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Sodoma : enquête au coeur du Vatican

de Frédéric Martel , date de sortie le 21 février 2019
"L'homosexualité dans le clergé est une question très sérieuse qui me préoccupe." Pape François

Le célibat des prêtres ; l'interdiction du préservatif par l'Église ; la culture du se... Lire la suite
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La fiche détaillée

Résumé

"L'homosexualité dans le clergé est une question très sérieuse qui me préoccupe." Pape François

Le célibat des prêtres ; l'interdiction du préservatif par l'Église ; la culture du secret sur les affaires d'abus sexuels ; la démission du pape Benoît XVI ; la misogynie du clergé ; la fin des vocations sacerdotales ; la fronde contre le pape François : un même secret relie toutes ces questions. Ce secret a longtemps été indicible. Il porte un nom : Sodoma. La ville biblique de Sodome aurait été détruite par Dieu en raison de l'homosexualité de ses habitants. Or, aujourd'hui, c'est au Vatican que l'on trouve l'une des plus grandes communautés homosexuelles au monde.

Pendant quatre années, Frédéric Martel a vécu en immersion à l'intérieur du Vatican et mené l'enquête sur le terrain dans une trentaine de pays. Il a interrogé des dizaines de cardinaux et rencontré des centaines d'évêques et de prêtres.

Ce livre révèle la face cachée de l'Église : un système construit depuis les plus petits séminaires jusqu'au Vatican à la fois sur la double vie homosexuelle et sur l'homophobie la plus radicale. La schizophrénie de l'Église est insondable : plus un prélat est homophobe en public, plus il est probable qu'il soit homosexuel en privé.

« Derrière la rigidité, il y a toujours quelque chose de caché ; dans de nombreux cas, une double vie. » En prononçant ces mots, le pape François nous a confié un secret que cette enquête vertigineuse révèle pour la première fois.

Sodoma paraît simultanément dans vingt pays.

Caractéristiques

Titre Sodoma : enquête au coeur du Vatican
Editeur R. Laffont
Date de parution 21 février 2019
Nombre de pages 631 pages
Dimensions 24,00 cm x 16,00 cm
Poids 765 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-221-22082-5 - 9782221220825

3,9/5

Lune

Le 25/03/2019

Ce livre était à écrire. Frédéric Martel l'a fait. Fruit de quatre années d'enquêtes, d'interviews, d'études, ce livre présente sans jugements ni à-prioris les faits, rien que les faits. Résultats de ceux qui ont accepté de parler, ceux qui ont osé dire et ceux qui, par leur silence, n'en n'ont pas moins exprimé. Aucune concession, aucune hypocrisie dans ce qui nous est révélé : la réalité certes brutale mais ô combien nécessaire. Les clans homosexuels (et non le « lobby ») sortent des pénombres vaticanesques et l'homosexualité assumée ou pas, pratiquante ou pas, en « amour d'amitié » ou plus se révèle à travers pays, diocèse, simple curie… Que les choses soient claires et répétées, il s'agit ici d'homosexualité et non de pédophilie : confusion parfois entretenue par certains protagonistes et non des moindres. Le scandale de la pédophilie est évoqué et malheureusement y sont montrées les dérives du sacro-saint silence et de la protection des coupables jusqu'à Benoît XVI, allant jusqu'à oublier les victimes. Le propos du livre dénonce l'hypocrisie entourant cette homosexualité non assumée à l'extérieur, allant jusqu'à la condamnation violente tout en étant (souvent) vécue et/ou pratiquée (parfois jusqu'à l'excès) derrière les murs du Saint-Siège ou dans les quartiers, bars, hôtels et autres lieux de la prostitution. Un schéma presqu'identique se retrouve dans beaucoup de grandes villes des pays évoqués dont l'Amérique latine constitue le fleuron. Les nombreux motifs qui tentent de justifier ce refus de la vérité sont développés : hiérarchie, jalousie, argent, peur de s'assumer, etc… Se dressent rivalités, magouilles, injustices, mépris, compétitions qui transparaissent dans les témoignages et la logorrhée de certains cardinaux, évêques, nonces, monsignori, prêtres… qui contribuent à ternir l'image sacrée maintenue à regret depuis des siècles. Protections liées parfois à la politique, souvent à l'argent (luxe effréné), guerres entre clans homosexuels, caricatures (ex. la capa magna du cardinal Burke), manipulations et j'en passe sont le lot de ce monde cloisonné dont on ne peut que se réjouir de son éclatement. Un fil rouge dans ce livre, celui du « Poète », Arthur Rimbaud, l' « extra-lucide »dont les citations montrent à quel point, plus d'un siècle plus tard, la difficulté de révéler et de mettre à mal ce système qui brisa tant d'existences est difficile. Un livre qui permet de comprendre les positions, les déclarations alambiquées de l'église catholique. Un livre qui peut déranger car il rappelle que : 1. le pis est non seulement l'hypocrisie mais aussi le combat que ces religieux mènent contre ce qu'ils sont et les interdictions et condamnations qui en découlent. 2. ce combat de façade contre l'homosexualité masque la lutte contre la pédophilie avec une évolution positive depuis l'arrivée de François. 3. le refus de reconnaître l'évolution de la société (famille recomposée, mariage des prêtres, ordination des femmes, contraception…) Une des conséquences est que l'église catholique en perte de vitesse depuis quelques décennies continue de perdre du crédit (il suffit de voir les derniers scandales depuis la parution du livre pourtant récent) et comme dit l'auteur, bien des choses restent à écrire !!! Tous ces problèmes conduisent à des problèmes de corruption (politique, financière…) et aboutissent à un affaiblissement de la croyance pratiquante en cette église. Ce livre me renforce dans l'idée qu'il m'est difficile d'accepter qu'un poids culpabilisateur puisse encore peser sur la conduite morale à adopter. Que ce livre soit un révélateur, une prise de conscience, une réflexion donnant lieu à une « parole habitée » et Frédéric Martel aura gagné la récompense suprême de ces années de recherches sociologiques intenses.

ensial

Le 16/03/2019

Ce livre, à bien des égards, est horrible. En effet, il décrit un univers de prévarication, de mensonges, de malhonnêteté, de double jeu. Un univers à fuir, alors même qu'il prétend donner le ton sur la morale sexuelle... La morale sexuelle, voilà une obsession catholique (d'autres religions la partage cela dit) : chasteté, abstinence hors mariage, interdiction de la masturbation, du préservatif, de la contraception, de l'IVG, de l'homosexualité... La question n'est évidemment pas qu'une part significative du clergé soit gay. Sur le fond c'est sans importance. Mais c'est l'hypocrisie générale et finalement le malheur, les scandales abominables qui en découlent. Tout cela décrédibilise cette institution, et détruit le travail de ceux qui s'essayent à faire le bien. Ce livre pour moi marque un terme à cette histoire.

DocIdoine

Le 04/03/2019

"Secret", "secrets", "le secret le mieux gardé du Vatican", "obscur", "inexploré", "la face sombre des nuits sombres", "interdite", "au coeur du Vatican", "la nuit", "des organisations", "des réseaux", "clandestins", "les clefs pour comprendre"... blablabla. Rien à f* du Vatican dont je ne pense aucun bien personnellement, mais je constate que la gauche fait du conspirationnisme décomplexé à fond les ballons. Ce qu'elle reproche à "l'extrême droite", en fait... ce n'est pas vraiment le conspirationnisme en soi; c'est plutôt d'empiéter sur son monopole. Et puis, quel scoop, cette histoire d'homosexualité au Vatican! Il y a beaucoup de pékins à être restés enfermés dans un placard pendant 55 ans et à ignorer qu'un pape nommé Paul VI a été élu en 1963? Enfin, c'est marrant cet acharnement contre les catholiques seuls... Je note que les cibles autorisées - voire obligatoires - sont étroitement sélectionnées par les médias en 2019: les "mâles blancs", les "catholiques", etc. Tout le reste, pas touche! Un livre médiocre qui s'adresse à la paresse intellectuelle et au ronronnement du politiquement correct. J'ajoute que je trouve la couverture ignoble. Ignoble. On n'imagine pas le scandale public, avec l'équivalent, s'il s'était agi d'une autre religion...

Guilll

Le 04/03/2019

Le livre est une véritable somme. On ne peut que saluer l'extraordinaire travail de l'auteur, qui par ailleurs démontre page après page son objectivité et son travail de fond. Toutefois je n'ai pas été séduit par les éléments suivants : - Je n'ai pas bien compris la problématisation du propos. Qu'il y ait de nombreux homosexuels au Vatican, ce n'est pas une grande nouveauté. Que ces homosexuels au plus haut niveau aient pu influer sur la doctrine récente de l'Eglise, notamment de par le contenu des Encycliques très clairement homophobes, ce n'est pas nouveau non plus. - Un name droppring qui confine à de l'outing, alors bien qu'on sait que nombre de ces prélats sont très évidemment de pratique homosexuelle tout en crachant sur le principe de l'homosexualité, cela depuis longtemps aussi. Bref : à quoi sert ce livre ?

mimipinson

Le 02/03/2019

Je n’aime pas me cantonner au seul roman, premier, second ou multiple, français ou pas ; je n’aime pas être rangée dans une petite boite, lire comme tout le monde, ce que tout le monde lit. Et parfois, j’aime bien sortir vraiment des rails, et m’engager sur un terrain qui pourrait s’avérer glissant voire polémique. Cet essai sur l’homosexualité au Vatican en avait tous les ingrédients. A l’inverse ce fut un ouvrage dénué de jugement, sans effet racoleur, teinté d’humour, parfois, mais surtout très éclairant sur un phénomène qui au fond ne m’a guère surprise sur le fond, mais effarée sur son ampleur annoncée par son auteur. Pourquoi me direz-vous consacrer plus de 600 pages à l’homosexualité au Vatican, et plus généralement au sein de l’Eglise catholique ? Après tout, chacun est bien libre de faire ce qu’il veut de ses fesses, entre adultes consentants ; ce qui se passe sous la soutane ne nous regarde pas. Sauf que la sexualité est depuis 50 ans une obsession de l’Eglise catholique, qui n’a de cesse de nous prescrire ceci ou cela, nous interdire tel ou tel comportement, et nous promettre les enfers dans certains cas. Charité bien ordonnée commence par soi- même… Dans ce domaine, l’hypocrisie règne en maître. « Plus un prélat est homophobe, plus il a de chance d’être lui-même homosexuel. Ces conservateurs, ces « tradi », ces « dubia » sont bien les fameux « rigides qui mènent une double vie » dont parle si souvent François. » Dans cette grande enquête menée sur tous les continents et s’appuyant sur de nombreuses ressources et d’innombrables entretiens, Frédéric Martel a cherché à comprendre « la psychologie collective et l’homosociabilité généralisée », et à expliquer les comportements, les discours homophobes , l’hystérie autour de l’usage du préservatif en pleine pandémie de Sida, les « affaires » qui ont éclaboussé l’Institution, jusqu’à la démission surprise de Ratzinger et la prise de conscience du Pape François qui n’a pas les coudées franches pour réformer, si ce n’est un peu, les choses. Martel avance également une des raisons de la baisse des vocations sacerdotales que l’on observe depuis les années70. Avant la libération sexuelle, un adolescent gay ou qui doutait s’engageait dans le sacerdoce ; de paria dans la société civile, il devenait initié dans l’Eglise. Tout était caché, restait « à l’intérieur de la paroisse » ,la question de a chasteté vis-à-vis des femmes ne se posait ainsi pas !Le tout était de rester dans » le placard », pourvu que l’on soit discret, et l’homosexualité si décriée au dehors était tolérée voir mise en valeur quand il s’agissait de promotion au sein de la hiérarchie. Martel ne dénonce en rien le fait d’être ou pas homosexuel, mais l’hypocrisie qui règne à son sujet, et à propos de ses dérives de la part de certains prélats qui se sont révélés être ou supposés être de véritables prédateurs sexuels, et/ou à propos de ceux qui ont fermé les yeux en raison de leur propre homosexualité de peur que celle- ci soit révélée. « En stigmatisant les homosexuels en Afrique, l’Eglise les contraint à se cacher. Ils se réfugient dans les séminaires pour se protéger et ne pas avoir à se marier. » « L’homosexualité fut l’un des ressorts de ma vocation. Le sacerdoce célibataire est un problème pour un prêtre hétérosexuel ; c’était une aubaine pour le jeune gay que j’étais. C’était une libération. » Parole de prêtre italien. Cet essai est judicieusement construit. D’abord, il traite du pontificat actuel sous la forme d’un état des lieux, et en dressant une sorte de feuille de route pour le pape François. Puis, il reprend successivement et chronologiquement les trois avant -derniers pontificats (à savoir ceux de Paul VI, Jean-Paul II (le pire selon l’auteur) et Benoît XVI plus mystique d’administrateur et vite dépassé par les évènements) en expliquant comment s’est installé le double langage et le durcissement de la morale sexuelle dans l’Eglise en même temps que s’installaient les affaires, les prélats et autres dignitaires dans une sorte de bulle d’impunité. De tout cela, on constate la grande misère affective du clergé catholique, sa solitude ; Et parce qu’un homme reste un homme, avec ses sentiments, ses désirs, son corps, et que l’institution s’arque boute sur des principes d’un autre âge, une morale archaïque, on en arrive à des situations invraisemblables, des comportements abjectes. Cette morale d’un autre temps éloigne l’institution des fidèles. Il y aurait tant à dire sur ce livre qui m’a passionné d’un bout à l’autre. Le travail de l’auteur est remarquable, fouillé, précis, abondamment documenté. Je laisse l’auteur conclure en l’approuvant mille fois… « Et même si personne n’ose encore l’avouer publiquement dans l’Eglise, tout le monde sait qu’on ne pourra pas mettre fin aux abus sexuels des prêtres tant qu’on n’abolira pas le célibat, tant que l’homosexualité ne sera pas reconnue dans l’Eglise pour permettre aux prêtres de dénoncer les abus, et tant que les femmes ne seront pas ordonnées. »