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L'humanité en péril : virons de bord, toute !

de Fred Vargas , date de sortie le 01 mai 2019
L'humanité en péril

« Mais bon sang, comment vais-je me sortir de cette tâche insensée ? De cette idée de m'entretenir avec vous de l'avenir du monde vivant ? Alors que je sais très b... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

L'humanité en péril

« Mais bon sang, comment vais-je me sortir de cette tâche insensée ? De cette idée de m'entretenir avec vous de l'avenir du monde vivant ? Alors que je sais très bien que vous auriez préféré que je vous livre un roman policier.

Il y a dix ans, j'avais publié un très court texte sur l'écologie. Et quand on m'a prévenue qu'il serait lu à l'inauguration de la COP 24, c'est alors que j'ai conçu un projet de la même eau, un peu plus long, sur l'avenir de la Terre, du monde vivant, de l'Humanité.

Rien que ça. »

Caractéristiques

Titre L'humanité en péril : virons de bord, toute !
Auteur Fred Vargas
Editeur Flammarion
Date de parution 01 mai 2019
Nombre de pages 248 pages
Dimensions 21,00 cm x 14,00 cm
Poids 252 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-08-149086-4 - 9782081490864

4,8/5

Cancie

Le 31/10/2019

L'humanité en péril - Virons de bord, toute ! -, est un véritable cri d'alarme et un appel déchirant à nous tous pour sauver notre planète. C'est le dernier livre de Fred Vargas internationalement connue pour ses nombreux romans policiers. Ce que nous savons moins, c'est que cette auteure renommée est également docteur en archéozoologie et a exercé longtemps comme chercheur au CNRS. Il y a dix ans, elle avait rédigé un très court texte sur l'écologie, texte dont des extraits avaient été imprimés sur des tee-shirts en Chine ou au Brésil et avaient même donné lieu à des pièces de théâtre, texte qui également se baladait sur Facebook. Mais, c'est lorsqu'elle apprend que ce texte, vieux de dix ans, va être lu par Charlotte Gainsbourg, à l'inauguration de la COP 24, en décembre 2018, qu'elle décide "de fourbir un texte de la même eau, mais un peu plus long". Après avoir vu et entendu Fred Vargas dans l'émission La grande librairie de François Busnel, je n'ai eu qu'un souhait lire son essai L'humanité en péril. Dans cet essai pointu, l'auteure s'attaque aux crimes commis contre la planète, aux émissions des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, à l'épuisement des ressources naturelles, à la pénurie d'eau, à la déforestation et passe en revue les causes de l'état déplorable de notre planète et ce qui attend l'humanité dans les vingt-cinq prochaines années si nous ne prenons pas les choses en main. Dès les premières pages, elle fait une séparation entre "Eux" : les gouvernants et les industriels milliardaires à la tête des lobbies qui les tiennent sous leur coupe et "Nous" : les Gens, une addition de milliards d'individus différents et pensants. Elle les accuse Eux de Nous avoir dissimulé ce que nous aurions dû savoir. Le constat très documenté est noir et des plus alarmants. Mais, loin de baisser les bras, elle nous invite, au contraire à lutter et à mener un combat, de façon urgente pour adopter de nouvelles pratiques, sans pour autant passer sous silence les possibles effets secondaires qui peuvent en découler. Elle propose de nombreuses actions positives et principalement la fin de l'agroalimentaire intensif car mortifère (cause de pénurie d'eau, de déforestation, émission de gaz à effet de serre...). Elle n'hésite pas à donner des conseils simples qui ne sont peut-être pas évidents pour tous comme de manger des fruits et légumes dits "de saison", d'utiliser la clim uniquement lors de très fortes températures en la réglant sur 25°C plutôt qu'à 19°C, d'utiliser lave-linge ou lave-vaisselle à des températures basses (40° plutôt que 90° = 70% d'économie d'énergie), de réduire sa consommation de viande, de boire l'eau du robinet, de réduire nos achats de vêtements, de diminuer le numérique à la maison (télévision, téléphones, ordinateurs, tablettes), celui-ci (depuis sa fabrication jusqu'à son utilisation intense) émettant autant de gaz à effet de serre que l'aviation !, ne plus utiliser de sacs, emballages ou ustensiles en plastique, ne plus jeter ses mégots et encore bien d'autres recommandations sur un plan plus large... C'est là une fois encore, notre belle puissance : être un consommateur qui dit "non". Elle cite par ailleurs à la fois Nicolas Hulot : "Nous assistons à la plus grande tragédie de l'humanité" et Martin Luther King à propos de la cause des Noirs : "On est condamnés à agir ensemble ou à tous mourir comme des idiots." Même si cet essai est riche en chiffres et en termes scientifiques donc parfois un peu ardu, Fred Vargas sait parfaitement nous garder en s'adressant directement au lecteur, n'hésitant pas à faire intervenir assez souvent son bipeur, sorte de censeur qui la coupe, soit lorsqu'elle s'énerve, soit lorsqu'elle se met à parler de ses propres affaires personnelles. Cette touche humoristique ajoutée aux solutions proposées nous aide bien à supporter ce bilan franchement noir et démoralisant mais très convaincant. Mais comme elle le souligne : " Ce qui est certain, c'est que nous sommes face, à court terme, à une modification profonde et nécessaire de nos modes de vie et de nos sociétés ". Réaliste, Fred Vargas se doute bien que ce n'est pas avec ce petit bouquin qu'elle peut convaincre des centaines et des centaines de millions de personnes à changer leur mode de vie mais elle compte beaucoup sur la circulation des informations sur les réseaux du Net pour y parvenir. C'est une véritable mise en demeure que livre Fred Vargas et je finirai en disant : vite, agissons !

palamede

Le 10/09/2019

Fred Vargas s’est mise en tête de nous sensibiliser à l’avenir du monde vivant, de la terre et de l’humanité. Le moins que l’on puisse dire est que le tableau qu’elle peint est sombre, extrêmement sombre. En fait, pour elle et pour bon nombre de scientifiques, nous courons à la catastrophe si rien (ou pas assez) est fait pour modifier le processus actuel. Pour nous le faire comprendre, en bonne chercheuse qu’elle est (Fred Vargas est archéologue et a été chercheuse au CNRS), la célèbre auteure de romans policiers, s’appuyant sur des documents, études et chiffres validés, passe en revue toutes les problèmes — dont la pollution de l'air et le réchauffement, la désertification, le manque d'eau, la fonte des glaces de l'Arctique, l'élévation du niveau des mers, les impacts délétères de l'élevage et de la culture des sols destinée à nourrir les bêtes, la déforestation, la perte des puits naturels de carbone, les pluies acides, la salinisation des sols, leur appauvrissement, la pollution des eaux, des sols, les pesticides, herbicides et antifongiques, la toxicité des fruits, légumes et céréales due à ces pesticides, la toxicité des poissons chargés de métaux lourds (plomb, mercure, arsenic, strontium), l'envahissement des mers par les résidus de plastique, occasionnant la mort des poissons et des oiseaux mais infiltrant aussi nos organismes, l'épuisement du phosphore vital et de quantité d'autres matières — mais Fred Vargas donne également, et c’est là le grand intérêt de ce livre, les solutions possibles, tout cela sans jamais lasser, réussissant à être aussi fluide et passionnante que dans ses romans. A lire absolument.

majero

Le 24/05/2019

A l'instar des T. de Jéhovah, Fred Vargas nous laisse cinq petites années avant que débute la fin de l'humanité, les guerres engendrées par le manque de matières premières, d'eau, de nourriture et en bonne scientifique, elle nous livre avec tact et humour une analyse extrêmement bien documentée. Ne comptant pas trop sur nos dirigeants timorés ni sur l'utilisation des 100 milliards annuels d'évasions fiscales, elle nous exhorte à ce que 'nous les gens' pouvons faire pour contrer les lobbies de l'agriculture industrielle, pour sauver la planète. Voici le magnifique texte qui précéda de 10 ans ce livre. [masquer] Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance. Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés. On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s'est marrés. Franchement on a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes. Mais nous y sommes. À la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. de pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi. Évidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux. D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance. Peine perdue. Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est – attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille –, récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés). S'efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde. Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d'échappatoire, allons-y. Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible. À condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être. À ce prix, nous réussirons la Troisième Révolution. À ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore. [/masquer]

mcd30

Le 19/05/2019

Tout simplement parce que je vis à la campagne, que j'ai la chance d'avoir des rapports privilégiés avec les animaux et que j'espère que si un jour, j'ai des petits-enfants ils auront ce que nous avons mais en mieux : je préfère rester optimiste même après la lecture du livre de Madame Vargas. Parce que vivre dans et avec la nature, c'est se rendre compte de la fragilité de l'écosystème même si dame nature essaie de nous aider : Il y a de plus en plus de moustiques mais l'année dernière, les chauves souris sont passées à la rescousse, j'ai eu une véritable armada au dessus de ma tête toutes les nuits. Ma voisine a supprimé une fourmilière, elle subit une invasion de pucerons. Ne parlons pas des chiens et chats qui souffrent de plus plus en plus d'allergies et de troubles digestifs, les améliorations par rapport aux standards de la race, la malbouffe(et oui, eux aussi) sans oublier les produits chimiques et la pollution les ont énormément fragilisés depuis quelques années. Et puis vient l'homme, le meilleur pour la fin, avant une naissance était une joie mais depuis quelques années beaucoup, beaucoup trop de petits bouts naissent avec des malformations, le dernier en date dans mon entourage est né avec des mains et des pieds palmés plus un sixième doigt partout. On attend la suite des examens. Voilà pourquoi, je lis ce genre de livre pour en savoir plus et améliorer mon quotidien et celui de ma famille. Il se peut que j'ai tort mais je pense que vivre en ville rend tout beaucoup plus flou, L'humanité en péril est bien plus difficile à appréhender lorsque l'on vit en appartement même si la pollution par les particules fines devient gênante pour certains. En tout cas, c'est un livre à lire pour ne pas dire je ne savais pas. Et Fred Vargas nous a mâché tout le travail avec une enquête très aboutie, elle nous donne des sites à visiter pour approfondir, réfléchir et agir en conséquence, merci à elle. Dans un autre livre, j'avais lu : un seul moustique peut vous empêcher de dormir la nuit. Alors imaginez si comme le dit si bien l'auteur : ...relevons nos manches et travaillons, agissons, restons vigilants et votons bien pour des responsables conscients, actifs, sincères. Et soyons des centaines de millions à le faire, vite, très vite, qui entraîneront d'autres centaines à la suite.

cardabelle

Le 18/05/2019

. Le cri de Fred ! Un état des lieux de notre planète et de nos habitudes de vie pour le moins édifiant . Outre l'information qu'elle offre à la masse , Fred Vargas arrive en petit colibri face aux consciences politiques — un énième plaidoyer pour rappeler que le pire nous menace si rien ne change . Alors , on peut dire : "je sais , je sais , je sais ..." Le réchauffement , la déforestation , le surpâturage , la surpêche , les pollutions , le pillage de l'énergie fossile , de l'eau , la mort lente de la biodiversité , la fonte des glaces , la montée des océans , le dérèglement climatique ... et ce n'est qu'un bref aperçu de " la longue énumération des menaces gravissimes de toutes sortes qui pèsent sur notre monde vivant . " Fred Vargas a été chercheur au CNRS . Elle nous offre ici un condensé de son travail d'investigation très poussé sans oublier les quelques 400 références de sa documentation . Mais , dans un souci d'accessibilité pour le profane , elle va vulgariser ses données . Malgré tout , on n'échappe pas à des chiffres , des statistiques , des bilans ...tous plus catastrophiques les uns que les autres ! Fred Vargas informe , elle accuse , elle dénonce ! C'est virulent , c'est fort , c'est passionné . Il y a dans ce livre toute l'énergie du désespoir . Pourtant , à la fin , j'ai été rassurée quand elle dit avoir les idées des espérantistes . " Les espérantistes , misant sur la prise de conscience grandissante des populations , fustigent évidemment l'inertie des gouvernements successifs depuis quarante ans , leurs liens politico-financiers avec les grands lobbies , et notre maintien coupable dans l'ignorance et l'illusion ." Si on le sait , il est toujours bon de le rappeler . Mais dans l'ensemble , je reconnais être allée de découvertes en surprises . Des données essentielles . On peut penser ce qu'on veut de la forme , ce livre est écrit avec la tête et le coeur . Merci Madame Vargas .