Prêt à feuilleter

Les vieux fourneaux

Volume 5, Bons pour l'asile
de Wilfrid Lupano , date de sortie le 09 novembre 2018
« Alors quoi ? On oublie tout ça ? Les Italiens ? Les Polonais ? Les Arméniens ? Les 600 000 tirailleurs sénégalais ? C'est tout le pays qu'a Alzheimer, ou quoi ?!?

On est 500 millions de... Lire la suite

En stock en ligne

 RETRAIT GRATUIT
en magasin E.Leclerc

Livraison gratuite à domicile*. Voir conditions.


La fiche détaillée

Résumé

« Alors quoi ? On oublie tout ça ? Les Italiens ? Les Polonais ? Les Arméniens ? Les 600 000 tirailleurs sénégalais ? C'est tout le pays qu'a Alzheimer, ou quoi ?!?

On est 500 millions de guignols en Europe et on veut nous faire croire qu'on peut pas accueillir 1 million de pauvres gens ? Ça fait même pas un par village ! »

Caractéristiques

Titre Les vieux fourneaux - Volume 5, Bons pour l'asile
Editeur Dargaud
Date de parution 09 novembre 2018
Nombre de pages 56 pages
Dimensions 30,00 cm x 23,00 cm
Poids 506 g
Support Cartonné
ISBN / EAN 978-2-505-07141-9 - 9782505071419

4,6/5

marina53

Le 06/02/2019

Devant l'ambassade de Suisse, le collectif « ni yeux ni maître » a encore frappé. Costume, cravate, haut de forme, les papis anarchistes, sur un canot de sauvetage, réclament haut et fort l'asile fiscal. À grand renfort de flics et d'hommes de sécurité, ils se retrouvent tous au poste, Pierrot y compris. Ce dernier est alors interpellé par une jeune fliquette, Patricia, affectueusement surnommée Patate. Cette dernière clame à qui veut l'entendre que Pierrot était son éducateur lorsqu'elle était ado et que c'est grâce à lui qu'elle a réussi. Les copains anarchistes ne se gênent pas alors pour se moquer de Pierrot... Mimile et Antoine arrivent à Paris, accompagnés de Juliette, pour assister au match de rugby opposant la France à l'Australie. Mais visiblement Sophie, la petite-fille d'Antoine, a d'autres projets. Elle a monté un coup pour que Antoine et son fils, qui ne se parlent plus depuis des années, essaient de renouer les liens... L'on prend les mêmes et l'on recommence... Pierrot, toujours aussi remonté contre le système, Mimile, un peu à côté de la plaque et Antoine, un brin têtu et orgueilleux. Ajouter à cela une petite-fille, Sophie, qui se mêle de la vie de son père et de son grand-père, une Fanfan pimpante et militante, une Patate pas peu fière d'elle et de son éduc', Pierrot. Cet album se veut avant tout jouissif, enlevé et porté par des personnages hauts en couleurs et fort attachants. Pour autant, cela n'empêche pas Wilfrid Lupano d'écorner quelque peu l'image de la France et des Français, de l'attitude de l'Australie vis à vis des migrants... Graphiquement, Paul Cauuet, de par son trait semi-réaliste dynamique et sa palette de couleurs vive, apporte punch et panache à ce cinquième opus truculent.

Crossroads

Le 03/02/2019

Les Vieux Fourneaux semblent être partis pour une franchise à rallonge. Paradoxe ultime lorsque l'on évoque l'âge des protagonistes. Allez pas leur dire, hein, pas envie de prendre un méchant pavé sur le coin de la gueule ! Nul besoin qu'ils arborent un gilet jaune, leur naturel suffit à justifier une rébellion de bon aloi contre l'ordre établi. Qui contre les flics, qui contre un rapprochement familial parfaitement inutile à ses yeux de miro, qui contre le traitement inhumain de migrants. Cherchez pas de linéarité entre les albums, elle aurait tendance à faire illusion. Non, ce qui séduit, réjouit, émoustille... c'est ce ton tantôt subversif, tantôt attendrissant, porté par un visuel aéré et grisant. Les Vieux Fourneaux viennent d'écrire un nouveau chapitre insurectionnel pour le plus grand plaisir de nos zygomatiques. Chauves must go on !!

Eve-Yeshe

Le 03/01/2019

Ma critique sera brève, pour une fois! mais l’enthousiasme est toujours là… Encore un tome savoureux ! je m’éclate toujours autant avec ces vieux compères qui sont devenus les miens… Laisser Juliette avec son Papoutch (son arrière-grand-père) et son grand-père pour qu’ils se rabibochent ce n’était pas peut-être pas l’idée du siècle mais cela donne lieu à des scènes comiques. Pierrot qui manifeste devant une banque suisse avec ses complices et tout le monde se fait coffrer, d’où une garde à vue géniale qui permet de faire la connaissance de Patate… Le tout sur fond de match de rugby au stade de France, sur fond de danses océanes… Une mention spéciale pour la plaque de l’hôtel de Fanfan (ex île de la tortue) : Dave HIOCK et Demi GRANTS GLOBAL TRADE INVESTISMENTS EXPERTISE J’ai beaucoup ri encore et adoré! peut-être suis-je aussi bonne pour l’asile comme eux!

TheWind

Le 26/12/2018

Ils sont toujours aussi décapants ces Vieux Fourneaux ! Du militantisme intelligent et insolent, du mimilantisme surprenant et hilarant, des retrouvailles familiales bouillonnantes mais tout aussi touchantes, Les Vieux Fourneaux m'ont gâtée pour Noël. Certes, ils sont sans doute bons pour l'asile mais faites qu'ils continuent à faire toujours autant de conneries, qu'ils donnent dans l'irrévérence avec toujours autant de talent, qu'ils jouent avec les mots avec toujours autant de finesse (..ou pas !). Bref, je les aime ces p'tits vieux croquignolants !

manU17

Le 09/11/2018

Ils sont de retour et ils sont tous là, Antoine, Mimil, Pierrot, Sophie et Juliette ! Et le plaisir des retrouvailles est intact. Nos Vieux fourneaux sont plus militants et déterminés que jamais. Il faut dire que l‘époque ne manque pas en sujets de mobilisation, réfugiés, migrants, indifférence des uns, bêtise des autres… Et puis comme toujours au coeur de tout ça, la famille, l'amour au sens large, sans distinction entre liens du coeur et liens du sang. Les grandes lignes posées, on rit aux trouvailles des auteurs, aux répliques vachardes qui font mouche, frappées du sceau du bon sens. Réjouissances encore avec les scènes du coup de gueule de Fanfan ou du coup de folie de Mimil. Un cinquième tome réussi, toujours aussi politique, social, émouvant et vraiment drôle. Les Vieux fourneaux, Bons pour l'asile, je ne sais pas mais bons pour nos zygomatiques, c'est certain !