Prêt à feuilleter

Le choc des civilisations

de Samuel Phillips Huntington , date de sortie le 07 novembre 1997
Menacé par la puissance grandissante
de l'islam et de la Chine,
l'Occident parviendra-t-il à conjurer
son déclin ? Saurons-nous apprendre
rapidement à coexister ou bie... Lire la suite

Expédié sous 7 jours

 RETRAIT GRATUIT
en magasin E.Leclerc

Livraison gratuite à domicile*. Voir conditions.


La fiche détaillée

Résumé

Menacé par la puissance grandissante
de l'islam et de la Chine,
l'Occident parviendra-t-il à conjurer
son déclin ? Saurons-nous apprendre
rapidement à coexister ou bien nos
différences nous pousseront-elles
vers un nouveau type de conflit, plus
violent que ceux que nous avons
connus depuis un siècle ?

Pour Samuel Huntington, les peuples
se regroupent désormais en fonction
de leurs affinités culturelles. Les
frontières politiques comptent moins
que les barrières religieuses, ethniques,
intellectuelles. Au conflit entre
les blocs idéologiques de naguère
succède le choc des civilisations...

Le livre qu'il faut lire pour comprendre
le monde contemporain et les vraies
menaces qui s'annoncent...

Caractéristiques

Titre Le choc des civilisations
Editeur O. Jacob
Date de parution 07 novembre 1997
Nombre de pages 402 pages
Dimensions 24,00 cm x 16,00 cm
Poids 562 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-7381-0499-1 - 9782738104991

4/5

Luniver

Le 25/08/2014

À l'effondrement de l'Union Soviétique, le sort du monde semblait réglé : la démocratie et le libéralisme avaient triomphé, ce n'était qu'une question de temps avant que l'ensemble des pays ne se décident à les adopter. Force est de constater, quelques années plus tard, que cette prévision ne semble pas sur le point de s'accomplir. Pour l'auteur, de nouveaux blocs se sont constitués, basés non plus sur une doctrine politique, mais sur les affinités culturelles : on n'aime finalement que ceux qui nous ressemblent. Les civilisations d'Huntington sont définies comme les plus larges rassemblements de « Nous », comme les premières subdivisions juste après « être humain ». Il en existe huit aujourd'hui : chinoise, japonaise, hindoue, islamique, occidentale, latino-américaine, africaine et orthodoxe. La civilisation occidentale amorcerait sa décadence, tandis que les autres prendraient lentement conscience de leurs forces et chercheraient à étendre leur influence. Ce découpage du monde permet de prédire les risques de conflit et leur gravité. En résumé, les conflits intracivilisationnels resteront modérés puisqu'il ne manquera pas de voisins prêts à calmer le jeu, tandis que les conflits intercivilisationnels peuvent vite dégénérer en entraînant dans la course toute la population des deux blocs qui s'affrontent. Huntington a fait quelques prédictions sur base de son modèle qui se sont réalisées, comme le déchirement de l'Ukraine, à cheval sur les civilisations occidentale et orthodoxe. Il paraît cependant fort imprécis pour d'autres conflits : bonne chance pour expliquer les récents conflits au Proche-Orient en considérant la civilisation islamique comme un bloc compact et bien soudé. On notera aussi que tous les conflits sont ramenés à des guerres de religion, les autres variables étant passées sous silence, et que les civilisations sont considérées comme homogènes et éternelles. Même si l'auteur admet que son modèle est limité dans le temps (fin du XXe siècle, début du XXIe), les nombreux débats sur l'identité nationale qui fleurissent un peu partout montre bien que cette identité est loin d'être évidente. L'essai est intéressant et ne peut pas être balayé d'un revers de la main, mais il peine à me convaincre pleinement. Si le modèle décrit peut permettre de défricher le terrain, il me paraît être vite limité pour comprendre vraiment un conflit particulier. Le ton me paraît également exagérément pessimiste, les civilisations paraissent à la fin du livre être composées de guerriers sanguinaires prêts à s'entretuer pour faire triompher la leur.

Caracalla

Le 18/10/2012

Etrange ouvrage que tout le monde critique sans l'avoir jamais lu. Remettons donc quelques idées reçues en place : 1. Huntington est un thuriféraire des faucons du Pentagone (Bush, Rumsfeld ...). NON. Jeune Huntington est un conseiller de l'administration démocrate (et non républicaine), en particulier de Jimmy Carter qui n'est pas resté dans les annales comme le président le plus agressif. 2. Huntington est un va-t-en-guerre responsable de l'invasion de l'Irak NON. Il est au contraire isolationniste, considérant qu'une attaque contre le monde musulman est l'un des plus gros risque de nouvelle guerre mondiale. 4. Huntington oppose des civilisations méconnaissant la possibilité d'une "civilisation mondiale", renforcée tous les jours par la mondialisation. NON. Exemple type de l'argument de celui qui n'a pas lu l'ouvrage. (re)-lire le chapitre III. 3. Huntington caricature, il simplifie à outrance. C'est bien un amerlock qui ne comprend rien à la complexité du monde. OUI et NON. On tombe toujours sur le problème du modèle en sciences (humaines). Plus un modèle est simple, caricaturale d'une certaine façon, plus il est explicatif. Plus vous faites entrer de variables, moins il sera caricaturale mais moins aussi sera t-il cohérent. Huntington fait un choix : libre à chacun de le trouver trop simple ou trop complexe, à condition de garder à l'esprit la remarque précédente. 4. Huntington est comme tous les Américains fermé sur la seule culture anglo-saxonne. OUI et NON. "Occidentale" probablement. Il avoue d'ailleurs lui même méconnaître la civilisation chinoise et plus encore indienne. "Américaine" non. À l'index, un des auteurs les plus cité est ... Fernand Braudel dont on retrouve presque mot pour mot des passages entiers. Mais aussi (rien que pour les Français) : Balladur, Chirac, Clemenceau, Régis Debray, Delors, Durkheim, VGE, Juppé, Gilles Kepel, P. Lelouche, BHL, Marcel Mauss, Mitterrand, Pasqua, Jean Raspail, Maxime Rodinson, Olivier Roy, … 5. Huntington est essentiellement pessimiste. OUI. C'est certain, aussi bien sur le déclin de l'occident qu'en ce qui concerne le risque de nouveau conflit mondial, qu'il croyait très probable. Bref un livre qui mérite vraiment d'être lu ... ne serait-ce que pour en avoir une idée indépendante !