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La sagesse des modernes : dix questions sur le sens de la vie

Dix questions sur le sens de la vie
de Luc Ferry, André Comte-Sponville , date de sortie le 19 mars 1998
Comment vivre ? C'est la question principale, puisqu'elle contient toutes les autres. C'est la question de la «vie bonne», comme disaient les Grecs : c'est la question de la sagesse. Les Anciens avaient la... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Comment vivre ? C'est la question principale, puisqu'elle contient toutes les autres. C'est la question de la «vie bonne», comme disaient les Grecs : c'est la question de la sagesse. Les Anciens avaient la leur, que nous ne saurions purement et simplement reproduire. Le monde n'est pas la même. La société n'est pas la même. Comment aurions-nous la même vie, la même façon de nous sauver ou de nous perdre ?

Ce que nous cherchons ? Une spiritualité pour notre temps : une sagesse pour les Modernes.

C'est ce qui nous réunit, dans l'énoncé du problème, et qui nous oppose, dans les solutions que nous lui apportons.

Nous avons voulu confronter nos points de vue, nos arguments, nos interrogations. D'où ce livre à deux voix, sur deux voies possibles de la philosophie contemporaine.

Notre problème ? Il tient en une question : quelle sagesse après la religion et au-delà de la morale ? Car la religion est affaire de croyance privée, et la morale reste surtout négative : elle définit les conditions de la vie commune, non le sens ou le prix de cette vie.

Nous ne prétendons ni l'un ni l'autre être des sages ; c'est pourquoi il nous a paru important de réfléchir à la sagesse.

Il s'agit de savoir si la vie vaut la peine d'être vécue, et comment.

Nous ne sommes sûrs ni l'un ni l'autre de nos réponses.

Mais nous sommes certains, l'un et l'autre, de la pertinence de la question.

André Comte-Sponville, Lue Ferry

Caractéristiques

Titre La sagesse des modernes : dix questions sur le sens de la vie - dix questions sur le sens de la vie
Editeur R. Laffont
Date de parution 19 mars 1998
Nombre de pages 572 pages
Dimensions 25,00 cm x 16,00 cm
Poids 737 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-221-08407-1 - 9782221084076

3/5

mercutio

Le 05/12/2014

L'ouvrage est écrit à deux mains par les deux philosophes amis: chacun, dans des textes séparés, exprime son point de vue sur dix questions sélectionnées par eux; chaque fois, les textes sont suivis d'un débat autour des différences de pensée, quelquefois ouvert à d'autres intervenants, peu nombreux,. Les thèmes abordés sont regroupés en trois sections: - "Sur deux voies possibles de la philosophie contemporaine ": matérialisme et humanisme, neurobiologie et philosophie, humanitaire et bioéthique - "La religion après la religion ou "que nous est-il permis d'espérer?"": devoir et salut, quête du sens, espérance ou désespoir - "Le philosophe dans le siècle" : y a-t-il une beauté moderne?, société médiatique, philosophie et politique. La force des échanges tient évidemment au fait que les deux "conférenciers" ne partagent fondamentalement pas la même philosophie, bien qu''ils se rejoignent à de multiples niveaux et notamment celui du respect dû aux êtres humains. C'est André Comte-Sponville qui écrit: "A partit de là, on peut résumer notre désaccord. Pour Luc, le sens de la vie, c'est l'amour; pour moi, la vie n'a pas de sens, l'amour n'a pas de sens, mais il en crée, mais il en donne. Pour Luc, l'absolu est liberté; pour moi, il n'y a pas d'autre absolu que le relatif, que le devenir, que le réel. Pour Luc, l'essentiel, c'est l'homme : le monde tourne autour, comme dirait Kant, le monde n'est que ce que l'homme connaît; pour moi, l'essentiel, ce serait plutôt le monde: l'homme est dedans, l'homme n'est qu'un des effets (certes singulier!) du monde. Luc est un philosophe de la "transcendance dans l'immanence", comme il dit, c'est-à-dire, au fond, de ce que Kant appelait le transcendantal. Je serais plutôt un philosophe de l'immanence, de ce que Spinoza appelait la nature ou la nécessité. Humanisme (mais non métaphysique) ou matérialisme (mais non dogmatisme)." Faut-il préciser que les deux sont athées, mais d'influence chrétienne? Publié en 1998, presque vingt ans, déjà…..l'ensemble est très actuel, comme on est en droit de l'attendre d'écrits de philosophes, y compris les problématiques, plus sujettes au temps qui passe, de la troisième section "dans le siècle" et notamment les considérations sur la politique. Je l'ai trouvé d'intérêt inégal, peut-être du fait d'une inspiration et/ou d'une motivation variable (et à l'occasion, avouée) des auteurs, en fonction des sujets. Par ailleurs, le rythme imposé par la formule retenue a tendance à instaurer une forme de routine peu propice à une lecture continue. Ce qui frappe est la sincérité avec laquelle chacun expose ses convictions très personnelles pour ne pas dire intimes, particulièrement marquée chez André Comte-Sponville ainsi que l'esprit d'amitié et de respect mutuels qui manifestement permet l'écoute et favorise l'intérêt des échanges. Comte-Sponville suscite une nouvelle fois l'immense plaisir d'entendre un esprit rationnel, clair et accessible réfléchir tout haut, au sommet de son aisance sur les thèmes plutôt conceptuels. Luc Ferry se distingue davantage par une sorte de lyrisme en phase avec ses convictions (la transcendance dans l'immanence) et se fait mieux comprendre selon moi (ou est mieux perceptible) sur les sujets du siècle, indépendamment de l'adhésion qu'il suscite éventuellement. Il se trouve ... et c'est surement pur hasard... que toutes les citations que j'ai extraites sont de Comte-Sponville. Il convenait de le signaler. Indépendamment d'une meilleure connaissance de ces deux philosophies personnelles, qui peut laisser indifférent mais qui est aussi une occasion de (re)visiter (par la petite porte) quelques classiques, j'ai trouvé là une bonne opportunité d'actualisation et d'aide à la réflexion sur les questions, pour moi sensibles, du sens et de la bioéthique. A chacun d'y pêcher son homard ou sa morue.