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Berserk

Volume 1
de Kentaro Miura , date de sortie le 18 janvier 2017
Guts, le guerrier noir, ne laisse sur son passage que cadavres et torrents de sang. Sur son cou, une marque mystérieuse le condamne à être poursuivi jour et nuit par des démons. Puck, l'elfe facétieux,... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Guts, le guerrier noir, ne laisse sur son passage que cadavres et torrents de sang. Sur son cou, une marque mystérieuse le condamne à être poursuivi jour et nuit par des démons. Puck, l'elfe facétieux, croise un jour le chemin de cette machine à tuer. Un classique de l'heroic fantasy.

Caractéristiques

Titre Berserk - Volume 1
Auteur Kentaro Miura
Série Berserk
Collection Seinen manga
Editeur Glénat
Date de parution 18 janvier 2017
Nombre de pages 224 pages
Dimensions 18,00 cm x 13,00 cm
Poids 178 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-344-02068-5 - 9782344020685

4,3/5

Enki

Le 14/05/2017

Une femme et un homme, nus, l'un dans l'autre, s'apprêtent à connaître l'orgasme au milieu de nul part. La première se métamorphose alors en créature de cauchemar. le second, en mauvaise posture, tire un canon de son bras et délivre une sanction aussi définitive qu'inattendue. Plus tard on retrouve le même homme dans une cité où il tombe sur une bande de mercenaires en train de maltraiter un elfe. Il leur rappelle, aidé d'une arbalète à répétition et d'une épée aux proportions surréalistes que la cruauté n'est pas l'apanage des tortionnaires. L'elfe ne le quittera plus. Plus tard encore il se fera capturer puis torturer en représailles. Mais là n'allait pas s'arrêter l'histoire de Guts. Berserk est une série du mangaka Kentaro Miura. Son univers s'inscrit dans un moyen-âge européen, par son architecture, ses rites, sa culture de la guerre. Epique, comme peu peuvent s'en targuer, le récit retrace les pérégrinations de Guts, mercenaire surdoué, mu par la vengeance et perdu dans un univers ou la paix ne semble exister. L'auteur y mêle sciemment, action, érotisme et lutte de pouvoir. Mais le plus remarquable de l'oeuvre du maître est, à mes yeux, sa vision du mal. Les esprits les plus nobles n'attendent que de sombrer dans la perversion ou la folie. Les âmes les plus pures finissent violées, souillées, perverties. La mort n'est pas une fin, seule la lutte permet de repousser l'inéluctable. Quant à la paix, elle précède l'ensevelissement… le salut, ici, a le gout de la damnation. Jamais sous les pinceaux de Kentaro Miura, le blanc ne reste immaculé. L'auteur accouche de planches baroques, volontairement surchargées, à la noirceur à nulle autre pareille, vomissement chaotique tout droit venu des enfers. Un amalgame de membres crispés, de crocs, de griffes, de regards hallucinés, comme autant d'abjections, semble prêt à franchir la barrière des cases. le dessin n'admet, en ces occasions, aucun axiome anatomique, pas plus que le récit n'accepte de morale. Violence et sexe sont inextricablement liés pour toujours atteindre la limite du supportable, source d'un malaise durable chez le lecteur. Guts, le héros de Kentaro Miura n'est qu'un survivant dont l'esprit peut basculer à chaque instant, et dont la cruauté n'a d'égal que l'ignominie des épreuves qu'il traverse. Son humanité est aussi facile à percevoir qu'une épée d'obsidienne frappant par une nuit sans lune. Berserk est le sombre joyau de la fantasy. Kentaro Miura, lui, est à la bande dessinée ce que Rubens est à la peinture, un prophète de la dégénérescence en marche.

KahlanAmnell

Le 22/11/2015

Un mot, un seul : wouahou ! C'est le manga le plus incroyable que j'ai lu. C'est énorme, c'est horrible, c'est magnifique ! Pour commencer, le dessin. Ah, le dessin...! Chaque planche est minutieusement détaillée, chaque forme parfaitement proportionnée. Même la scène la plus hideuse, la plus angoissante, la plus traumatisante (et tout fan incontesté de Berserk saura de quoi je parle...), on ne se lasse pas de l'admirer, tant le dessin fascine. Ensuite, l'histoire. Je vais tenter un bref topo, je m'excuse par avance s'il est faible et sans intérêt. Dans un monde inspiré de l'aire médiévale, ravagé par les guerres, Guts est un guerrier solitaire, ancien mercenaire, à la recherche de ce que l'on appelle des Apôtres, des démons surpuissants masqués par une apparence humaine qui fut jadis la leur (et ce jusqu'au jour où ils conclurent un pacte avec les cinq God Hands afin d'obtenir l'immortalité et le pouvoir d'obtenir ce qu'ils voulaient). Guts est affublé d'une marque maudite sur la nuque, qui fait de lui la proie de tous les démons et autres esprits qui peuplent la terre. Au début de l'histoire, on ignore tout de son passé et des ses motivations ; toutefois il est vite désigné sous le nom de "berserker", autrement dit, dans l'ancienne langue nordique, "qui entre dans une fureur sacrée". C'est en effet un guerrier à la force surhumaine, connu sous le sombre surnom de "guerrier noir", et combattant avec une épée aussi grande que lui (et il n'est pas petit !). Il faut attendre la fin du tome trois - qui marque aussi la fin de l' "exposition", si je puis dire - pour remonter à la naissance de Guts, et enfin entrer dans l'histoire. Et pour reprendre une expression courante, ça envoie du pâté ! Berserk est un manga qui marque à cause de l'abondance d'horreurs, mais ce qu'il y a de génial, à mon sens, c'est que, mis à part l'atrocité des démons, leur aspect plus que répugnant et leurs actes cauchemardesques, c'est la peinture de la folie humaine, et de sa profonde malveillance, qui en fait le succès. On a droit à toutes les noirceurs de l'âme ici ; et sans vouloir verser dans la surinterprétation, j'aurais même envie de dire que le fait même de pactiser avec des rois démons pour devenir des monstres dénués d'âme, c'est à la fois ce qu'il y a de plus humain et de plus inhumain (mais je vais m'égarer si je vais plus loin, alors ne comptez ça que pour un avis mineur). Et enfin, le meilleur pour la fin... Guts. Le héros. Ou plutôt, anti-héros. Car Guts n'est pas un fier combattant de la justice, il ne se bat pas pour la vie : il se bat pour survivre, et son unique but tend à l'anéantissement des démons, mais c'est une quête vengeresse et meurtrière plus qu'une noble cause. C'est un personnage passionnant à découvrir, à mi-chemin entre la folie furieuse et la bienveillance incarnée. A découvrir absolument !!!!

Alfaric

Le 18/04/2015

Autant aller à l’essentiel : "Berserk" est un titre majeur de la planète manga qui présente toutes les caractéristiques de l’œuvre d’exception, écriture et dessin gagnant sacrément en qualité de tomes en tomes. Toutefois âmes sensibles s’abstenir, car il s’agit d’une œuvre à ne pas mettre entre toutes les mains (à moins que vous ne vouliez traumatiser à vie un adolescent ^^) : visant à dénoncer les crimes commis par l’humanité, on assiste régulièrement à des scènes d’une rare violence, tant visuelle que morale, qui flirtent régulièrement avec les limites de l’insoutenable. Mais avec le manga "Berserk", jamais l’horreur n’aura été aussi magnifiquement dessinée, jamais l’enfer n’aura été aussi superbe à contempler, et on se retrouve hypnotisés comme les phalènes par le feu malgré quelques nuits de cauchemar en perspective… R.E. Howard disait qu’il ne savait jamais quelle quantité de violence et d'horreur les lecteurs étaient prêts à endurer… Et bien, avec ce titre vous allez découvrir vos limites, puis sans cesse les repousser ! ^^ [masquer]Kentaro Miura fonde une nouvelle démonologie (God Hand, Apôtres, eucharistie cannibale…) mais surtout il inverse les archétypes de la fantasy : le bad guy chevalier noir devient le défenseur des opprimés d’abord, le dernier espoir du genre humain ensuite, et le beau gosse paladin blanc devient un crevard prêt à tout et au reste pour assouvir ses ambitions. Difficile au final de savoir si on raconte l’histoire de Guts à travers le celle de Griffith ou l’histoire de Griffith à travers celle de Guts. Car Guts et Griffith rejouent les rôles jadis dévolus à Kenshiro et Shin du manga culte "Hokuto no Ken", mais plus encore à Akira Fudo et Ryo Asuka du manga cultissime "Devilman". Et l’opposition entre Guts et Griffith est également doublée par celle millénaire entre Void et le Skullknight. Mais nous ne sommes pas dans le motif prédéterministe du cercle, mais celui évolutionniste de la spirale : les questions sont toujours les mêmes certes, mais les réponses diffèrent… Guts va-t-il suivre la même voie que le Skullknight ou bien va-t-il écrire son destin de ses propres mains ? Telle est la magnifique question existentielle que pose ce manga ! Et autour d’eux gravitent toute une galerie humaine et inhumaine nous montrant tous les aspects de la psyché humaine, des plus nobles aux plus immondes. Et au final, malgré la dénonciation des forces occultes de la crevardise, on se met à prendre en pitié de véritables monstres comme le Comte qui a abandonné son humanité pour échapper au chagrin et à la douleur, comme la bâtarde Rosine qui a assassiné ses parents pour façonner son royaume de Peter Pan, ou Ganishka l’empereur de la terreur incapable de dominer ses propres peurs… Kentaro Miura a été l’assistant de Tetsuo Hara ("Hokuto no Ken"), qui a été l’assistant de Buichi Terasawa ("Space Adventure Cobra"), qui a été l’élève d’Osamu Tezuka (celui qui a créé le manga tel qu’il existe aujourd’hui). Une belle et noble lignée de mangaka, qui passé son fondateur a pourtant peiné à se faire reconnaître au Japon en raison de ses influences jugées trop occidentales (les prescripteurs d’opinion ayant pignon sur rue et leur bonne-pensée sévissent décidément partout…). 37 tomes sont sortis en 25 ans : c’est finalement assez peu ! Et plus on avance, plus le rythme de parution ralentit… Désormais la sortie de chaque chapitre est source de ravissements et frustrations. L’auteur est un perfectionniste de l’extrême, qui rappelle dans le monde de la bande dessinée franco-belge les auteurs de l’école Hergé (Roger Leloup, Jacques Martin, Gilles Chaillet) qui consacraient des mois de d’études préparatoires avant de se mettre au travail. La documentation du mangaka est immense, et c’est un réel plaisir que de scruter ses planches pour y retrouver les détournement de l’armure de Negredo pour Charles Quint, de l’ossuaire de Sedlec, du Palais Vecchio de Florence, de la Villa Almerico Capra de Vicenze, de l'Alcazar de Ségovie, de la mosquée de Cordoue, des cathédrale de Strasbourg et de Reims, du château de Coca ou de l’Eglise San Martin d’Espagne, du Panthéon ou du Palazzo Zuccari de Rome, ou bien encore du temple de Marundeeswarar à Madras… (Je vous renvoie à l’excellent fansite espagnol qui a listé tout cela en long, en large et en travers : http://matadragones.mforos.com) Et je ne parle même pas des nombreux clins d’œil à Pieter Brueghel, Gutave Doré ou Maurits Cornelis Escher… ^^ Quand on voit la minutie apportée à l’écriture et aux dessins, qui ont prodigieusement progressé depuis le tome 1, on se doit d’être confiant quand le mangaka déclare être parvenu aux deux tiers de son récit qui atteindra les 60 tomes. Il va juste falloir s’armer de patience pour reconstituer le puzzle de la Main de Dieu et ses nombreux mystères. Berserk, c’est un manga au long cours qui demande un investissement certain de la part de ses lecteurs, mais qui pourrait en être récompensé au-delà de ses espérances ! Notons également que l’auteur connaît vraiment bien ses classiques : niveau fantasy les connaisseurs repéreront bien vite les nombreux empreints à "Guin Saga" de Kaoru Kurimoto la papesse du genre au Japon (mais également ceux aux "Chroniques d’Arslan" de Yoshiki Tanaka), l’ombre tutélaire du Grand Ancien R.E. Howard resurgissant de temps à autre ; niveau horreur les connaisseurs repéreront bien vite les nombreux emprunts aux œuvres du maître anglais du genre Clive Barker (remember "Hellraiser"), l’ombre tutélaire du Grand Ancien H.P. Lovecraft resurgissant de temps à autres… Mais trêve de bavardages, passons maintenant au vif du sujet ![/masquer] Séquence pré-générique : au cœur d’une sombre forêt, le récit débute directement avec notre héros badass forniquant avec une bombasse… Rapidement la belle se transforme en bête et annonce à notre héros qu’il est déjà mort, avant que celui ne réplique que tel est pris qui croyait prendre et ne lui explose la tête avec l’arme à feu intégrée dans son bras gauche (clin d’œil à l’histoire avec Gottfried le manchot et clin d’œil au manga avec Cobra l’invincible ^^) Il s’agit d’un détournement d’une scène du célèbre "Conan" de John Milius, la sorcière bestiale étant ici remplacée par une créature de H.R. Giger (remember "Alien") Guts c’est un mélange entre Conan le barbare, Solomon Kane le vigilante puritain et Kenshiro le messie karatéka ! Le mangaka emprunte beaucoup au héros de son mentor Testuo Hara, mais il en a été si longtemps l’assistant que c’est presque naturel. Nous le suivons ensuite dans une ville où règne une ambiance lourde et pesante : des mercenaires sans foi ni loi semblent faire ce qu’ils veulent alors que de curieux attelages de femmes et d’enfants sont envoyés à leur employeur, le régisseur du château de Coca… En délivrant l’elfe Puck, Guts fait en massacre parmi les mercenaires et provoque l’intervention du seigneur local puis du régisseur obligé de révéler sa véritable identité et sa véritable apparence. A la violence du démon qui massacre la population (dont le look rappellera de bons souvenirs aux vieux routards de l’animation ou de la fantasy), répond celle de Guts qui déploie toutes ses forces, toutes ses ruses et tout son arsenal contre son adversaire… Nous apprenons alors que le chevalier noir est en quête de vengeance contre les membres de la God Hand, et qu’il traque sans pitié leurs apôtres démoniaques pour les retrouver… Le 2e récit de ce tome 1 nous montre le quotidien de Guts qui doit combattre jour et nuit (enfin, surtout la nuit) les esprits du mal attirés par la marque du sacrifice qu’il porte sur sa nuque. Recueilli par un prêtre et sa protégée, il doit affronter une horde de zombies au cœur de la nuit. Alors qu’il entrevoit la victoire, le petite blessée et zombifiée assassine et décapite le vieux prêtre… C’est le début du carnage pour Guts qui passe en mode berserker ! Au final un récit qui emprunte aux films de zombies à la George Romero : et c’est cool… C’est à travers les cauchemars provoqués par un démon incube que nous avons un premier aperçu du traumatisme qui a transformé Guts en chevalier noir… La fin du tome, consacrée au début de l’arc "Les Anges gardiens du désir", nous montre la déclaration de guerre de Guts au Comte, un Apôtre qui masque ses bas instincts derrière une chasse aux hérétiques, qui ne s’avèrent être que des pauvres hères destinés à assouvir ses appétits inhumains. Après avoir provoqué un carnage parmi ses soldats menés par le colosse Zondarc, Guts prend la poudre d’escampette grâce au mendigot Vulgus, une ancienne victime du Comte mutilée et défigurée qui ne vit plus que pour la vengeance. Il montre à Guts son plus grand trésor, dérobé au Comte : une beherit, la pierre qui permet aux hommes d’invoquer la God Hand et de devenir démon pour satisfaire leurs ambitions ! Un tome 1 plaisant mais intriguant, qui fait bien son taf d#146;épisode pilote en présentant le héros, l’univers, l’histoire et ses enjeux. Le mangaka est encore en début de carrière et œuvre ici pour la première fois en solo donc les dessins des personnages et des décors sont appelés à s’améliorer, les planches ne faisant que gagner en détails donc en qualité de tomes en tomes. Mais bon sang ne saurait mentir, le découpage et la mise en scène sont déjà excellents ! On pourrait trouver incongrue la présence l’elfe Puck dans un univers aussi sombre et sérieux, mais non seulement nous découvrons Guts à travers ses yeux, mais en plus il joue le rôle de comic relief permettant d’atténuer une violence omniprésente qui teste sans cesse les limites de l’endurance des lecteurs.