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Blame !

Volume 1
de Tsutomu Nihei , date de sortie le 07 novembre 2018
Peut-être sur Terre, peut-être dans le futur... Killy est un cyborg taciturne qui erre dans une gigantesque cité labyrinthique s'étendant sur des milliers de niveaux. Armé d'un revolver amplificateur de... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Peut-être sur Terre, peut-être dans le futur... Killy est un cyborg taciturne qui erre dans une gigantesque cité labyrinthique s'étendant sur des milliers de niveaux. Armé d'un revolver amplificateur de radiations et accompagné de Shibo, un scientifique, il part en quête du net-gene, un programme qui aurait échappé au virus informatique et qui serait capable de gérer le monde.

Caractéristiques

Titre Blame ! - Volume 1
Auteur Tsutomu Nihei
Série Blame !
Collection Seinen manga
Editeur Glénat
Date de parution 07 novembre 2018
Nombre de pages 402 pages
Dimensions 26,00 cm x 18,00 cm
Poids 1145 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-344-03175-9 - 9782344031759

4/5

mikaelunvoas

Le 16/03/2019

Tout en noir et blanc, post apocalyptique, très ambiance Akira du point de vue des visages; j'ai aimé le coté "justicier solitaire" qui erre dans ce monde de métal, de câbles et de béton d'où surgissent régulièrement des robots tueurs ou des hybrides humain robots génétiquement modifiés. Cette structure de plus de 5000 niveaux me rappelle les mondes de Schuitten. J'ai moins aimé le coté indestructible du héros, le chaos des combats un peu brouillon. Le tout rend confus une histoire qui aurait gagné en clarté et précision.

nebalfr

Le 09/01/2019

Glénat poursuit son entreprise de rééditions « Deluxe » et/ou « édition originale » portant sur les plus fameux titres de son catalogue – des choses comme Akira, Gunnm et tout récemment Gunnm Last Order, ou, et là je suis donc beaucoup moins fan, The Ghost in the Shell… Cette fois, c’est avec Blame!, manga culte de Nihei Tsutomu, que ça se passe – une BD que je n’avais jamais lue jusqu’alors, et dont je ne connaissais que de vagues échos (certes très laudatifs) ; de l’auteur, je n’avais lu que son Wolverine : Snikt!, et ce n’était pas exactement une lecture inoubliable, sans surprise. Blame!, en revanche, parue entre 1998 et 2003 au Japon, est une série culte qui a semble-t-il profondément marqué tous ses lecteurs… et, au sortir de ce premier tome « Deluxe » (il devrait y en avoir six en tout, et le deuxième sort dans une semaine), on comprend pourquoi. … Ou pas, car « comprendre » est un mot qui sonne faux dans cet univers délibérément cryptique – et tenter de « résumer l’histoire » de ce premier volume est au-dessus de mes forces. Nous ne savons pas où nous sommes, ni quand nous sommes (les chroniques consultées faisaient mention d’une déclaration liminaire « Peut-être sur Terre… Peut-être dans le futur… » dont je n’ai pas trouvé trace ici, a-t-elle été abandonnée ?). Une immense structure artificielle de béton, de métal et de plastique, des escaliers sans fin, des passerelles dont on ne voit pas le bout, des milliers de niveaux vers le haut comme vers le bas ou sur les côtés, et la conviction très vite ancrée que tout cela, quoi que ce soit, n’a absolument aucun sens. Si l’on ose dire, puisqu’il s’agit d’un périple. Nous y suivons en effet un bonhomme du nom de Killee, mais nous ne savons rien de lui – ni d’où il vient, ni ce qu’il veut vraiment (il parle de « gènes d’accès réseau », et plus tard on nous parle vaguement d’une sorte de contamination génétique et d’un état antérieur qui suscite la convoitise – tiens, ça me rappelle le bien plus récent Kedamame) ; on ne sait pas davantage quelle est cette arme qu’il possède, un petit machin d’allure anodine mais d’un grand pouvoir de destruction ; on croise des gens, parfois, sans toujours bien savoir si ce sont bien des gens – oui, il y a des toutes petites communautés éparses ; et des affrontements, fréquents... Mais pas de scènes d’exposition de quelque ordre que ce soit. De toute façon, Killee comme un certain nombre de ses rencontres occasionnelles sont plutôt du genre taciturnes, aussi ne nous apprendront-ils pas grand-chose : la BD est peu ou prou mutique, ou, plus exactement, l’essentiel du texte réside dans des onomatopées – mais les planches totalement silencieuses ne manquent pas ; et, côté dialogues, ou phylactères, c’est la disette : honnêtement, j’ai la flemme de faire l’expérience de compter, mais si, dans ce premier tome, il y a une page sur vingt comprenant des phylactères, ne serait-ce que pour un seul mot (en très gros caractères, à chaque fois, c'est dû au grand format je suppose), c’est bien le maximum. À cet égard, on pourrait supposer qu’il y a donc comme un point commun avec une lecture manga récente, L’Île errante de Tsuruta Kenji, ou en tout cas son deuxième tome – et pourtant non, car Blame! se montre plus extrême dans ce registre, et produit un effet tout autre : là où L’Île errante invitait à la promenade et à la contemplation, la série de Nihei Tsutomu, tout en déployant un même axe narratif du périple passablement philosophique, joue sur le malaise, l’angoisse, et plus qu’à son tour l’agression, dans tous les sens du terme – les créatures étranges qui s’en prennent à Killee, la BD qui s’en prend au lecteur. Mais, oui, autre différence plus explicite encore, cela se traduit par des scènes de combat très fréquentes, et qui, disons-le, participent de l’hermétisme de la BD – on ne parle pas quand on se bat, d’une part, et, d’autre part, le dynamisme de ces séquences les rend parfois un peu difficiles à suivre… Chaque case prise indépendamment est parfaite, et très cinématographique, mais surtout au sens du cadrage – côté montage, l’enchaînement des cases, je suis moins convaincu, et s’il me fallait adresser un bémol à ce premier tome « Deluxe » de Blame!, ce serait celui-ci. Toutefois, cela ne vaut que pour les combats : la narration mutique dans les séquences moins frénétiques fonctionne quant à elle très bien. Mais, oui : le malaise, l’agression. Ce sont deux sentiments qui ne m’ont pas quitté de la première à la dernière page – bien vite accompagnés d’un autre qui leur est en fait lié, qui les sublime d’une certaine manière : la fascination. Et tout cela dérive à la fois du dessin et de la manière de raconter, qui sont à certains égards la même chose dans le cas de Blame!. Nihei Tsutomu, passionné d’architecture, crée un univers certes abstrait, indéfini, mais en même temps très matériel, et foncièrement intimidant de par sa folle démesure : l’univers de Blame! s’inscrit dans une mégastructure SF tenant du Big Dumb Object le plus invraisemblable, aux dimensions au moins d’une sphère de Dyson, si c’est seulement pertinent de parler de dimensions – quand on cherche à exprimer les distances, on parle de 5000 niveaux plus bas, ou 3000 niveaux plus haut, ce genre de choses… Et on n’espère pas voir le ciel un jour – le voyage, pris en cours (Killee sur une passerelle, dans la première planche), sans la moindre scène d’exposition, ne s’achèvera probablement jamais. Et cette architecture, si elle est par nature propice au sense of wonder (mais on fait en même temps dans la rouille, la crasse, le post-quelque chose qui n’a pas tenu la moindre promesse ou en a perverti quelques-unes, transhumanistes surtout : c’est vers le cyberpunk que l’on lorgne, bien sûr, ou ce qu’il en demeure, après quelque cataclysme qui a tout chamboulé), cette architecture donc évoque avant toute chose un labyrinthe absurde, qui n’a pas de sortie, au point de se muer en cauchemar claustrophobe – que ce soit quand les murs se rapprochent, étouffant les personnages, ou quand l’horizon noie la structure, dans des passages ouverts qui jouent volontiers des effets d’échelle, et réduisent les personnages au rang de fourmis insignifiantes. Le mot « cauchemar » n’est pas trop fort : si Blame! se catégorise avant tout comme une série de science-fiction, elle relève pourtant presque autant de l’horreur – et éventuellement assez extrême, notamment dans ces figures biomécaniques croisées çà et là, quelque part entre Clive Barker et des explosions « body horror » à la Itô Junji, en même temps que certaines créatures démesurées et incompréhensibles, machines laissées sans maîtres, pourraient évoquer, mettons, les shoggoths des Montagnes Hallucinées. Mais le cauchemar est donc éventuellement et peut-être surtout d’un autre ordre : le plan distordu et incompréhensible de la structure fait que, graphiquement, on pense forcément à M.C. Escher, mais, en outre, à suivre Killee à travers quelques niveaux le long de ces 400 pages, j’ai ressenti exactement le même malaise, mais prolongé au-delà de toute mesure, que lors de ma première lecture du Procès de Kafka, et tout particulièrement de cette scène terrible où Joseph K. s’effondre dans les couloirs du greffe sous les combles – c’est un compliment, au passage. Établir un lien avec Kafka, de manière générale (mais peut-être surtout avec Le Château), est de toute façon très tentant – même avec toute cette baston. Mais le dessin de Nihei Tsutomu assure donc l’essentiel de la narration, et se montre à la hauteur de la folie ambiante, de la démesure angoissante de la structure. Escher est de la partie, donc, mais aussi d’autres artistes : au Japon, au premier chef, il faut sans doute citer Ôtomo Katsuhiro, aussi bien Dômu – Rêves d’enfants qu’Akira, même si le caractère monolithique de la structure de Blame! implique sa persistance même au travers des combats sans cesse répétés, nous n’avons donc pas le même rapport avec la frénésie de destruction caractéristique d’Ôtomo. Peut-être aussi faudrait-il mentionner Gunnm de Kishiro Yukito, en restant dans les classiques de Glénat ? Mais le style de Nihei Tsutomu évoque aussi immanquablement d’autres modèles, à chercher plutôt en Europe : dans son interview dans le n° 7 d’Atom, l’auteur évoque de lui-même Mœbius, et c’est effectivement très sensible – mais la dimension biomécanique de certains décors et de nombre de « personnages » rencontrés et/ou affrontés renvoie immanquablement à Hans Ruedi Giger. Cela dit, chose remarquable, cette synthèse d’emprunts divers se mue en fait en un style très personnel : Nihei Tsutomu ne copie pas, il déploie son propre style, en intégrant de manière sereine ses influences. Quoi qu’il en soit, le résultat est de toute beauté – dans un registre oppressant et… assez fondamentalement déprimant, en fait. Blame!, à en juger par ce seul premier tome, est une BD qui se mérite ; son caractère cryptique, poussé à l’extrême, pourrait très légitimement susciter une forme de blocage, voire de rejet – et, en ce qui me concerne, j’aurais apprécié moins de combats, et des combats davantage lisibles. Ceci étant, la lecture de ce premier tome équivaut à… une expérience, disons : si je n’étais pas bien certain, en cours de lecture, d’aimer ce que je lisais, j’avais par contre la conviction qu’il s’agissait de quelque chose de résolument autre, d’unique en son genre, d’ambitieux et de puissant. J’ai… oui, j’aimé le malaise ressenti en tournant les pages. Et, avec le bémol du combat, le dessin m’a bluffé, et a en définitive suffi à m’accrocher, et, plus encore, à m’investir dans cette lecture. Je ne manquerai pas de lire sous peu le tome 2.

Alfaric

Le 16/11/2018

Avant d'être un mangaka, Tsutomu Nihei était un architecte, et avant d'être un architecte il était un lecteur passionné : si un Roger Leloup ne jurait que par Jules Verne et Allan Edgar Poe, l'auteur japonais lui ne jure que par William Gibson, Bruce Sterling, H.P. Lovecraft et Clive Barker ! "Blame !" est une oeuvre fascinante mais pas facile d'accès bien qu'elle se lise très vite (j'ai relu les 10 tomes en une seule soirée ^^), son auteur ne faisant pas grand-chose pour faciliter la vie du lecteur, pire la compliquant inutilement en posant trop de questions auxquelles il n'apporte pas de réponse... « Peut-être sur terre. Peut-être dans le futur. » Il s'agit d'abord et surtout d'un manga d'ambiance ! Nous déambulons dans des structures technorganiques cyclopéennes dont les dimensions défient l'imagination (tout en se prêtent très bien à de bonnes vieilles descriptions lovecraftiennes ^^). Killy erre ainsi seul dans des décors tantôt merveilleux tantôt effrayants, vides d'êtres humains alors qu'ils ont été conçus par et pour des humains avant que ces derniers ne disparaissent... Mais il s'agit de lieux hantés par des monstres, et à tout moment il peut tomber sur des hordes de créatures de à H.R. Giger, Clive Barker, Zdzis#322;aw Beksi#324;ski (sur ce point, mais pas seulement, la proximité entre le travail de Tsutumo Nihei sur "Blame!" et celui avec celle de Norihiro Yagi sur "Claymore" interroge : il y a forcément un lien entre les deux mangaka)... Et les classiques ont également mis à contribution puisqu'on croise les versions cyberpunks des vampires, des Shoggoths, des Cénobites et même de l'innommable Cthulhu ! ^^ « Adventure-seeker Killy in the Cyber Dungeon quest! » Il s'agit aussi d'un manga abstrait... Les dialogues sont peu nombreux voire inexistants (ainsi le tome 1 qui compte 240 pages n'en offre que 10 avec des phylactères, et cette chronique contient plus de caractères que tous les tomes de la saga réunis, préquels et spin-off y compris ^^), mais quand il existe ils multiplient les apports d'informations touffus et complexe rarement explicités ou corroborés par la suite... Il en va de même pour le rythme ou de longues phases d'exploration contemplatives sont interrompues pas des bastons dantesques et frénétiques d'inspiration super-héroïque puisque le mangaka est fan de comics ... On peut voir la série comme un "Matrix" horrifique dans lequel les ennemis de Killy se téléporteraient/téléchargeraient comme l'Agent Smith et ses collègues, ou un "Tron" horrifique dans lequel le rôle du Maître Contrôle Principal serait joué par un Grand Ancien lovecraftien, ou un "Donjon et Dragon" post-apocalyptique qui prendrait la forme d'un porte-monstre-trésor à la sauce "Doom" dans lequel Killy affrontent des vagues de streums afin de parvenir au boss intermédiaire, puis de passer au niveau suivant et d'affronter de nouvelles vagues de streums afin de parvenir au nouveau boss intermédiaire (avec un arme aussi surpuissante que peu pratique : le « Gravitational Beam Emitter »)... Mais personnellement je pense qu'on peut aussi y voir un récit de chevalerie dans laquelle Killy errerait dans les gastes terres avant de parvenir à l'autre-monde et d'en ramener le Saint-Graal qui guérirait le royaume de tous ses maux (et cela aurait été tellement bien que l'auteur aille dans cette voie, plutôt que d'emprunter l'impasse philosophique et métaphysique de la SF japonaise), ce qui finalement rapproche le travail de Tsutomu Nihei sur "Blame!" de celui de Stephen King pour "La Tour Sombre"... Bref, c'est un oeuvre sujette à toutes les interprétations... Donc à chacun la sienne, et je laisse le soin aux ingénieurs informatiques de proposer la leur ! blink On oppose sans cesse « réalité basique » de la mégastructure et « réalité augmentée » de la résosphère, et on demande où est la frontière entre la réalité et la virtualité, qui de l'un a débordé sur l'autre, et qui de l'un a contaminé l'autre... Mais on serait dans un « Big Dump Object » dont se serait coupé une élite ayant accédé à l'immortalité numérique, et un virus biologique ou informatique (ou les deux, et dans les deux clairement d'origine alien) a décimé une humanité livrée à elle-même car abandonnée par ses classes dirigeantes perdus dans leurs paradis artificiels. Sans aucun contrôle les machines de constructions continuent d'agrandir ce qui ressemble à une Sphère de Dyson qui menace de phagocyter les datas centers de Saint-Pierre de la ploutocratie planquée quelque part entre Jupiter et Saturne... Piégé dans sa tour d'ivoire, le Bureau Gouvernemental a envoyé Killy récupérer un terminal génétique et un être humain porteur de gènes sains afin de reconnecter la mégastructure et la résosphère et de reprendre le contrôle de la situation. On ne sait rien de Killy relique du passé, sinon qu'il est pas humain du tout, ni de près ni de loin : il est allergique aux dispositifs de clonage perpétuel, il hait viscéralement les silicates qu'ils tue à vue qu'ils soient une menace ou non, et au coeur de la folie des combats un rictus halluciné déforme parfois son visage... Il agit parfois comme un justicier solitaire, prenant la cause des barbares déséchés contre les savants qui se servent de leurs corps comme réserves de pièces détachés (oui, on vous a reconnu lointains descendants de cette saloperie de Shirô Ishii !), mais parfois il abandonne des individus ou des communautés entières pour se consacrer uniquement et stoïquement à l'accomplissement de sa mission / de sa quête... Killy est-il le T-800 de Shibo, ou Shibo est-elle la Sarah Connor de Killy ? (oui il y a aussi des clins d'oeil à la saga "Terminator" ^^) Et d'oeuvre en oeuvre on voit que le mangaka a de la suite dans les idées : - on a une mise en scène d'une post-humanité dans laquelle on croise clones, mutants, hybrides et Extra-Terrestres d'un côté, cyborgs, androïdes, robots et Intelligence-Artificielles de l'autre côté... (Que reste-il de vraiment humain dans cette mégastructure aussi froide et infinie que le vide sidéral lui-même ?) - il critique son pays, sa politique et sa société en mettant sur un pied d'égalité Silicates d'extrême-gauche qui veulent tout faire péter au risque de détruire l'humanité et les Sauvegardes d'extrême-droite qui ont mordu les mains qui les ont nourris avant de développer des critères de sélection suprématistes tellement élevés qu'elles se sont mises à éradiquer l'humanité... - quant à la ploutocratie bien planquée dans sa Tour d'Ivoire, le paradis qu'elle a tant souhaité ressemble à l'Enfer de l'Antiquité, avec des individus blasés condamnés à l'immortalité qui se réfugient dans un sommeil sans fin pour éviter d'avoir à affronter la réalité et ses responsabilités... La saga "Blame!" débute par une série de récits courts : - Dans "Terminal Génétique", Killy affronte des terroristes technorganiques pour ramener un enfant humain à liaison à son agent de liaison cyborg. - Dans "Mémoire de la terre", l'androïde et le cyborg discutent de leur mission et des termes bien étranges contenues dans une sauvegarde imprimée (un livre quoi ^^)... - Dans "Techno-nomades", 3000 étages plus haut Killy s'interpose entre une communauté de cloneurs et des mutants insectoïdes... - Sans "Ex-Log", Killy détruit une crèche silicate... - Dans "Bureau Gouvernemental", Killy est guidé dans un nouvel étage par un enfant abattu par des humains avant d'être abattu à leur tour par une créature de cauchemar... (une fois ses capacités retrouvées, Killy sera plus performant pour identifier les Sauvegardes et les Silicates déguisés en humain : remember "Terminator" et "Planète hurlante" ^^). - Dans "Evasion", Killy découvre Yagi la survivante d'un nouvelle communauté exterminée par les Sauvegardes qui propose son aide pour retrouver les autres humains du secteur s'il la conduit dans un lieu sûr... - ... et dans "Silicium vitae", leur route croise celle des Silicates... - Dans "Constructeurs", des heures / jours / années plus tard, Killy parvient au refuge dirigé par Kunoi où Yagi a sombré dans la catatonie... le refuge est menacé par les robots bâtisseurs que plus personne ne contrôle mais Killy parvient à communiquer avec eux avec un vieux langage appelé « binaire » auquel lui-même ne comprend rien, quand les Silicates lui tombent dessus à bras raccourcis... de nouveau seul, Killy prend le chemin du pont s'étendant au-delà de l'horizon pour rejoindre Akima allégorie de l'Au-delà ! Puis une ellipse élude le voyage infini de Killy qui arrive à Akima et qui pense avoir retrouvé la trace des humains originels avant de tomber sur des elfes triclopes... La suite de du récit se déroule intégralement à Vivélec où tout le monde mesure 2m40 et donc où tout le monde prend Killy pour en enfant. Mais Vivélec c'est d'abord et avant tout un enfer capitaliste dans lequel l'élite scientifique a droit de vie et de mort sur les masses prolétaires, tout en se réservant les connaissances permettant d'étendre son existence quasi-indéfiniment... Pour avancer dans sa quête, Killy accompagne les convoyeurs Testu et Yoshio (qui n'est plus d'une tête reliée au tableau de bord de son véhicule), et on a un passage western cyperbunk très plaisant où Killy protège sa diligence des peaux-rouges locales. Mais quand il découvre la vérité sur la cargaison qu'il a transportée, il change immédiatement de camp et se met à détruire le complexe de Vivélec à grand coup de GBE avant que la technocratie ne lui envoie ses psioniques d'élite ! Killy est en cavale, recherché mort ou vif, tant par les chiens de garde du régime que par les révolutionnaires prolétaires qui veulent son arme pour lancer le Grand Soir. Mais Killy ne peut pas fuir, car il doit atteindre la banque de données génétiques de Vivélec pour savoir s'il existe ou a existé à ce niveau de la mégastructure un porteur de gènes sains... C'est dans un séquence d'infiltration 50% Conan 50% Solid Snake que Killy découvre dans les égouts de Vivélec les restes de la nécromancienne Shibo, ancienne scientifique en chef de Vivélec condamnée pour ambition/rébellion : s'il lui donne un corps fonctionnel, elle l'aidera dans sa quête... [masquer]Et après moult combats, face au boss antédiluvien et monstrueux de la mégacorpo spécialiste en vivisections Killy est sur le point de se faire achever par ses sbires quand une sylphide géant armée jusqu'aux dents lui sauve la mise grâce à ses compétences de hackeuse de génie ^^[/masquer] Shibo est certes à Killy ce que Bulma était à Son Goku de "Dragonball", mais aussi ce que Sarah Connor était au T-800 de "Terminator II", et elle va changer d'apparences autant de fois que ses modèles (en look, en visages, en corps). C'est une scientifique aussi géniale que badass qui va accompagner notre chevalier errant dans sa quête, et c'est à leurs débuts que leur relation est la plus cool car Shibo a déjà été plus loin que lui en tentant une connexion illégale avec la résosphère et le fait bien sentir du haut de ses 2m40 à Killy qui mesure au mieux 1m70 ^^ Sinon la fin du tome est consacré à leurs efforts communs pour passer au niveau suivant malgré l'indestructible cloison de la mégastructure... Glénat offre un édition grand format à un manga premium qui le mérite bien, et force est de constater qu'on ressent plus que jamais la puissance et le talent de Tsutomu Nihei : ce n'est plus la même chose avec toutes ses planches vertigineuses qui t'aspirent dans leurs abîmes, ou toutes ces planches blockbustérienne qui te pète littéralement à la gueule ! Cerise sur le gâteau, on s'est enfin débarrassée des cacas graphiques de Bakayaro! qui a saboté tous les mangas de chez Glénat pendant des années et des années... Après on remplace Killy par Killee, et ça me gêne un peu comme d'autres changements de traduction dans le naming. Je suis obligé d'ajouter que certains personnages changent de sexe dans cette nouvelle édition : ça aurait fait chier les responsables de la traduction d'origine de demander confirmation du genre des uns et des autres à leurs collègues japonais avant de faire n'importe quoi ?