six tomes, nous suivons le jeune Kensuke qui adore les chats, mais qui ne peut en avoir chez lui, car ses soeurs et sa mère y sont allergiques. Alors, il a pris l’habitude lorsqu’il va en cours, de faire un détour pour aller observer des chats errants, en les prenant en photo, en les étudiant, mais sans jamais les déranger. Kensuke respecte beaucoup les chats et ne vient à aucun moment les perturber ou les effrayer. Jusqu’au jour, où l’un des chats qu’il observe disparait de son lieu habituel. Immédiatement, Kensuke se lance à sa recherche, et va faire la rencontre de Jin Nekoya, un véritable expert en chat. Plus âgé que Kensuke, il vit dans un mobil-home et connait les chats errants de toute la ville. Il se qualifie lui-même comme un « maitre-chat ». Kensuke va le prendre pour modèle et devenir son disciple afin de maitriser lui-aussi « la voie des chats ». Il y a donc un coté shonen vraiment assumé et qui, même si au départ peut rebuter, se révèle très efficace. Jin va en effet apprendre à Kensuke comment s’occuper des chats. Chaque animal est différent, et c’est cela que va devoir apprendre Kensuke. Il devra répondre aux besoins d’un gros matou en le faisant s’amuser alors que ce dernier est un vrai flemmard, ou encore s’occuper d’un petit chaton de deux mois, sans l’effrayer. Il y a un coté guide des chats dans ce manga, mais qui est bien scénarisé par l’aspect shonen du titre. De plus les graphismes sont très réussis, on s’attache vite aux personnages, et comprends très rapidement les caractères de chaque chats qui nous sont présentés. L’édition de Doki-Doki est une fois de plus de très bonne qualité avec le respect de la couverture originale, et un titre en français avec un très bon jeu de mots. Si vous aimez les chats et les shonen, alors ce titre est fait pour vous ! Pour ma part c’est une excellente découverte ! Un manga feel-good, pas du tout ridicule que je vais prendre plaisir à lire tout du long des six tomes.