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Petit précis de mondialisation

Volume 4, Géopolitique du moustique
de Erik Orsenna, Isabelle de Saint Aubin , date de sortie le 29 mai 2019
Géopolitique du moustique

Petit précis de mondialisation IV

Les moustiques viennent de la nuit des temps (250 millions d'années), mais ils ne s'attardent pas (durée de vie moyen... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Géopolitique du moustique

Petit précis de mondialisation IV

Les moustiques viennent de la nuit des temps (250 millions d'années), mais ils ne s'attardent pas (durée de vie moyenne : 30 jours). Nombreux (3 564 espèces), installés sur les cinq continents (Groenland inclus), ils tuent volontiers (750 000 morts chaque année). Quand ils nous vrombissent à l'oreille, ils ne se contentent pas de pourrir nos nuits, c'est une histoire qu'ils nous racontent : leur point de vue sur la mondialisation.

Une histoire planétaire de frontières abolies, de mutations permanentes, de luttes pour survivre. L'histoire, surtout, d'un couple à trois : le moustique, le parasite et sa proie. Pour tenter de nous en débarrasser, allons-nous utiliser les pouvoirs vertigineux que nous offrent les manipulations génétiques ? Avec quels risques ? Deviendrons-nous des apprentis sorciers ?

Après le coton, l'eau et le papier, je vous emmène faire un nouveau voyage pour tenter de mieux comprendre notre Terre : Guyane, Cambodge, Pékin, Sénégal, Brésil, sans oublier la mythique forêt Zika (Ouganda)...

Je vous promets des fièvres !

E.O.

Caractéristiques

Titre Petit précis de mondialisation - Volume 4, Géopolitique du moustique
Collection Le Livre de poche
Date de parution 29 mai 2019
Nombre de pages 281 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 154 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-253-07389-5 - 9782253073895

4,3/5

marc_tlse

Le 21/03/2019

Une superbe ballade dans les pas de Erik Orsenna et pourtant je n'étais passionné ni par les insectes ni par les microbes. Mais cet ouvrage est facile à lire et on a l'impression d'apprendre beaucoup de choses à chaque page. Enfin, au delà de la science, on y rencontre des femmes et des hommes passionnés par les recherches sur lesquelles ils travaillent de longues années en ayant toujours à l'esprit qu'ils sont là pour sauver des vies. Bravo au conteur et aux chercheurs.

moussk12

Le 22/12/2018

Très intéressant comme livre. C'est ce qu'on appelle un précis de vulgarisation, je crois, car grâce à une écriture accessible à tous, vous saurez absolument tout sur les moustiques, les différentes espèces, les ravages trop souvent mortels qu'ils provoquent (750.000 morts/an), la propagation des virus qu'ils portent en eux, leur mondialisation car les moustiques voyagent. Tout comme nous, ils prennent le bateau ou l'avion. De nombreux scientifiques les étudient dans le monde entier et tentent de trouver, non pas des remèdes ou des vaccins pour l'humain, mais des solutions à leur éradication, au point de couper la chaîne alimentaire pour nombre d'espèces animales. Comme quoi, rien n'est jamais simple. Parmi les solutions, certaines sont controversées. Un exemple : des moustiques mâles ont été irradiés pour qu'ils deviennent stériles, puis ont été relâchés par milliers dans la population d'une île des Caraïbes, en 2009, en espérant que les femelles n'aient plus rien à transmettre car ce sont elles qui piquent. Les coûts monstrueux que toutes ces recherches engendrent, bien entendu, pour sauver des vies humaines, mais que seuls les pays riches et moins infectés de par leur climat peuvent se permettre. Les insecticides, les tentatives de clonage de moustique (oui, oui), les manipulations de leur gêne sans savoir ce qu'ils pourront engendrer comme nouvel insecte une fois qu'une femelle "sauvage" s'accouplera à un mâle génétiquement modifié... C'est absolument effarant, mais Erik Orsenna nous livre ses découvertes comme s'il était un aventurier. Quelques graines d'humour par-ci par-là, l'auteur, qui nous fait faire connaissance avec les plus illustres chercheurs en la matière (lesquels sont d'ailleurs complètement déjantés) a souvent très peur des situations dans lesquelles il se trouve, au côté de ces drôles de docteurs. Bref, malgré tout ça, c'est très plaisant à lire, ce qui fait que nous ne deviendrez pas mousticophobe, une fois fini. Très bon NOËL à tous !

nbocklandt

Le 20/06/2018

INCROYABLE#8201;! Je ne suis ni scientifique ni intellectuelle et pourtant je suis restée accroché à ce livre jusqu’à le finir, d’une seule traite. Pourquoi#8201;? Parce que Erik Orsenna parle dans une langue humble (non celle d’un académicien qui cherche à se faire mousser par un vocabulaire tellement châtié qu’il nous faut trois heures pour comprendre une phrase.) Il simplifie un sujet passionnant, qui de premier abord parait rébarbatif. On en sort en ayant appris quelque chose, émerveillé, peut être un peu effrayé, mais édifié#8201;! On y découvre un écrivain qui aime sa planète et qui a décidé de dédier sa passion qu’est l’écriture à la défense de cette terre. Il a le mérite d’approcher un sujet qui n’est pas vendeur#8201;! Où est l'erreur ? Les rayons des libraires qui nous exposent essentiellement du Musso, Levy, Bussi (tiens ils ne dépassent jamais 5 lettres dans les noms, pour que nous pauvres lecteurs lambdas n’oublions pas) qui ne sont que des casseroles vides face à cet essai.

hcdahlem

Le 04/08/2017

Erik Orsenna est un vulgarisateur hors-pair. J’imagine qu’il pourrait même rendre l’analyse d’un bottin téléphonique passionnante. Fidèle au modèle qu’il a conçu pour nous expliquer la mondialisation et avec lequel il nous a successivement raconté le parcours d’une balle de coton, suivi le trajet de l’eau ou encore la fabrication du papier, il a cette fois choisi un animal comme figure de proue de la mondialisation: le moustique. À suivre notre académicien avide de savoir, on comprend très vite le potentiel formidable de cet insecte aussi minuscule que terrifiant. Quelques chiffres suffisent du reste à illustrer la dimension du problème. En 2015, les moustiques ont causé la mort de plus de 800000 personnes, alors que la même année les conflits humains ont tué 580000 personnes. Même un bestiaire à la Prévert qui rassemblerait requins, lions, crocodiles, serpents, chiens, ours ou autres prédateurs n’arriverait pas à la cheville de ces insectes. Au tableau de chasse du moustique on répertorie les victimes du paludisme, de la dengue, du Zika, de la fièvre jaune, du chikungunya pour ne prendre que les parasites et virus les plus connus que transmettent ces espèces qui n’ont sans doute pas encore été toutes découvertes. C’est dire le potentiel de nuisance de ces minuscules bestioles. C’est dire aussi combien le combat mené sur tous les continents est vital. Avec l’aide et la caution d’Isabelle de Saint-Aubin, Erik Orsenna peut se lâcher et entraîner le lecteur dans cette guerre à l’issue très incertaine, dans un combat où les plus malins ne sont pas forcément ceux qu’on croit (l’adaptabilité des moustiques aux pièges qu’on leur tend est phénoménale), dans une stratégie battue en brèche par le tourisme et les voyages qui rendent possible – voire inéluctable – l’invasion de nouvelles espèces dans des régions jusque-là préservées. Le cas du moustique-tigre en est un exemple révélateur. Très didactique, l’ouvrage est construit sur une série de voyages et d’entretiens qui en le rendent aussi passionnant à lire qu’un roman. Découpé en trois grandes parties, il commence par dresser le portrait des moustiques (Qui sont-ils ?) avant de partir sur leurs traces (Où sont-ils ?) puis de détailler les recherches en cours (Comment s’en débarrasser?). Si le but du livre n’est pas de gâcher les vacances du lecteur, il faut bien reconnaître que les différentes techniques d’éradication, des recettes de grand-mère aux techniques utilisant la génétique, montrent toutes leurs limites. Puis-je me permettre de vous suggérer l’achat d’un moustiquaire avant d’attaquer cet essai passionnant ? Car si vous avez besoin d’être rassurés, je ne vois guère que cette solution. Le très intéressant dossier complémentaire mis en ligne par l’Institut Pasteur n’étant pas vraiment susceptible de vous rassurer, au moins à court terme. Bzzzz, bzzzz !

micky05

Le 20/07/2017

Voici un livre que l’on pourrait trouver distrayant de par sa démarche et sa présentation. Pourtant le sujet abordé est des plus graves. Erik Orsenna aidé d’une cohorte de spécialistes des moustiques et autres bactéries et virus souvent mortels et responsables de gigantesque pandémie comme la malaria, nous fait participer de cette collaboration qui lui a permis d’écrire ce récit porteur d’informations sur ce cataclysme souvent mal évalué qu’est le réchauffement de la planète. L’écriture d’Éric Orsenna est toujours agréable et singulière à la fois. Il aime à nous faire voyager avec lui au sein de ces contrées tropicales, chaudes et humides où les différents diptères, Aèdes et autres Culex, surtout de la gent féminine se gavent de notre sang afin de pondre leurs œufs dans des niches humides favorables au développement de leurs larves puis de leurs nymphes. Pas le moindre petit point d’eau imaginable n’y manque. L’intérieur d’un pneu peut très bien faire l’affaire et l’animal traversera les océans. On ne s’étonnera donc pas de leur prolifération phénoménale et de leur développement. Mais c’est surtout par sa capacité d’adaptation, qui lui confère une aptitude à créer des espèces résistantes à toutes les tentatives de destruction, que l’insecte nous sidère. À y regarder de plus près, l’Homo sapiens, et sa prétention à croire qu’il a tout compris participe de ce dérèglement plus souvent qu’à son tour. Abandonnant certains traitements en cours de route, minimisant l’extraordinaire faculté que les mutations offrent à l’évolution adaptative, notre espèce paie le prix fort et n’en a pas fini avec ce petit animal ailé qui est peut-être bien en passe de gagner cette bataille. Il s’agit bien entendu d’un livre de vulgarisation. Et comme toujours dans ce cas certaines parties souffrent d’une simplification abusive quand d’autres gagneraient à être détaillés. Une relecture se serait avérée parfois bien utile comme par exemple celle des schémas montrant la transmission « normale » et la transmission « forcée » de gènes de résistance qui est incompréhensible puisque tous les moustiques sont représentés de manière identique. Alors ne retenez pas ce détail si vous lisez ce livre et contentez-vous d’y prendre tout le plaisir qu’il mérite et de pousser la réflexion sur la mondialisation de maladies plus indésirables portées par ce vecteur à l’égard duquel une prophylaxie aussi efficace que celle qui a permis l’éradication de la variole s’impose.