Prêt à feuilleter

C'était mieux avant !

de Michel Serres , date de sortie le 08 août 2017
« Dix Grands-Papas Ronchons ne cessent de dire à Petite Poucette, chômeuse ou stagiaire qui paiera longtemps pour ces retraités : "C'était mieux avant" Or, cela tombe bien, avant, justement, j'y étais.... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

« Dix Grands-Papas Ronchons ne cessent de dire à Petite Poucette, chômeuse ou stagiaire qui paiera longtemps pour ces retraités : "C'était mieux avant" Or, cela tombe bien, avant, justement, j'y étais. Je peux dresser un bilan d'expert

Qui commence ainsi : avant nous gouvernaient Franco, Hitler, Mussolini, Staline, Mao... rien, que des braves gens ; avant, guerres et crimes d'État laissèrent derrière eux des dizaines de millions de morts. Longue, la suite de ces réjouissances nous édifiera. »

Michel Serres

Un coup de gueule plein de malice !

Caractéristiques

Titre C'était mieux avant !
Auteur Michel Serres
Collection Essais. Manifestes
Editeur le Pommier
Date de parution 08 août 2017
Nombre de pages 95 pages
Dimensions 16,00 cm x 11,00 cm
Poids 76 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-7465-1288-7 - 9782746512887

3,3/5

Josephine2

Le 03/12/2017

Je n’ai pas lu « Petite Poucette », mais il n’est pas besoin de l’avoir lu pour aborder ce nouveau manifeste de Michel SERRES. Cette fois, il dénonce les fameux « c’était mieux avant » de nos grands-papas ronchons. Tous les thèmes de la société y sont abordés d’une manière humoristique. Il passe la société « d’avant » et « d’après » au crible fin. Un régal ! Et je ne vous parle même pas de l’écriture magnifique, fine, poétique, comme je les aime. A mettre entre toutes les mains. Abordable par tous, à peine une centaine de pages. Il serait bête de passer à côté.

jeunejane

Le 16/11/2017

Michel Serres, 87 ans nous livre essai de 95 pages où il pousse un colère contre les grands-papas ronchons comme il les nomme. Il réagit contre les paroles si souvent entendues "C'était mieux avant" par rapport aux jeunes représentés par sa célèbre "Petite Poucette". Les trois quarts du livre évoquent le passé qu'il a vécu où la vie était bien plus désagréable qu'aujourd'hui mais quand même vers la fin, il reprend les points forts de son passé comme la communication réelle entre les habitants dans les villages où il a grandi, la beauté de l'architecture remplacée par les constructions "états-uniennes" , dixit Michel Serres. Pour terminer, il se pose quelques questions sur la grandeur de l'espèce humaine et son devenir. Michel Serres n'est donc pas complètement optimiste, il fait quand même référence à des valeurs qu'il regrette vers la fin mais dans l'ensemble, il préfère notre époque. Il tient à donner un message optimiste aux jeunes d'aujourd'hui qui doivent continuer le chemin. J'ai trouvé en Michel Serres, le message que je tiens moi aussi à donner à mes enfants et petits-enfants , à mes jeunes collègues aussi sans pour cela ignorer les réalités . J'ai vu ce monsieur à la grande librairie du 9 novembre. Il a encore montré une capacité exceptionnelle d'échange et de communication avec les autres qui étaient présents sur le plateau.

Junie

Le 11/11/2017

Comme je parle très bien des livres que je n'ai pas lus, je prédis à celui-ci un beau succès: le grand âge est à la mode, on ne compte plus les films et bouquins sur la vieillesse. Une vieillesse qui refuse d'accepter "des ans l'irréparable outrage" et se sent des picotis dans les mollets, des étoiles dans les yeux et des éclairs de génie sous la casquette. Par ailleurs, les poncifs, utilisés dans le sens du poil ou à contre-sens, remplaçant la pensée, celui-ci devrait faire recette. Mais moi je dis que j'avais eu l'idée avant, et que Michel Serres me l'a piquée en faisant sur babélio un excellent quiz intitulé "c'était mieux avant!" élaboré par Junie, cette visionnaire qui prédit le passé. Car oui, c'était mieux avant. Avant le Déluge, avant les bombes atomiques, avant le glyphosate et la GPA, avant les tablettes tactiles pour nourrisson, avant les hypermarchés et la télé-réalité, avant la disparition du dernier orang-outan, avant le soja transgénique, avant le shopping sur internet, avant les robots qui surveillent les vieux à domicile, avant les vacances virtuelles grâce au casque de réalité augmentée, avant que la mer recouvre les îles Fidji. Vous avez oublié comme on a les mains moites quand on écrit une lettre d'amour. Comme on transpire quand on coupe du bois. Comme on a froid en montagne à 6 heures du matin. Comme on est heureux de se réveiller en entendant la mer, le vent dans les feuilles, un cri d'oiseau. Vous avez oublié comme la nuit est noire et comme ça rassure de voir apparaitre la lune. Vous avez oublié l'odeur de la menthe et de la camomille en été, vous ne savez plus reconnaitre un hêtre, un chêne, un frêne, un bouleau. Vous êtes les habitants d'un astre bientôt asphyxié, dénaturé, dévitalisé, dégradé, et moi aussi je suis sur la même planète, et on n'a pas de canot de sauvetage.

FredMartineau

Le 16/09/2017

Un opuscule qui se boit d’une traite, en moins d’une heure, et qui glisse dans le cerveau comme un bonbon sucré ou un miel malicieux. Dans C’était mieux avant ! Michel Serres tord le cou à la nostalgie d’un passé qu’il a vécu et dont il n’a pas oublié le goût parfois amer, toujours très rude, fréquemment bien plus mortel que notre époque. Illustrant son propos de ses propres expériences, il balaye nombre d’aspects quotidiens et démontre factuellement qu’avant ce n’était pas mieux, bien au contraire, n’en déplaise à Éric Zemmour et tous les aficionados d’un retour à ce fameux Éden des siècles précédents. Tout juste accorde-t-il à la vie communautaire et à la communication entre les gens d’hier, plus de crédit qu’à l’isolement dans lequel confine trop souvent le monde occidental d’aujourd’hui. Le grand-papa ronchon comme il se définit lui-même fustige les élites seniors de l’argent ou ceux au pouvoir dont le conservatisme traduit la peur et le refus du progrès. Et le philosophe de finir sur une note d’espoir : ce sera sûrement mieux demain#8201;! L’intercommunication de masse rendue possible par les réseaux sociaux devrait signifier la fin des organisations pyramidales, la naissance de la démocratie et la survivance de l’espèce humaine, si elle renonce à ses rêves de gloire et de puissance terrestre pour accepter l’humilité et la petitesse de sa condition. J’ai eu l’occasion d’aller l’écouter la semaine dernière dans le cadre de sa tournée de promotion et je peux que recommander aux Babelionautes qui auront cette même opportunité, de la saisir. C’est peut-être une des dernières fois qu’il se déplace en France. Il est jubilatoire, plein d’humour et ses anecdotes m’ont ravi…