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Les Campbell

Volume 5, Les trois malédictions
de José Luis Munuera , date de sortie le 06 juillet 2018
Une aventure en 5 tomes

Chez les Campbell, la piraterie, c'est une histoire de famille !

Véritable légende de la flibusterie, Campbell s'était retiré des affaires après le ... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Une aventure en 5 tomes

Chez les Campbell, la piraterie, c'est une histoire de famille !

Véritable légende de la flibusterie, Campbell s'était retiré des affaires après le meurtre de sa femme pour élever ses filles en paix, loin des souvenirs douloureux.

Mais le passé ne meurt jamais...

Caractéristiques

Titre Les Campbell - Volume 5, Les trois malédictions
Traducteur Anne-Marie Ruiz
Série Les Campbell
Editeur Dupuis
Date de parution 06 juillet 2018
Nombre de pages 64 pages
Dimensions 32,00 cm x 24,00 cm
Poids 670 g
Support Cartonné
ISBN / EAN 978-2-8001-7042-8 - 9782800170428

4/5

Noctenbule

Le 06/11/2019

J’avais hâte de lire le tome qui clôture l’aventure. La série arrive à trouver le bon rythme tome après tome, un scénario cohérent et un dessin très plaisant. Mais l’épisode qui finit un cycle est toujours assez sensible, une prise de risque. Et là je trouve que le tome manque de cohérence et est moins fluide. Beaucoup de bons temporels pour nous faire des révélations qui enlise la lecture. J’aurais tellement aimé avoir une fin pleines d’actions et de rebondissements moins prévisibles que j’ai été déçue. En plus, ils se sont laissés une fin ouverte avec la possibilité de faire une suite avec un nouveau cycle. Sinon, on retrouve les gags, marque de fabrique de cette aventure de pirates grâce notamment au duo avec Carapepino et Haggins. Sans oublier le raffinement des dessins et les couleurs toujours aussi chatoyantes qui font que c’est toujours un plaisir pour les yeux de se plonger dans leurs aventures. Même si je reste assez mitigé sur ce tome de clôture, cette série marque un renouveau dans le genre qui s’inspire autant de « Peter Pan » que « Pirate des caraïbes ».

jamiK

Le 22/01/2019

Révélations et final à la hauteur des ambitions affichées, cette série aura été un très bon moment de lecture. Ce récit démarre avec une scène qui se passe dans le futur, la construction du récit fait encore plus de détours entre passé, présent et futur, sans jamais nous perdre, c’est solidement bien imbriqué, l’auteur nous amène là où il voulait, il arrive à nous surprendre, à nous émouvoir. Il y a des décors époustouflants des ce tome, le graphisme est vif, dynamique, la construction du récit aussi, ce ton potache, qui nous a suivi tout au long des cinq tomes est coupé net avec la conclusion, tragique, lyrique. J’avoue avoir été agréablement surpris par cette série, plaisante, drôle, très dynamique et qui au final, est parvenue à m’émouvoir.

Virginie94

Le 27/12/2018

Le pirate Campbell, ses filles et tout son entourage sont à la recherche d'un fabuleux trésor. Mais son frère est sur la trace de ce même trésor et l'affrontement semble inéluctable. Dans ce cinquième et dernier tome, on est plus que jamais au cœur d'une aventure pirate avec cette recherche de trésor, des pièges, des plans... Mais on découvre aussi ce qu'il s'est passé des années avant, les raisons de la brouille des deux frères qu'on devinait depuis longtemps et d'autres choses qui sont de vraies découvertes. J'ai apprécié comme dans les tomes précédents la construction en flashbach et surtout les dialogues plein d'humour. J'ai été un peu déçue par la fin. Je ne veux pas trop en dire mais elle est inattendue et un peu trop triste pour moi. Je crois que j'aurais aussi voulu en savoir plus sur l'avenir de certains personnages. Mais peut-être y aura-t-il un autre cycle avec les filles du clan campbell. Si c'était le cas, je le lirais avec plaisir.

grossefab

Le 26/11/2018

Un chef d'oeuvre ! Une histoire qui vous accroche et qui ne vous lache plus ... Pleine d'humanité et dessinée avec talent !

BranchesCulture1

Le 30/10/2018

Munuera, la preuve par trois #2 : au XXIe siècle, les Espagnols ont encore et toujours le pied marin, même si tout a une fin ! Voilà un tout petit peu plus de vingt ans que José-Luis Munuera est rentré de manière fracassante dans le monde du Neuvième Art et presqu’aussi subitement dans le coeur des lecteurs pour devenir incontournable, tout au long de l’année. Car oui la bombe espagnole agit non seulement efficacement mais aussi rapidement, tirant son art d’un héritage et d’un métissage franco-belge et de thèmes et territoires légendaires mais pas éculé pour autant. La preuve par trois albums parus en cette année 2018. Deuxième partie sur les mers maudites mais néanmoins humoristiques avec le dernier acte des Campbell. Résumé de l’éditeur : Remontant la piste du trésor de San Brandamo jusqu’aux portes de l’Inferno, un ancien temple gardé par de féroces aborigènes, Campbell et son équipage s’apprêtent à récupérer le plus fabuleux butin de leur carrière de flibustiers. Mais ils ne sont pas les seuls sur le coup… Pour Campbell et son frère, voici venu le temps des révélations ! Avide d’aventures, il fallait bien qu’un jour José-Luis s’empare des océans, terrain de jeu idéal bien plus loin que les batailles navales. Comme Uderzo et son Jehan Pistolet (et plus tard les loosers magnifiques de Barbe Rouge dans Astérix), Munuera a pris la mer. Il a mis le cap sur les îles aux trésors mais aussi aux lépreux pour donner fougue et action à une famille de pirates généreuse et attachante mais aussi menacée et un brin dysfonctionnelle de par la déchirure qui a mis en concurrence deux frères ennemis : Campbell et Inferno. Tout ça ne pouvait que mal tourner même sans tache noire, la mort fait tache d’huile. « Tantôt un peu de drame, tantôt un peu de comédie », dira Carapepino, l’espèce d’Iznogoud de cette pentalogie. C’est clair, les personnages de cette série qui nous auront accompagnés et tenus en haleine (même de fond de cale, nourrie aux harengs saurs), on ne pouvait ni ne voulait s’imaginer qu’ils nous quitteraient aussi vite au prix d’un cinquième album fratricide. Cela dit, il faut reconnaître à Munuera la force de se retirer sans avoir tout dit, forcément, mais en ayant livré cinq albums qui se tiennent bien et ne jouent pas la surenchère quand le coeur n’y est plus (hein, les derniers épisodes de Pirates des Caraïbes). En cinq albums, Munuera a mis le feu aux poudres et à la ferveur sans friser le grotesque. Et si on n’en a pas eu assez, sans doute convient-il de concevoir les Campbell comme des jouets que l’auteur nous a légués pour imaginer plein d’autres aventures sur toutes les mers du monde. Et ça, c’est cool ! Dans cet ultime épisode, le souffle ne suffoque pas et c’est un boulet de canon qui est lancé dans un océan de désespoir et d’incompréhension qui fait le gâchis des relations familiales. Ici, entre deux parties de fines lames, le lecteur aura enfin le fin mot de cette histoire de flibustiers comme on les aime ou comme on aime les détester. Les trois malédictions est un album qui se déroule dans une nuit d’encre (illuminée par des flashbacks décisionnels de cette tragédie qui a le couteau entre les dents) qui exacerbe les tensions… et les gags. Le compromis est toujours aussi parfait et la lumière de l’or et du prestige viendra tout chambouler dans une dernière scène mythique. Il y a toujours eu beaucoup de choses à retirer des univers de pirates, des valeurs, du courage, des dilemmes… c’est encore le cas ici, mué par l’inconditionnel amour que porte Munuera à ses personnages, il ne les jette pas à la baille, il leur réserve une conclusion inévitable mais respectueuse. Son talent aussi à rendre les cases intrépides, variant les formats et l’éclairage du fidèle Sedyas. À nous faire rire tout en pleurant un peu. Car ce dernier tome est irrévocable, sous le signe du drapeau rouge, mais continue de faire des vagues car les pirates ne meurent jamais, leurs mythes restent intacts. Les Campbell aura aussi permis d’installer un peu plus José-Luis, qui n’est plus marin d’eau douce depuis longtemps, comme un dessinateur autant qu’un scénariste (il y avait déjà eu Walter le loup mais avec moins de difficultés narratives et moins de personnages) qui se débrouille dans les joutes de cape et d’épée mais aussi dans les joutes verbales, qui met toute son énergie au service de la puissance graphique et narrative et dans l’intelligence de son récit. Une star du Neuvième Art est née une seconde fois. À l’abordage de nouvelles Zaventures (la preuve au prochain et dernier numéro de ce topic)!