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Filles des Oiseaux

Volume 1, N'oubliez jamais que le seigneur vous regarde !
de Florence Cestac , date de sortie le 09 septembre 2016
Il y a une cinquantaine d'années, les familles aisées envoyaient leurs jeunes filles un peu rebelles chez les soeurs pour les remettre dans le droit chemin. Marie-Colombe en faisait partie et pour Thérèse,... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Il y a une cinquantaine d'années, les familles aisées envoyaient leurs jeunes filles un peu rebelles chez les soeurs pour les remettre dans le droit chemin. Marie-Colombe en faisait partie et pour Thérèse, qui n'habitait pas loin, c'était pratique. Âgées de 13 ans, ces deux filles qui n'avaient rien pour se rencontrer au départ vont se lier d'une amitié à toute épreuve et faire les 400 coups dans cette vénérable institution catholique d'Honfleur.

Caractéristiques

Titre Filles des Oiseaux - Volume 1, N'oubliez jamais que le seigneur vous regarde !
Editeur Dargaud
Date de parution 09 septembre 2016
Nombre de pages 56 pages
Dimensions 32,00 cm x 25,00 cm
Poids 623 g
Support Cartonné
ISBN / EAN 978-2-205-07559-5 - 9782205075595

3,8/5

blandine5674

Le 21/06/2018

Deux très jeunes filles qui vont devenir amies malgré leurs grandes différences. Campagnarde et citadine, pauvre et riche, une famille avec de l’instruction. Imaginer quand l’une va passer le week-end chez l’autre. Surtout quand une histoire d’amour se profile entre le frère et l’amie. C’est drôle, sympa, rafraîchissant.

Ziliz

Le 12/08/2017

• Titre : « Filles des Oiseaux » > ... en cage, ces adolescentes dans un pensionnat catholique des années 60 - promiscuité, inconfort, et discipline vengeresse des religieuses. • Sous-titre : « N'oubliez jamais que le Seigneur vous regarde ! » > ... via l'oeil de ses représentantes auto-proclamées, étroites d'esprit, garces, vicelardes, zélées. Thérèse est fille d'agriculteurs normands. Marie-Colombe est issue d'un milieu bourgeois aisé ; c'est la rebelle de la famille, on l'a envoyée en pension pour qu'elle se calme. Ces deux-là sympathisent vite. Thérèse est fascinée par l'audace et les bonnes trouvailles de la facétieuse Marie-Colombe, « une fille formidable qui ose tout. » Quand chacune se frotte à l'univers familial de l'autre le temps de week-ends, les expériences sont pour le moins déroutantes. Gênantes pour Thérèse, mais plutôt amusantes pour le lecteur... Si l'on n'est pas rebuté par le dessin chargé de Florence Cestac et ses « tarbouifs en pomme au four » (sic) *, on entre vite dans cette histoire en partie autobiographique, à la fois drôle et émouvante. Si l'on a connu directement ou par ouï-dire les internats tenus par les "bonnes" (?) soeurs, on jubile - grâce au répondant de Marie-Colombe - autant qu'on s'indigne. L'album se termine par une manif soixante-huitarde, où jeans et chemises ouvertes ont remplacé les uniformes de fifilles. #9658; Quelques slogans : - Un homme sur deux est une femme ! - On ne tombe pas amoureux d'un taux de croissance ! - Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi ! - Le monde n'est pas une marchandise ! - C'est pas la bite qui nous dérange, c'est le mec qu'il y a autour ! J'attends impatiemment la suite de ce diptyque. * cf. 'Un amour exemplaire', album de Daniel Pennac Florence Cestac

Kittiwake

Le 10/10/2016

Voilà une BD qui devrait équivaloir à un raclage de fonds de tiroir des souvenirs, à toutes celles qui, il y a quelques décennies ont fréquenté la fine fleur des établissements privés pour jeunes filles, avant que mai 68 vienne bouleverser les codes en acceptant les loups dans la bergerie, à savoir la mixité dans les classes. Et oui, les bonnes soeurs en cornette, encore plus obsédées que leurs ouailles, veillaient au grain! Et tentaient de formater les jeunes esprits à coup de bénédicité et de messe du vendredi matin, les cheveux cachés par un misérable foulard, pioché dans le panier à l’entrée de l’église. Ici, deux pensionnaires se lient d’amitié, face à l’adversité. Tout les oppose pourtant, et particulièrement le milieu social, l’une d’elles habite les beaux quartiers, alors que sa camarade vit dans une ferme entre un père alcoolique et une mère dépressive (on comprend pourquoi). La confrontation de ces deux univers incompatibles est une prise de risque qui peut se payer au prix fort….. On sent bien que le propos est personnel : c’est du vécu, à coup sûr, car ça ne s’invente pas. Et j’adhère totalement au discours qui met bien en valeur la débilité ambiante destinée à préserver la chasteté de la jeunesse Par contre, je n’ai pas accroché avec le dessin, très brouillon, au point d’avoir du mal à différencier les personnages, tous affublés de gros pifs, d’autant que les vignettes sont en camaïeu de marron. Dommage , l’humour et l’ironie sont bien présents et le sujet suffisamment incroyable quand on n’y a pas été confronté pour constituer une base riche de sarcasmes.

julienleclerc45

Le 21/09/2016

Dans les années soixante, Thérèse, à cause de son comportement, est internée au pensionnat des Oiseaux, un établissement pour jeunes filles tenu par des sœurs chanoinesses de saint Augustin. Elle y rencontre Marie-Colombe, personnalité qui dénote par son caractère. Les deux jeunes filles de 13 ans deviennent amies, découvrant leurs différences. L’une vient d’une famille très aisée vivant à Neuilly ; l’autre, d’une famille du coin, dans laquelle on est paysans depuis des générations. Les deux jeunes filles deviennent inséparables et font les 400 coups dans le vénérable pensionnat. Le premier tome de cette série nous plonge dans une époque engluée dans les différences sociales, dans un machisme institutionnelle. Florence Cestac s’en amuse et s’en émeut tout comme le lecteur. L’auteure traite également de l’adolescence et des premières étapes (les règles notamment). Les deux personnages féminins sont réjouissants par leur liberté de ton. Mais les familles, le pensionnat et toutes les conventions se rappellent à elles et les maltraitent. La violence de cette société est perceptible derrière les sourires et un certain je-m’en-foutisme. Cela renforce même l’émotion des situations. Le trait vif de Florence Cestac parvient toujours à donner du souffle à ses personnages et à transmettre une véritable sensibilité. Ces deux adolescentes sont particulièrement touchantes par la construction de leur personnalité, leur découverte de leur monde et la naissance de ce sentiment de révolte.

pilyen

Le 17/09/2016

Il y a des fois où j'ai de drôles d'idées. Alors que je suis vraiment client des albums de Florence Cestac, celui-ci ne me disait rien. Son idée de revenir sur ses années de pension chez les " bonnes" soeurs, m'apparaissait comme peu engageant et manquant quelque part d'originalité. Depuis Binet et son "L'institution" et rien qu'en BD, le thème a été labouré et relabouré en plus de vingt ans et je n'étais pas sûr qu'elle puisse apporter quelque chose de neuf. Louez soit le seigneur ( je ne me mets pas de majuscule parce que c'est juste une expression pour faire raccord), l'habitude a fait que j'ai acheté chez mon libraire favori ces "Filles des oiseaux" et pour une fois, vive les habitudes, car, au final, pour moi, c'est sans doute le meilleur album de l'auteure ! Sans déflorer l'histoire, disons que la jeune Florence, sur sa demande, entre dans un pensionnat catholique de jeunes filles. Issue d'une famille de modestes agriculteurs, elle deviendra dès son entrée, l'amie de Marie-Colombe, jeune fille très délurée et ultra bourgeoise de Neuilly, placée là pour que des mains de fer en cornettes la remette un peu sur le droit chemin. La sexualité en bandoulière, elles feront tourner chèvres les religieuses, se recevront l'une chez l'autre... A priori que du banal sauf que Florence Cestac en relatant ces années de pensionnat qui se situent juste avant mai 68, offre un récit absolument parfait aux multiples résonances. Sans jamais forcer le trait et ce, malgré un dessin toujours aussi cartoonesque, elle s'attaque à la position de la jeune fille des années 60 qui n'était faite que pour le mariage, prier la vierge Marie, modèle absolue de la féminité pour tout un troupeau de moutons bêlants, voire travailler mais muette et malléable. Son habituel regard féministe fait mouche et rappelle ainsi que rien n'est jamais acquis. Mais son regard sur la religion est très pertinent aussi, pointant finement que l'obscurantisme en France ce n'est pas si vieux, et qu'il reste tapi derrière votre télé ou votre console de jeu pour un retour insidieux. Comment ne pas y penser lors du passage du port du pantalon dans le pensionnat permis que s'il y avait une jupe par-dessus ? Ca ne vous rappelle pas quelque chose ? Regardez- bien dans la rue et même dans les cours de récréation ! Combien voyez-vous de petites filles, même des femmes juste avec une jupe ? Qui en ce moment ne met pas un legging en dessous ? Retour à l'envers d'un accoutrement d'un autre âge, dont on peut penser qu'il obéit plus à un pruderie inspirée par un retour ambiant du religieux que par un souci réellement esthétique ou pratique ( on me rétorquera que c'est pour que les dégoûtants ne voient pas la culotte des filles ....ben oui, il n'y a plus que les garçons qui ont le droit de monter leur slip ! Vive l'égalité...) Je m'égare ....Voyez l'album ne laisse pas indifférent et pas seulement sur ces questions de société. Il a également une dimension narrative particulièrement réussie car sous ses airs irrévérencieux, des thèmes nettement moins humoristiques affleurent, allant de la honte que provoque la différence des classes... La fin sur le blog