Livraison offerte dans + de 600 points de retrait E.Leclerc
camion
Livraison à domicile offerte* !

Prêt à feuilleter

La guerre de Catherine

Prix jeunesse du Festival d'Angoulême 2018
de Julia Billet , date de sortie le 10 mai 2017
Rachel est confiée par ses parents à la Maison de Sèvres, une école pas tout à fait comme les autres. C'est là qu'elle se découvre une passion pour la photographie. Mais la Seconde Guerre mondiale est... Lire la suite

Livraison estimée le lundi 28 septembre 2020

 RETRAIT OFFERT
en magasin E.Leclerc

Livraison offerte à domicile*. Voir conditions.


La fiche détaillée

Résumé

Rachel est confiée par ses parents à la Maison de Sèvres, une école pas tout à fait comme les autres. C'est là qu'elle se découvre une passion pour la photographie. Mais la Seconde Guerre mondiale est engagée et la jeune fille juive doit changer de nom et fuir. Aidée par un réseau de résistance, elle parcourt la France de Lieu en lieu, son appareil photo toujours à portée de main. C'est ainsi qu'elle fixe sur pellicule sa guerre, celle de la résistance, celle de ces héros anonymes qui risquent leur vie pour sauver celle des autres et qui lui permettront de devenir une jeune femme libre.

L'AVIS Du libraire

L'avis de Adeline, de l'espace culturel de Carhaix

Rachel est une jeune fille juive passionnée de photographie. Mais pendant la Seconde Guerre, on ne peut pas vivre paisiblement... Ballottée de droite à gauche, la petite artiste va immortaliser ses rencontres et devenir un témoin-clé de son époque !

Caractéristiques

Titre La guerre de Catherine - Prix jeunesse du Festival d'Angoulême 2018
Auteur Julia Billet
Editeur Rue de Sèvres
Date de parution 10 mai 2017
Nombre de pages 160 pages
Dimensions 28,00 cm x 22,00 cm
Poids 802 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-36981-362-0 - 9782369813620

4,4/5

marina53

Le 11/12/2019

Début des années 40, la guerre fait rage. Cela fait des mois que Rachel n'a pas eu de nouvelles de ses parents. Pour la protéger des Allemands, ceux-ci l'ont placée à la Maison des Enfants de Sèvres, dirigée par la surnommée Goéland. Depuis que le mari de la directrice, Pingouin, lui a prêté un Rolleiflex, elle ne s'en sépare plus et est devenue responsable de l'atelier photo. Elle adore regarder le monde à travers le viseur. Mais, bientôt, la guerre semble se rapprocher. Rachel et ses amis, Sarah et Jeannot, apprennent qu'un camp pour les Juifs a été ouvert à Drancy. Que l'étoile jaune devient désormais obligatoire. Qu'au moindre contrôle d'identité, l'on risque de les embarquer. Les enseignants décident alors de changer les prénom et nom des enfants. Rachel Cohen devient Catherine Colin. Survient alors ce qui sera appelé La Rafle du Vel d'Hiv'. La situation devient trop dangereuse et les enfants doivent passer en zone libre. Séparée de Sarah, Catherine va se retrouver à la pension des sœurs de la Sainte Providence... Adapté du roman éponyme de Julia Billet qui racontait l'histoire de sa mère, pensionnaire à la Maison de Sèvres, cet album retrace le parcours mouvementé de Rachel Cohen. De la Maison de Sèvres à une planque de résistants en passant par une pension de sœurs ou une ferme familiale, elle n'aura de cesse de fuir et de se cacher des Allemands (parfois aussi des Français). Un parcours, ponctué de rencontres bienveillantes et généreuses, certes romancé mais qui n'en demeure pas moins très touchant. La jeune Rachel est un personnage très attachant et fait montre d'une grande maturité. Elle rendra grâce à toutes ces personnes rencontrées via son appareil photo qu'elle ne quitte jamais. Des clichés qui se dévoilent au fil des pages. Le récit se révèle délicat, tout en douceur malgré la dureté et l'horreur de l'époque. Claire Fauvel nous offre ainsi une formidable adaptation du roman, notamment grâce à la douceur de son trait et de sa palette de couleurs. Un album remarquable d'autant que l'on découvre, en toute fin, les vrais clichés pris par la maman de Julia Billet. Notamment Goéland et Pingouin, pionniers d'une pédagogie nouvelle encore révolutionnaire aujourd'hui, à la Maison d'enfants de Sèvres, et décorés de la médaille des justes bien des années après la guerre.

prune42

Le 16/06/2019

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la jeune Rachel Cohen est confiée par ses parents à la Maison d'Enfants à Sèvres car d'origine juive, elle est en danger. Elle découvre la photographie qui la passionne et doit prendre une nouvelle identité. Désormais, elle s'appellera Catherine. Mais elle doit fuir à nouveau et trouve refuge près de Riom puis à Limoges, chez une famille d'agriculteurs avec la petite Alice sur qui elle veille, et enfin dans les Pyrénées où elle s'occupe de l'alphabétisation d'un groupe d'enfants mais toujours avec sa passion de la photographie en tête. A la fin de la guerre, Rachel retourne à Paris à la recherche de ses parents. Les retrouvera-t-elle ? Sa première exposition de photos connaît un grand succès. Cette BD avait été proposée dans le cadre d'une opération lecture auprès de collégiens et m'intéressant à la Seconde Guerre Mondiale, j'ai eu envie de découvrir ce livre à mon tour. J'ai bien apprécié cette lecture, même si au début on est projeté directement dans l'histoire sans savoir ce qui s'est passé juste avant, je me suis posé des questions, mais peu à peu, tout s'éclaire. Les illustrations sont réussies, notamment celles en pleine page remplies de détails, elles suscitent beaucoup d'émotion. Les couleurs les plus utilisées sont foncées (bleu, marron, noir), elles renforcent l'impression de danger et d'inquiétude présente à cette époque. L'histoire d'amitié entre Rachel et Alice est très touchante, on éprouve beaucoup de sympathie pour cette jeune fille et certaines images sont attendrissantes. La passion pour la photographie est aussi bien illustrée notamment par le personnage d'Etienne Lombardi, j'ai bien aimé cet aspect également. Je pense que cette BD peut être effectivement lue par des collégiens de 3ème par exemple ou de jeunes lycéens, elle est simple mais parlante et nous évoque une époque lointaine mais qu'il ne faut pas oublier.

antO17

Le 03/06/2019

Une adolescente doit se cacher dans la France de Pétain parce qu’elle est juive. Elle change de prénom, de religion et change de cachette au fur et à mesure des soupçons, des délations, des fouilles… La guerre de Catherine, c’est la guerre vue par une adolescente qui va grandir trop vite, c’est la guerre vue par un reporter en herbe, c’est la guerre contre l’obscurantisme. Catherine ne fait pas de la photo comme tout un chacun, elle voit, elle ressent, elle crée. C’est par le prisme de son Rolleiflex qu’elle va saisir des instantanées d’humanité dans cette France minée par la haine et l’hystérie collective. Toutes ces images parlent et chantent même à mon oreille une belle musique : un hymne aux petits instants de grâce, un hymne à l’espoir, un hymne à la vie. Ce roman graphique adapté du roman de Julia Billet mis en image par Claire Fauvel est prenant, touchant, gracieux, précieux !

blandine5674

Le 10/03/2019

Récit fort d'une gamine juive passionnée de photographie et qui, pour échapper au camp, sera ballottée à droite à gauche. Je vois que cette BD est tirée d'un roman jeunesse sélectionné par le ministère de l'éducation nationale. Histoire de la mère de l'auteur et de la Maison de Sèvres. Les dessins sont modernes et expressifs. Une bonne alliance. Impossible à lâcher.

Labibliothequedemarjorie

Le 19/01/2019

"La guerre de Catherine" est adapté du roman jeunesse de Julia Billet publié aux éditions de l'école des Loisirs. Le récit s'inspire de personnages réels. C'est une manière de leur rendre hommage en racontant aux enfants d'aujourd'hui les ravages de la grande guerre à travers l'histoire d'une jeune fille juive, séparée de ses parents, et traversant la France pour se cacher. Alors que la guerre sévit en Europe, Rachel, une enfant juive, est placée en internat de jeunes filles à la maison de Sèvres : une institution destinée à protéger les enfants des persécutions de la guerre. La vie suit son cour, les enfants sont heureux et bien traités. Fascinée par la photographie, elle prend des clichés du quotidien, immortalise ses camarades et tout ce qui l'entoure. Son professeur la nomme responsable de l'atelier photo. Cependant, la situation change en France. Traqués, les enfants juifs ne sont plus en sécurité. Rachel change de prénom, et devient Catherine. Elle doit fuir. Pris en charge avec d'autres enfants dans un réseau de secours, elle traverse la France, son appareil toujours en main. Les clichés qu'elle prendra durant les années qui suivront témoigneront de la guerre et des son quotidien. Et Catherine ne loupera rien. Elle prendra des photos au gré de ses rencontres, de ses découvertes, des lieux, des ravages de la guerre. Elle reviendra et racontera SA guerre en images. Un très bel ouvrage, de beaux dessins et des couleurs qui rappellent le côté sombre de la guerre. Y sont abordés la résistance, mais aussi la collaboration, les dénonciations, le port de l'étoile jaune, la fuite, les camps de concentration, le tout dans un langage adapté aux enfants. Le petit plus : les véritables clichés des personnages en fin d'ouvrage.