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La troisième femme : permanence et révolution du féminin

Permanence et révolution du féminin
de Gilles Lipovetsky , date de sortie le 04 novembre 1997
Ce demi-siècle a plus changé la condition féminine que les millénaires antérieurs : affranchies de la servitude immémoriale de la procréation, exerçant une activité professionnelle, vivant leur... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Ce demi-siècle a plus changé la condition féminine que les millénaires antérieurs : affranchies de la servitude immémoriale de la procréation, exerçant une activité professionnelle, vivant leur liberté sexuelle, les femmes battent désormais en brèche les citadelles masculines.

Dans cette émancipation, on pourrait voir à l'oeuvre la logique des sociétés postmodernes définie par Gilles Lipovetsky dans ses précédents ouvrages : le procès de personnalisation, cette nouvelle façon pour la société de s'organiser et de gérer les comportements selon les valeurs du libre déploiement de la personnalité humaine, de la légitimité de la jouissance et des demandes singulières, de la nécessité de moduler les institutions sur les aspirations des individus.

Déjà, l'analyse de la mode avait révélé la déréliction de l'individu à l'ère démocratique, rendu plus problématique à lui-même et aux autres. Il est remarquable qu'aujourd'hui Gilles Lipovetsky - observant au plus près les manières d'être et de penser des individus dans des domaines aussi divers que l'amour, la séduction, la beauté physique, le rapport au travail, à la famille et au pouvoir - retrouve dans l'avancée de la postmodernité un élément majeur qui subsiste dans son altérité et se recompose dans la configuration individualiste : le féminin.

Si les sociétés postmodernes s'emploient à réduire les oppositions de genre, elles ne préparent pas leur confluence. L'homme reste associé prioritairement aux rôles publics et «instrumentaux», la femme aux rôles privés, esthétiques et affectifs. Loin d'opérer une rupture absolue avec le passé historique, la dynamique démocratique le recycle continûment. En cela, elle ne va pas jusqu'au bout d'elle-même.

Caractéristiques

Titre La troisième femme : permanence et révolution du féminin - permanence et révolution du féminin
Collection NRF Essais
Editeur Gallimard
Date de parution 04 novembre 1997
Nombre de pages 328 pages
Dimensions 23,00 cm x 15,00 cm
Poids 360 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-07-075031-0 - 9782070750313

4/5

kpotrapeliouk

Le 28/07/2016

Gilles Lipovetsky trace une histoire des situations des femmes depuis la nuit des temps. Après la "première femme" - vouée toute entière à la reproduction, sans aucun droit et sans même le statut d'être humain à part entière, la "deuxième femme " - éternel féminin dont on célèbre la beauté, la maternité, mais qui reste cantonnée à la sphère privée et aux tâches domestiques, est venu le temps de la "troisième femme". Cette troisième femme apparaît durant la deuxième moitié du XXe siècle quand, pour la première fois, les femmes vont conquérir la maîtrise de leur destin grâce à la contraception, la moindre importance de l'image de la femme au foyer et la reconnaissance du travail féminin. Les femmes se trouvent alors dans une situation identique à celle des hommes car elles ont à construire leur destin parce qu'il n'y a plus d'assignation, a priori, à ce qu'elles doivent être et faire. Cette troisième femme est la femme indéterminée car son destin n'est plus prédéterminé, écrit à l'avance par les codes sociaux et culturels. Ici, les garçons et les filles sont sur la même dynamique égalitaire marquée par une reconnaissance de l'autonomie des femmes qui peuvent contrôler leur destin, leur corps, leur place sociale. Pour autant, les pesanteurs demeurent, on observe une très forte permanence des codes hérités de l'histoire qui tempèrent la vision triomphaliste. La différenciation est reconduite en termes de principe. Ainsi de la beauté où la place des femmes et des hommes n'est pas équivalente aussi bien dans les concours de beauté, les soins du corps, la chirurgie esthétique… La femme demeure le beau sexe. Les hommes continuent d'occuper les postes de pouvoir dans l'économie ; les femmes demeurent les plus fragiles, les plus précaires, les plus vulnérables. L'égalité des sexes dans les textes demeure donc pour l'instant un voeu pieux, et l'état des lieux réel est loin d'offrir les mêmes chances aux femmes et aux hommes. Constat mitigé, donc : pour l'instant, l'homme demeure l'avenir de l'homme... J'ai beaucoup apprécié la lecture de ce texte, bien que j'aie -forcément- gueulé à plus d'une reprise devant les constats implacables qu'il dresse.