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La plus belle histoire de la philosophie

de Luc Ferry, Claude Capelier , date de sortie le 15 avril 2015
Comment les grands concepts se sont-ils
succédé ? Comment Platon, Descartes, Schopenhauer,
Nietzsche et les autres ont-ils eu
l'intuition qui a tout changé ? Luc Ferry raconte
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La fiche détaillée

Résumé

Comment les grands concepts se sont-ils
succédé ? Comment Platon, Descartes, Schopenhauer,
Nietzsche et les autres ont-ils eu
l'intuition qui a tout changé ? Luc Ferry raconte
l'histoire de la pensée comme une fabuleuse
épopée de l'Antiquité à nos jours, et il nous
donne les clefs pour répondre à notre désarroi
à l'heure de la globalisation et des intégrismes
d'un autre âge.

Caractéristiques

Titre La plus belle histoire de la philosophie
Collection Points
Editeur Points
Date de parution 15 avril 2015
Nombre de pages 391 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 210 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-7578-4897-5 - 9782757848975

3,8/5

JeanAugustinAmarDuRivier

Le 05/01/2019

Il s'agit du premier volume de la collection intitulée: "La plus belle histoire" - éditeurs Seuil et Robert Laffont - que je lis. L'ouvrage, qui porte sur la Philosophie, remplit son but que j'interprète comme étant de : "Nourrir les réflexions au sujet des systèmes de pensées des airs du temps de l'antiquité à nos jours." Les auteurs Luc Ferry et Claude Capelier adoptent le style littéraire du Dialogue, cher aux philosophes, un mode de conversation qui comporte nécessairement raison, discernement, exactitude et sagesse. Ils nous présentent ainsi un panorama significatif et pertinent des systèmes de pensées avec leurs limites, leurs articulations autour d'une dualité spirituelle religieuse et séculière. Une période de déconstruction de toute transcendance marquée par Friedrich Wilhelm Nietzsche met en exergue la Technique déboussolée et très comptemporaine de Martin Heidegger qui associe le progrès à la servitude alors que dans l'humanisme d'Emmanuel Kant et des lumières celui-ci était corrélé à la liberté. Ainsi, ce recueil de philosophie nous conduirait à prendre conscience ou pas que , de nos jours, nous vivons une période d'obscurantisme séculier dont des symptômes se nommeraient l'ubérisation de la société jointe à son cortège de prétextes technologiques. A la fin du XIX éme siècle, à l'aube de la révolution de la relativité générale et de la physique quantique, Lord Kelvin disait de la science que tout avait été trouvé. de façon analogue, il se pourrait ou pas que nous soyons à l'orée dune nouvelle façon de penser en cours de construction, d'un humanisme durable qui donnerait un sens à la vie dans le village monde qui dépasserait les contradictions apparentes du séculier et du religieux, de l'individualisme et du collectif, de l'être humain et de l'humanité à l'ère de la multitude. L'une des possibilités souligné par les auteurs serait "La révolution de l'amour." Il est cependant à noter que, depuis deux millénaires, le christianisme, par son alliance, nous ramène à renouer avec l'amour de Dieu, à assimiler l'amour séculier du prochain à cette véritable relation avec Dieu qui était celle d'Adam et Eve - à la fois individus et humanité tout entière - dans le Paradis dont ils devaient prendre soin comme des jardiniers bienveillants (Genèse, chapitre 2, verset 15). Remarquons, comme le souligne Luc Ferry, que ces châteaux (les constructions philosophiques. NDLR) sont toujours habitables lorsqu'ils sont bien construits. D'ailleurs paradoxalement le château Descartes semblerait l'un des plus solides (So sorry ! I can't help joking). Quoi que ! dirait Raymond Devos. To be or not to be ? demeure la question. Elle souligne en particulier l'absurdité de toute sorte de discussion sur l'existence de Dieu puisque Dieu - le créateur- peut à la fois être et ne pas être (le "ou" de la question posée n'est pas exclusif.NDLR). Dieu a le choix. Son nom signifie cela. Il a son libre arbitre. C'est d'ailleurs, la principale spécificité de l'image parfaite de Dieu concrétisé en Adam, Eve et Jésus Christ le dernier Adam (1 Corinthiens 15:45). La question de l'existence de Dieu serait donc uniquement issue de la justification du fondement des églises, de leurs rapports à la politique puis par suite de leur rôle dans notre rapport à Dieu, dans la religion. En effet, Jésus dans son existence préhumaine est la sagesse personnifiée (Proverbe 8) : "Oui, moi, la sagesse, je réside avec la finesse et je trouve la connaissance de la capacité de réflexion". Il est le constructeur et non pas le créateur (jean 1:1-4) : "Au commencement était la Parole (le logos. NDLR), et la Parole était avec Dieu, et la Parole était un dieu. Celui-ci était au commencement avec Dieu.Toutes choses vinrent à l'existence par son intermédiaire, et pas même une chose ne vint à l'existence si ce n'est par son intermédiaire. Ce qui est venu à l'existence par son moyen était vie, et la vie était la lumière des hommes." Or le Sanhédrin a choisi César plutôt que le salut par Dieu (la rançon, la compensation parfaite du péché d'Adam, payée par le dernier Adam). le sanhédrin en faisant de nouveau comme bon lui semblait renouvelait, par là même, le péché originel sous l'influence de Satan (Luc 23:34) : « Père, pardonne-#8203;leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. ». Plus tard, l'église fit de même et préféra des accords politiques au salut par Dieu en grossissant artificiellement et en abusant du trousseau des trois clés de Saint Pierre déjà utilisées. Elle fit ainsi de nouveau comme bon lui semblait. L'un des corollaires fut de confondre le créateur et le constructeur puis de se servir de cette confusion pour ajuster son existence à celle de Dieu. Depuis sa résurrection, Jésus-Christ est notre grand-prêtre, en vie éternellement, par la justice de Dieu, le seul à pouvoir accéder au très saint. Il est notre intercesseur avec Dieu. Nous vivons dans une relation d'amour avec Dieu et non plus sous le coup d'une relation visant à apaiser sa colère. Cette relation véridique équivaut à aimer notre prochain comme nous-même. Elle est une condition sine qua num de notre réussite dans la lutte pour la vie bonne et durable. Elle équilibre le rapport entre l'individu et l'humanité et nous évite de sombrer dans un narcissisme délétère (Ézéchiel 28:11-19). Ainsi, l'humanisme et la relation à Dieu sont liées voire équivalents. Actuellement, où nous recherchons, pour tout le monde, des solutions durables, dans un monde déconstruit, où règne la Technique insensée de Heidegger, le principe chrétien de la religion démontre sa pertinence. Encore faudrait-il que les écrans et barrières terrestres érigés à son encontre, dont les églises, puissent être franchies alors que Dieu, lui, nous accorde de vivre spirituellement dans son amour.

Maquart

Le 26/04/2018

Ce livre est écrit sous forme de dialogue entre Luc Ferry et Claude Capelier. La première partie introductive (93 pages quand même) s'appelle « préparation au voyage. » La première question à laquelle répond Luc Ferry est « Qu'est-ce que la philosophie ? » Une spiritualité laïque qui complète la morale (respect et générosité) qui est l'autre pilier nécessaire mais pas suffisant d'une civilisation. La religion nie la raison et la liberté individuelle. La philosophie condition d'une bonne vie mais en s'appuyant sur la raison et la lucidité. Certains philosophes intègrent Dieu mais dans le cadre d'un raisonnement. Certains philosophes se spécialisent comme Machiavel dans la politique. Mais la question de la vie bonne reste la question centrale. La philosophie est une spiritualité laïque qui sera une grande concurrente de la religion tout au long de l'histoire de la pensée européenne. Contrairement aux sciences, les anciennes philosophies ne deviennent pas obsolètes mais s'ajoutent aux nouvelles philosophies : en cela l'histoire de la philosophie ressemble plus à l'histoire de l'art que de celle des sciences. 1ère réponse : Luc commence son évocation par l'antiquité grecque (V et IV siècles avant JC) qui nous voit dans un tout : le cosmos. La vie bonne est celle que l'on a quand on est bien à sa place, la mort n'est pas un problème car elle ne nous empêche pas de rester dans le cosmos. La faute que l'on puisse commettre s'appelle l'hybris (la démesure) comme Tantale qui se prendra pour un dieu, ce que refusera Ulysse. Tantale qui invite les dieux à la maison (ce qui est un peu présomptueux), cherche à leur faire manger son fils (ce qui l'est beaucoup)… Les dieux ne sont pas dupes et il sera puni par là où il a péché : on le laissera mourir de faim et de soif avec des délicieux mets qui passent devant lui et en plus au-dessus de lui un rocher qui menace de l'écrabouiller dès fois qu'il aurait oublié qu'il est un simple mortel. Luc nous narre ensuite l'histoire d'Ulysse qui est celle de quelqu'un qui va aller du chaos de la guerre à la vie bonne : lorsqu'enfin après dix ans il rentrera chez lui. Dans la philosophie gréco-romaine et notamment les stoïciens il faut vivre dans la rancoeur ou nostalgie du passé et dans l'illusion du futur c'est ce que dira Sénèque 4 av 65 après JC stoïcien célèbre, le risque est que « nous manquons de vivre ».ce qui rejoint le carpe diem d'Horace 65-8 av JC (cueillir le fruit présent) puis l'Amor Fati de Nietzsche 1844-1900. La faiblesse de cette philosophie s'est le relatif anonymat qu'elle confère, alors que dans le judaïsme puis le christianisme c'est champagne pour tout le monde…. 2ème L'avantage que voit Luc c'est que c'est plus individualisé, plus humanisé : Dieu descend sur terre par l'intermédiaire de son fils… L'inconvénient c'est qu'il ne faut pas trop réfléchir, notamment sur le sens de la vie. L'époque suivante, la Renaissance va essayer d'allier humanisation du salut et autonomie de la raison… 3ème A la Renaissance, le salut vient de l'homme lui-même…. C'est Descartes qui va faire faire ce bond prodigieux à la pensée au 17ème siècle avec des précurseurs comme Pic de la Mirandole. Descartes c'est le doute. Il remet TOUT en cause TOUT ce qu'il a appris…TOUS les préjugés…. « Je pense donc je suis » : c'est lui…. Mais c'est selon Luc une pensée qui reste abstraite et universelle (pas concrète et charnelle) : voilà pourquoi il va y avoir les déconstructeurs. 4ème : Le plus radical d'entre eux fût celui qui philosopha au marteau : Nietzsche bien sûr ! Bien avant Derrida et Heidegger qui lui doivent beaucoup ! Pour lui les Lumières n'ont pas fini le boulot de la remise en cause en mettant comme l'humanisme comme nouvel idole. Dans les sciences, le progrès, la démocratie et les droits de l'homme, Nietzsche voit de nouvelles causes qui entravent la vie par l'obligation qu'il y a à s'y soumettre. C'est pour lui des valeurs illusoires : personne ne peut juger ce qui est bien et mal car nous sommes tous juge ET parti C'est dangereux car cela va à l'encontre de la vie et pervers car cela nous oblige à nous détourner de nos véritables instincts pour une soi-disant morale… Nietzsche appelle ça le nihilisme : c'est-à-dire une personne qui croit aveuglément à des forces supérieures (rien à voir avec le nihilisme tel qu'il est compris aujourd'hui et qui est de ne croire en rien). Cette croyance annihile la force de vie. Pour Nietzsche, la belle vie c'est quand on atteint des instants d'intensités et de libertés extrêmes : lorsqu'on est fou amoureux d'un amour réciproque ou qui nous révèle un pan ignoré du monde, quand on atteint « la légèreté du danseur ». Il prend tout en compte chez l'homme alors que l'humaniste en ignorait une partie : la violence, l'animalité, l'inconscient, la part féminine etc… Mais l'objection faite par Luc : la déconstruction fût une étape importante mais pas suffisante, si chacun exploite son potentiel tout seul dans son coin sans valeurs communes…Quel est l'intérêt ? Schopenhauer, Marx, Nietzsche et plus tard Freud son des philosophes du soupçon dans le sens où ils expliquent (contrairement aux Lumières) qu'on ne peut être totalement transparent, y compris à soi-même (à cause de l'inconscient). Ce qui chagrine aussi Luc c'est que chez Nietzsche, la déconstruction de la morale entraîne l'éloge de la guerre et la critique du souci humanitaire… Pour Luc, les Nietzschéens jouent sur tous les tableaux. 5ème C'est ce que Luc appelle le deuxième humanisme…Il le voit comme un humanisme de l'amour. L'amour que nous avons pour nos enfants fait que nous voulons pour eux le monde le meilleur possible. Et c'est par ce levier de l'amour que Luc base sa philosophie. La seule cause qui nous ferait nous battre est celle de nos proches. La révolution de l'amour et liée à la révolution industrielle : on quittait son village et donc le joug familial. Désormais on préfère être aimé sur la terre que dans le ciel. Luc comprend qu'on puisse se faire du bien en se référant à des philosophies anciennes : être stoïcien si on est angoissé par le perte ou Nietzschéen si on veut se libérer de ses carcans… Mais pour lui la seule philosophie qui vaille est celle qui a digéré toutes les précédentes. Quant au café philo, il les trouve tout juste sympathique mais on ne peut philosopher sans un « corpus » minimum… Après ce très longs mais intéressants prolégomènes, l'auteur rentre dans le vif du sujet en détaillant chaque période. Nous sommes dans un ouvrage de vulgarisation, une sorte "D'histoire de la philosophie pour les nuls" On en sort avec une vision assez complète, mais académique de l'histoire de la philosophie. Pour corriger le tir, je vous conseille la contre-histoire d'Onfray : une version moins bien peignée mais plus amusante de l'histoire de la pensée.

folivier

Le 02/11/2017

Essai très intéressant. Au travers d'un dialogue avec Claude Capelier, Luc Ferry synthétise l'histoire de la pensée et de la philosophie "occidentale" (précision qui aurait mérité d'être ajouté au titre de l'ouvrage) au travers de cinq grandes périodes : l'Antiquité et l'ordre harmonieux du monde, l'âge judéo-chrétien et le salut par Dieu et la foi, le premier humanisme et le salut par l'histoire et le progrès, le temps de la déconstruction et enfin l'avènement du deuxième humanisme et la révolution de l'amour. Luc Ferry en excellent pédagogue et vulgarisateur (au sens noble du terme) permet d'appréhender des concepts philosophique parfois ardu (Kant, Schopenhauer, Nietzsche,...) et éclaire d'une vision très intéressante l'histoire des idées et leurs relations. La force de ce recueil, synthèse et vulgarisation, se heurte à certaine limite. Par exemple l'impact des évènements (politique, scientifique, géographique,...) sur le cours de idées est très peu abordé.Par ailleurs, je trouve qu'il passe très (trop) vite sur l'analyse de nos sociétés occidentales actuelles et sur le fait que plus personne ne semble avoir prise sur les évènements, laissant croire que le système s'auto-alimente échappant à tout contrôle. Pour Luc Ferry, la philosophie a comme but (voir mission) essentiel de donner dans un schéma général de pensée les principes de la connaissance et de la vérité permettant à partir de là d'élaborer une base morale afin de donner un sens de la vie et de sa vie. J'ai beaucoup apprécié pour cela la dernière section du livre qui donne à penser qu'il existe une voie positive pour sortir du marasme de nos sociétés occidentales, sans repères, sans sens de la vie, nécrosées par l'individualisme, la compétition et l'immédiateté.

Fortuna

Le 26/09/2015

A travers une brève histoire de la philosophie, le propos de Luc Ferry est de nous montrer l’intérêt et l’utilité de cette dernière. Cinq grandes étapes – cinq grandes réponses – vont nous amener, sans négliger l’étude des philosophies passées, à la réponse humaniste contemporaine, fondée sur l’amour et le souci des générations futures. La première réponse, l’harmonie du Cosmos, est donnée par les Grecs. Chacun a sa place dans un monde immuable et doit vivre l’instant présent sans déranger l’ordre de l’univers. Platon et Aristote en sont les philosophes les plus connus et les plus complets de cette période. La philosophie chrétienne surgit de la rencontre entre tradition antique et la religion monothéiste chrétienne. Les Chrétiens vont apporter la notion d’individu : leur Dieu est un Dieu personnel. L'amour, prêché par Jésus, réconcilie la nature et la loi. La troisième réponse, l’humanisme, va mettre en avant la raison humaine. L’homme apprend à penser par lui-même. C'est la table rase de Descartes, puis l'optimisme des Lumières, la laïcité, la République, la foi dans le progrès scientifique, puis les Critiques de Kant et l'impératif catégorique à la source d'une morale laïque. Enfin Hegel et Marx et la marche de l'Histoire vers sa fin : la démocratie libérale pour l'un, le communisme pour l'autre. Cet humanisme va être l'objet de diverses critiques : romantique, contre-révolutionnaire, anti-progrès, écologiste. Cette critique va aboutir à la quatrième réponse qui est celle de la déconstruction, à coups de marteau avec Nietzsche, une libération des forces vitales de l’homme vers une vie plus intense. C’est aussi le pessimisme de Schopenhauer. Pour Heidegger, l'aboutissement de la volonté de puissance nietzschéenne, c'est l'univers de la technique produit du capitalisme mondial...Lui même a flirté avec le nazisme. Le relativisme qu’a engendré cette déconstruction a finalement amené à accepter toutes les formes de vie, même les pires. La cinquième réponse, le deuxième humanisme, sera donc celle de l’amour, née avec le mariage d’amour et la famille moderne, qui conduit l’homme à se préoccuper du monde qu’il va laisser à ses enfants. D’où la naissance de l’écologie dans la sphère politique et un intérêt nouveau pour le devenir de notre planète… Malgré l’intérêt de ce point de vue, on peut rester assez septique si on le confronte à l’actualité quotidienne. Que l’humanité soit en route vers la sagesse de l’amour, on voudrait y croire, mais le chemin semble encore très long pour y parvenir… L’ouvrage est abordable, sous forme d’un dialogue entre Luc Ferry et Claude Capellier mais nécessite quelques bases de culture philosophique. Une bonne approche pour découvrir l'intérêt de la philosophie dans un monde de plus en plus utilitariste et coupé de ses racines.