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Shazam !

de Geoff Johns , date de sortie le 15 mars 2019
Shazam

Billy Batson est un garçon têtu et arrogant, balloté de famille d'accueil en famille d'accueil, jusqu'au jour où il est choisi par le sorcier Shazam pour devenir le nouveau champion ter... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Shazam

Billy Batson est un garçon têtu et arrogant, balloté de famille d'accueil en famille d'accueil, jusqu'au jour où il est choisi par le sorcier Shazam pour devenir le nouveau champion terrestre de la magie ! Mais le retour de Black Adam, ancien détenteur corrompu de ce pouvoir, le forcera à mûrir et assumer enfin ses responsabilités !

Shazam ou le renouveau d'une icône légendaire de l'histoire des comics. Le scénariste Geoff Johns Justice league, Green Lantern) retrouve son collaborateur de Batman terre-un, Gary Franck (Action comics) pour une relecture moderne du Captain Marvel des années 40, remaniée en conte de Noël contemporain. Cet album propose en intégralité le récit consacré à Shazam dans les pages de Justice league, ainsi que des recherches du dessinateur inédites. Cette édition spéciale à tirage limité propose une couverture inédite.

Caractéristiques

Titre Shazam !
Auteur Geoff Johns
Traducteur Edmond Tourriol
Collection DC renaissance
Editeur Urban comics
Date de parution 15 mars 2019
Nombre de pages 177 pages
Dimensions 27,00 cm x 18,00 cm
Poids 652 g
Support Cartonné
ISBN / EAN 979-10-268-1612-6 - 9791026816126
Rayon BD, Humour / Comics

3,8/5

LadyCafeine

Le 09/02/2019

L'histoire est tellement bien rythmée que je ne me suis pas ennuyée une seconde et j'ai refermé mon comics sans avoir vu le temps passer. Le personnage de Billy m'a plu, bien plus que je ne le pensais. Dès les premières pages, sa malice et son franc-parler m'ont donné envie de le suivre dans son quotidien. Pour moi cette histoire est autant celle de Shazam, le puissant sorcier, que celle de Billy, l'orphelin trimballé de foyers en foyers. Le gros plus de cette lecture : c'est un one-shot (et c'est presque dommage parce que j'en aurais bien repris un tome ou deux) alors pour avoir un premier aperçu de l'univers avant la sortie du film, c'était juste parfait. Je me demandais avant ma lecture si j'allais voir le films au ciné, j'avoue : je n'étais franchement pas convaincue par l'histoire du gamin dans un corps d'adulte ; maintenant j'ai hâte !

LesLecturesdOriane

Le 04/01/2018

Mon avis : L’histoire : Billy Batson est un jeune garçon qui déteste le système. Balloté de famille en famille il est devenu très renfermé sur lui-même. Quand il va arriver chez les Vasquez il se dit que rien ne sera différent. Pourtant sa vie entière va changer. Peu de temps après sont adoption il va rencontrer le dernier du conseil des sorciers. Ce dernier n’a plus beaucoup de temps car un puissant et redoutable ennemi vient de faire son grand retour : Black Adams. Billy va devoir prendre sur lui et se battre sous la forme de Shazam, mais… Le fera-t-il ? Dès le début j’ai été intrigué par Shazam, ou plutôt par Billy Batson. Ce gamin – car il faut le dire c’est ce qu’il est – qui va se voir attribuer l’un des plus grand pouvoir de l’univers. Et puis j’avais déjà entendu parler de lui, ainsi que de son ennemi Black Adams. Mais tout était trop flou pour que je comprenne chaque détail, alors cet Origin Story est tombé à point nommé. L’histoire commence sur un scientifique qui fait des recherches sur Black Adams pour pouvoir sauver sa famille. Le reste de ses objectifs restent flous, mais c’est le début alors c’est normal. Ensuite nous passons assez vite sur Billy après tout c’est lui le centre de l’histoire et le héros. Enfin, il n’a d’héroïque que son nom, car au début il est loin d’être un élément facile. Mais ça fait partie du charme du comics : montrer comment on grandit et qu’on ne peut pas toujours rester un enfant. Et cette histoire nous permet aussi de parler de notion importante comme la famille. Pour ce qui est de l’histoire dans son ensemble j’ai aimé suivre chaque page de ce comics. L’histoire est fluide et a autant un côté enfantin grâce à Billy, qu’adulte grâce à d’autres personnages. Cela permet de mettre un bon équilibre et aussi que ce ne soit pas trop sérieux. En plus de cela il y a de très bonne scène d’action et des éléments qui peuvent surprendre. Les personnages : Billy est évidemment au centre du tome. C’est un garçon qui n’a pas eu une vie facile et c’est ce qui a forgé son caractère. Je l’ai trouvé attachant dans sa façon de faire maladroite et dans ses moments de bonheur. Après avec lui nous avons bien sûr Shazam, sont lui adulte et qui a de très grand pouvoir magique. Je sais grâce à mes recherches et à l’introduction du livre que Shazam tire ses pouvoirs de six Dieux, mais malheureusement ont n’en parlera pas durant le livre. Black Adams et un personnage assez énigmatique dès le début. On voit rapidement que ses motivations ne sont pas vraiment mauvaises, mais sa manière de faire le transforme en méchant. J’ai adoré découvrir son histoire même si certaine partie était prévisible. C’est un personnage assez intéressant et j’ai hâte de le retrouver dans la Justice League, ou peut-être ailleurs si je trouve d’autre histoire sur lui. En dehors de ces deux personnages-là nous avons pas mal de personnages importants. Notamment le docteur Sivana ou les autres enfants adoptés par les Vasquez. Mais soit ils restent énigmatiques, soit je vais spoiler l’histoire alors je ne dirais rien. Point fort : Une très bonne découverte et des personnages très intéressants. J’aurais bien sûr aimé plus de détail, mais je sais déjà que je reverrais les personnages dans Justice League au minimum alors je suis assez satisfaite. Ce n’est pas le meilleur comics que j’ai lu, mais il a un côté que je n’avais pas encore pu découvrir. Les enfants. Car Billy Batson est un enfant et donc nous voyons quasiment tout le comics à travers ses yeux d’enfants. J’ai trouvé ce côté vraiment très intéressant, après tout les enfants ont une vision différente de celle des adultes. Point faible : Au dos du livre il est écrit « récit complet » pourtant la fin finie sur un cliffhanger et qui est censé amener à une suite. Car tout n’a pas été réglé dans ce tome-là. Alors où est la suite, pour le moment je l’ignore mais je ferais des recherches. Dans tous les cas pour moi c’est un point faible, car avec un récit complet je m’attendais à avoir une vraie fin. Or… ce n’est pas le cas. Et je mettrais en second bémol à ce tome le manque d’une information cruciale. Comme je l’ai dit un peu plus haut Shazam tire ses pouvoirs de six Dieux, pourtant il n’y en a pas un seul dans ce tome. On n’en parle même pas. J’ai trouvé ça vraiment dommage car c’est un des côtés que j’espérai le plus voir, surtout qu’on en parle dans l’introduction du livre. Avis global : Une bonne découverte qui aurait quand même pu être meilleure. Mais je ne ressors pas déçu de ma lecture pour autant. J’ai adoré découvrir Shazam et je le retrouverai avec plaisir ailleurs. Et puis j’espère trouver la suite à cette histoire car ma curiosité n’est pas suffisamment rassasiée.

yvantilleuil

Le 13/01/2017

Créé par Bill Parker et CC Beck en 1940 sous le nom de Captain Marvel, ce personnage supermanesque a connu ses heures de gloire durant l’âge d’or du comics. Suite à un procès pour plagiat et une acquisition des droits par DC Comics dans les années 70, le héros est renommé Shazam afin d’éviter toute polémique avec l’éditeur concurrent Marvel Comics. Profitant de la remise à zéro de l’univers DC, l’éditeur décide de moderniser les origines du personnage en confiant son relaunch à Geoff Johns et Gary Frank. Publiée à l’origine en back-up de la saga Justice League dans les épisodes #0, #7 à #11, #14 à #16 et #18 à #21, cette renaissance du héros est donc proposée en intégralité dans cet album de la collection Renaissance d’Urban Comics. Le récit invite à suivre les pas de Billy Watson, un jeune orphelin ballotté de famille d’accueil en famille d’accueil qui devient le nouveau champion de la magie sur Terre en se transformant en Shazam, un super-héros dont le nom est issu des mythes dont il tire ses capacités : la sagesse de Salomon, la force d’Hercule, l’endurance d’Atlas, le pouvoir de Zeus, le courage d’Achille et la vitesse de Mercure. L’un des points fort de cette nouvelle genèse tient de la capacité de Geoff Johns à dresser un portrait particulièrement attachant de Billy et des autres orphelins adoptés par sa famille d’accueil. L’acquisition de ses pouvoirs et ses premières joutes face à son pire ennemi Black Adam permettent ensuite aux auteurs de livrer une très bonne histoire super-héroïque mêlant action, humour, émotion et magie. De plus, visuellement, les planches sont superbes et la complicité entre Geoff Johns et Gary Frank fonctionne de nouveau à merveille. Je reste donc fan de cette collection Renaissance qui parvient régulièrement à relancer de manière efficace des personnages secondaires qui m’intéressaient à priori beaucoup moins à la base, tels que Aquaman, Green Arrow, Animal Man ou ce Shazam.

malecturotheque

Le 18/12/2015

[...] Ce one-shot revient sur les origines de ce super-héros, et c’est une belle réussite : nous suivons Billy, adolescent qui passe sa vie à changer de foyer. Au début de Shazam, il se fait adopter par Mr et Mme Vasquez, dont la famille est déjà composée de cinq autres enfants d’âges et d’origines différents. L’histoire progresse en nous présentant les protagonistes, leurs relations, et nous arrivons alors à un moment important : la rencontre entre Billy et un vieux sorcier. Ce dernier va donner au jeune homme des pouvoirs ; il va en faire son champion. À partir de cet instant, lorsqu’il prononce « Shazam! », Billy devient le meilleur de lui-même, il réalise son potentiel complet, et est attiré partout où on a besoin de lui (vol, agression…) : un nouveau héros est né. Mais ce serait trop simple si, dans le même temps, le champion maléfique Black Adam ne faisait pas son grand retour… Cette histoire, qui tient en un seul volume, revisite avec succès les origines de Captain Marvel, désormais connu sous le nom de Shazam, sur fond de fêtes de fin d’année. Les personnages, plus ou moins sympathiques, évoluent suffisamment pour qu’on s’attache à eux malgré la courte durée du récit. Enfin, en vérité, c’est surtout Billy/Shazam qui évolue, et j’ai apprécié de voir comment cet adolescent turbulent se rendait compte de ses nouvelles responsabilités, et la façon dont il réagissait lorsque Black Adam fait son apparition. J’ai d’ailleurs particulièrement aimé découvrir les terribles origines de ce dernier. [...] La fin laisse toutefgois un goût de « pas assez » : appréciant les protagonistes de ce comics, j’ai envie de découvrir la suite de leurs aventures ! Ce récit est clairement une entrée en matière dans cet univers où magie et héros se côtoient, et la fin de Shazam est une fin ouverte, laissant des questions sans réponses, mais surtout des vilains en pleine nature… Un petit bémol cela dit : les Sept Péchés capitaux. Ces méchants ne servent pas à grand chose dans l’histoire. J’aurais aimé qu’ils soient plus développés, mais ce n’est pas le cas et ils servent plutôt de distraction que de véritables vilains. Et un autre bémol, assez mineur soit dit en passant : on ne voit pas assez le tigre (mais bon, c’est surtout que j’aime beaucoup cet animal, et que je trouvais qu’il a un bon potentiel – en plus d’apparaître en très grand, à la droite du héros, sur la première de couverture). Un mot concernant le dessin et la mise en couleur : superbes ! Vous voyez la couverture, en haut de mon article ? Eh bien c’est simple : c’est Gary Frank qui l’a réalisée, et qui a aussi dessiné toutes les planches ! C’est beau, c’est dynamique, on fait bien la différence entre les divers protagonistes (je pense notamment à Shazam et Black Adam : ils sont très similaires, et pourtant, leurs visages sont très différents) et on arrive à reconnaître Billy en tant qu’adolescent, et en tant que super-héros, avec environ quinze ans de plus. Pour résumer ce comics, il y a peu de choses à dire : une belle histoire de Noël, de la magie, des personnages attachants malgré leurs défauts, des pouvoirs assez cool, un super-méchant très intéressant, mais aussi des méchants qui manquent de présence… Ce qui fait défaut à ce récit, c’est le développement, que ce soit pour certains gentils comme pour certains vilains, et les retrouver dans une suite serait juste parfait ! Cela dit, pour faire connaissance avec Shazam, ou avec les comics, c’est vraiment une très bonne histoire que j’ai pris plaisir à découvrir.

Presence

Le 06/12/2014

Il s'agit d'une histoire complète en 1 tome qui raconte les origines de la famille de superhéros Shazam. Elle a été prépubliée dans les épisodes 0, 7 à 11, 14 à 16, et 18 à 21 (2012/2013) de la série "Justice League". Le scénario est de Geoff Johns, les dessins et l'encrage de Gary Frank et la mise en couleurs de Brad Anderson. Partout dans le monde, des individus vivent une épreuve similaire : alors qu'ils rentrent dans une pièce ou un moyen de transport, ils se retrouvent dans un grand hall en pierre devant un vieillard qui leur indique qu'ils ne sont pas méritants. Le docteur Thaddeus Sivana est persuadé qu'il s'agit de la preuve irréfutable que la magie est de retour sur Terre. 7 mois plus tard, à Philadelphie, madame Glover (responsable d'un centre d'hébergement pour orphelins) présente Billy Batson à M. Mme Glover (Victor Rosa). Billy fait excellente impression et quelques jours plus tard il intègre leur foyer qui comprend déjà 5 autres enfants adoptés : Mary Marvel, Freddy Freeman, Pedro Peña, Eugène Choi et Darla Dudley. Contre toute attente (malgré son caractère irascible), Billy Batson accepte la présence des autres et les défend même contre les brutes (bully) de l'école, les 4 fils de monsieur Bryer, homme riche et généreux donateur de l'école. Après avoir rendu visite à Tawny, un tigre du zoo, Billy Batson va lui aussi vivre l'expérience de se retrouver devant le Sorcier (Wizard) du Roc de l'Éternité. Il sera le récipiendaire du mot de pouvoir : Shazam ! Au nord de Bagdad, lors de fouilles archéologiques, le docteur Sivana va libérer Black Adam. En 1940, apparaît un nouveau superhéros : Captain Marvel, créé par CC Beck (dessinateur) et Bill Parker (scénariste). Il sera publié en continu jusqu'en 1953, rivalisant en notoriété avec Superman. Suite à un procès pour plagiat, Fawcett Comics sera contraint de cesser la publication des aventures de ce personnage. DC Comics finira par racheter les droits du personnage et en devenir l'éditeur. Les premiers épisodes de Captain Marvel sont réédités dans le format Archives de DC. À plusieurs reprises, DC Comics a organisé des rencontres entre Captain Marvel et le personnage dont il est censé être le plagiat : Superman Vs. Shazam!. Par la suite plusieurs auteurs ont relancé le personnage : Jerry Ordway avec "Power of Shazam", Paul Dini et Alex Ross avec "Pouvoir de l'espoir", ou encore Jeff Smith avec "The monster society of Evil". Dans le cadre de la remise à zéro de l'univers partagé DC (opération appelée The new 52), l'éditeur DC a décidé de moderniser les origines du personnage dans le présent récit. La couverture du tome annonce un Captain Marvel (ah ! non, pardon, Shazam, DC Comics ayant décidé d'éviter la polémique avec Marvel Comics par ce nom trop connoté) plus mature, plus fort, plus adulte, plus sérieux. Dans les premières pages, le lecteur découvre que Billy Batson a déjà 15 ans. Il faut dire que cela peut vite devenir compliqué pour le scénariste de garder à l'esprit que le personnage de Shazam doit avoir des réactions et des émotions d'un adolescent de 15 ans (il était même encore plus jeune à l'origine) dans un corps d'adulte. Dans la version humoristique de la Justice League, Keith Giffen et JM DeMatteis s'étaient même amusés à dépeindre Captain Marvel avec des réactions un peu nunuches du fait de son jeune âge, au milieu de superhéros plus adultes. Durant les premières pages, Johns s'en tient à cette version plus mature. Mais dès l'insertion dans la famille d'accueil, le lecteur (re)trouve cette atmosphère plus gentille propre à ce héros. Effectivement au bout des 3 séquences, Billy Batson redevient un enfant (ou un adolescent) plutôt gentil et prêt à aider les autres. Donc malgré les apparences, cette nouvelle version de Shazam respecte bien la tradition de ce superhéros : un ton plus chaleureux et plus familial que les séries habituelles de superhéros, souvent plus violentes et plus noires. Comme à son habitude, Geoff Johns s'est fixé comme objectif de moderniser ce superhéros, en respectant au mieux ses caractéristiques. Le lecteur qui connaît la famille Marvel retrouvera donc sans surprise les autres personnages transformés par le mot de pouvoir "Shazam", de Black Adam à Tawny (le tigre Marvel). Côté méchants, il y a également le docteur Sivana, et même une courte apparition de Mister Mind. Le récit s'inscrit franchement dans une dichotomie bien/mal très classique et même caricaturale, avec les gentils orphelins et le méchant gros capitaliste foulant au pied les lois à coup de passe-droits (Gary Fank lui a même donné la tête de Richard Branson), ou les gentils superhéros altruistes et le très méchant voulant devenir maître du monde. Le discours de motivation de Billy Batson face au Sorcier relève à la fois de la démagogie et de convictions d'une naïveté à toute épreuve. Enfin, le lecteur n'échappe pas même pas à l'utilisation des incarnations des 7 péchés capitaux (orgueil, avarice, envie, colère, luxure, gourmandise, paresse) transformés en supercriminels génériques. En résumé, alors que le début laisse présager une version différente et plus complexe de Captain Marvel, ce Shazam n'a que l'apparence de la maturité et reste égal à lui-même. L'idée que l'apparition de Shazam coïncide avec le retour de la magie sur Terre est difficilement conciliable, en termes de continuité, avec l'existence bien établie de la Justice League Dark dans l'univers partagé DC. Comme souvent sur ses projets de prestige, le scénario de Geoff Johns bénéficie de la mise en images méticuleuse et soignée de Gary Frank. La particularité pour cette histoire est que Frank a encré lui-même ses dessins, sans l'aide de son encreur habituel John Sybal. Frank utilise un style à tendance plutôt réaliste et détaillée, avec des expressions de visages souvent crispées pendant les combats (les personnages montrant souvent les dents, avec les mâchoires serrées). Ce qui est appréciable et inhabituel dans les comics de superhéros est qu'il privilégie les anatomies normales pour les personnages en civil, réservant les musculatures hypertrophiées pour les superhéros. Même la poitrine de Mary Marvel présente une taille normale. Le début plante avec nuances le personnage peu accommodant et roublard de Billy Batson, une madame Glover jouant la personne affable en public, et hargneuse vis-à-vis de Billy en privé. La découverte des autres orphelins adoptée constitue un passage savoureux à les voir également jouer la comédie, en attendant de se retrouver seuls face à Billy. Gary Frank reste un bon metteur en scène et un bon directeur d'acteurs, tant qu'il s'agit de séquence en civil. Quand les superpouvoirs reprennent le devant de la scène, il croque des personnages plein d'une force physique massive et frappant fort. Le tigre Tawny est majestueux et imposant, vraiment magnifique. Mais dans le dernier tiers du récit, il devient manifeste que Gary Frank se désintéresse des arrières plans et que la mise en scène des combats ne l'intéresse que moyennement (plus de grandes cases, que d'action chorégraphiée). Pour un lecteur qui connaissait déjà le personnage de Billy Batson, il sera décontenancé par ce récit qui semble vouloir s'écarter du ton bon enfant associé à ce personnage, pour une ambiance plus réaliste, et plus noire, puis qui incorpore tous les composantes habituelles du personnage jusqu'à ce que les différences disparaissent, laissant comme un goût de tour de passe-passe pas très honnête. Pour un lecteur ne connaissant pas le personnage, il découvrira un superhéros très familial, en léger décalage avec la promesse de brutalité de la couverture.