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Journal d'une apprentie chamane

de Corine Sombrun , date de sortie le 08 janvier 2004
«Ça y est. Je pars demain pour l'Amazonie. La
Sachamama, le bout de jungle de Francisco, est
aussi un centre d'études des méthodes de guérison
héritées des cultures indiennes et ... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

«Ça y est. Je pars demain pour l'Amazonie. La
Sachamama, le bout de jungle de Francisco, est
aussi un centre d'études des méthodes de guérison
héritées des cultures indiennes et précolombiennes.
Moi je veux trouver mon "son".
Je veux te retrouver. C'est tout.»

Ce journal de bord d'une jeune femme, musicienne
à Londres qui, sous le coup d'un deuil
inconsolable, décide de suivre l'enseignement
musclé d'un chamane péruvien, est un récit
initiatique mêlant humour, autodérision,
recherche spirituelle et connaissance de l'Autre.
Au travers de ses aventures aussi drôles
qu'émouvantes, Corine Sombrun nous
conduit sur la piste d'un rendez-vous hors du
temps qui doit l'amener à retrouver cet amour
plus fort que la mort.

«[Corine Sombrun] nous livre avec humour son
incroyable expérience.»

Femina Hebdo

«(...) un récit initiatique qui mêle humour, autodérision,
recherche spirituelle et connaissance de
l'Autre...»

Le populaire du Centre

Caractéristiques

Titre Journal d'une apprentie chamane
Editeur Pocket
Date de parution 08 janvier 2004
Nombre de pages 158 pages
Dimensions 18,00 cm x 11,00 cm
Poids 93 g
Support Broché
ISBN / EAN 2-266-12950-3 - 9782266129503

L'offre du moment

3,6/5

EveGenia

Le 26/11/2019

Et voici un livre de plus qui confirme une vérité bien connue : à notre époque, tout le monde veut devenir écrivain. En tant que sujet, tout ira bien, mais le moyen le plus simple est de traiter des documents biographiques. Avez-vous été maltraité dans votre enfance ? Avez-vous pris de la drogue ? Vos parents étaient-ils des immigrants? Abordez donc l'écriture d'un best-seller de plus! Voici le livre de Sombrun qui est exactement de ce genre. En fait, l'auteure est musicienne et pas du tout écrivaine. Mais chaque personne qui se respecte est maintenant obligée de publier un livre. Notre Corinne, sans la moindre hésitation, décrit son expérience de «purification» qui consistait à prendre des substances hallucinogènes quelque part dans un endroit perdu de l'Amazonie (l'endroit n'est pas précisé). Certains gangs de pseudo-chamans gagnent de l'argent sur des Européens et des Américains crédules, tout en les empoisonnant. Ainsi, Corinne a eu une dose excessive d’ayahuasca (c’est l’hallucinogène dont il est principalement question dans le récit), elle a donc presque donné son âme à Dieu! Cependant des démons bizarres ont commencé à lui apparaître, et dès que la drogue a cessé d’agir (après plusieurs réceptions), les chamans-organisateurs de ce "trip" lui ont annoncé que le travail était terminé et que Corinne pouvait plier bagage. Oh, cette pensée magique est bien drôle! Je n'ai rien contre la formule que Corinne a déduite à la fin du livre : on dirait que certaines choses ne peuvent pas être comprises par la raison et ne peuvent être acquises qu'avec l'aide de sentiments et d'intuition. Ok, mais pourquoi alors, dans ce cas, cette compréhension intuitive est-elle réalisée par attaque chimique au cerveau et aux organes sensoriels? Après tout, c'est de la pure matérialité.

Horizon_du_plomb

Le 31/10/2019

« Droit dans la verte dimension, je suis en apnée. Juste le temps de plonger. » « Ici comme ailleurs, les enfants sont davantage connectés au monde virtuel qu'à celui des esprits. (…) J'adore, cela fait pharmacie de sorcières. » Vous voulez lire un livre court sur « l'initiation chamanique » qui ne se prend pas au sérieux ? Lisez ce livre, au moins vous fumerez « le people » en vous, ou alors vous retrouverez le nô du bobo devenu bonobo. So exciiiting le monomythe. « Alors diète. Isolement. Discipline. Juste pour savoir où est l'illusion quand on voit un reflet de vie sur un lac transparent. » Le récit dépasse le simple documentaire ethnographique pour retracer l'histoire d'une initiation, une quête de guérison et de découvertes qui fait changer. L'auteure va nous parler de sa découverte de l'ayahuasca, le vin de l'âme. « Vue de la jungle, je dois ressembler à une grosse luciole qui performe. » (avec une lampe frontale) « Mais qu'en fait le seul rêve dont je me souvienne se passait dans un avion… J'allais à Paris pour manger une pizza…. Rire collectif. Francisco me dit qu'il voit là un message de la tomate. Me semble que je rougis. » Ce qui m'a fait accrocher, plus que les noms des esprits, des plantes ou des arbres, c'est l'humour et l'auto-dérision qui sont toujours présents dans le livre. Un autre aspect que j'ai bien aimé, c'est qu'elle nous parle de sa « mauvaise voix », celle qui délimite tout. Elle montre bien aussi notre pensée virevoltante, distraite, qu'on prend rarement le temps de ralentir ou d'oublier. « Ici, l'unité de temps devient le trait de couteau. C'est le son de ce rythme qui porte en lui la forme de la pipe, qui la révèle. Comme les chants de Ruperto ou ceux de la brousse africaine. Si ces rythmes semblent monotones, c'est qu'on n'entend pas, qu'on ne réalise pas la « forme » qui se dégage imperceptiblement de cette répétition. Cette musique ne se déroule pas uniquement sur un axe temporel linéaire, mais également dans une « épaisseur » qui à chaque répétition laisse percevoir cette forme, ce quelque chose de naissant qui apparait derrière le rythme… » (confectionnant sa propre pipe à tabac à partir d'un arbre) Le livre est souvent constitué de phrases courtes qui flashent comme des éléments scandés, comme on s'arrête à une sensation, un concept sans vouloir relier, comme on suit l'invisible qui lie, la syntaxe du souffle. La magie, c'est qu'il y a bien une mélodie propre à l'auteure dans ce livre, un vrai partage. « Je réalise soudain que si les énergies sont l'expression de la connaissance, alors les Icaros (chants, sons rythmés) pourraient être la traduction sonore de cette connaissance. (…) Parce que j'imagine qu'un jour on pourra apprendre les maths juste en écoutant leur musique ! Sans effort. (…) Cette musique devra avoir le pouvoir d' « éveiller », de faire réagir la zone du cerveau que l'on voudra éduquer. » On comprend vite que Corine n'a pu qu'être sensible au médium sonore des Icaros mais on ne peut s'empêcher de penser qu'il doit en avoir plein d'autres, l'important étant « la danse qui célèbre le non-temps ». C'est surtout un livre qui parle d'ouverture et de découvertes du monde. Quand on lit le texte, on se rend compte que Corine a toujours porté la graine en elle et ce bien avant sa rencontre avec les chamans d'Amazonie. J'ai d'ailleurs bien aimé comme elle nous parlait aussi de son enfance en Afrique en parallèle. Sans doute que nous aussi nous l'avons tous, elle est juste à des stades différents de germination. « Un labo américain a même essayé de « patenter » la recette de l'ayahuasca. Procès. Les indiens ont gagné. Le brevet a été annulé. Pour la raison que des ethnobotanistes avaient mentionné cette formule dans des livres; bien avant que ce labo en ait déposé la formule. Bien fait. » C'est aussi un livre que je conseillerais aux personnes intéressées par l'aromathérapie (toucher, odorat, goût, ces trois sens négligés sauf cas inhabituel). « Je regarde mes cercles. Y en a un qui m'émeut. Un gros bancal. Je le touche. C'est un geste qui l'a fait. Une impulsion. Un cri. Moi je le trouve parfait. J'aime cette tension qui l'éloigne de l'équilibre, cette tension que je retrouve, que je ressens exactement de la même façon dans les chants de Rupperto. » On finit le livre dont on a aimé le ton-son loin du palm-tanne, dont on a apprécié les trouvailles dans tous les sens du terme, comme un mycélium de lumières, et on a envie de suivre Corine sur son itinéraire vers cette steppe mongolienne. « Bougeaient pas, je croyais qu'il étaient faux. » « Une vision est une réalité. » (comme une bonne ou mauvaise pensée d'ailleurs)

AlmV

Le 16/05/2017

J'ai lu ce livre après avoir lu sa suite où elle raconte son parcours en Mongolie. J'ai apprécié les deux récits (Journal d'une apprentie chamane Amazonie puis Mongolie). Elle se livre très honnêtement et en même temps ne se livre pas du tout. C'est ainsi que l'on peut ressortir avec une impression de superficialité.. et pourtant aussi au détour des pages, on trouve également des petites gemmes et des pensées profondes. Je trouve aussi intéressant certains passages où elle évoque l'Afrique qui l'a beaucoup marquée... et avec laquelle il semble elle a été en résonnance profonde. Elle a il faut le dire un destin assez hors du commun, une capacité à s'adapter (vie de tous les jours) à des conditions non standards (hutte amazonienne, tipee Tsataane -pas yourte mais tipee) qui semble plutôt inhabituelle pour une fille, qui en interview évoque plutôt une parisienne du quartier St Germain des Prés, un peu beaucoup bohémienne bourgeoise.. Au final intéressant avec des imperfections, elle a aussi le mérite de ne pas sombrer dans la théorisation de son experience. Les autres aspects d'elle qui sont intéressants c'est sa démarche vers la science. Elle a sa vision en Amazonie de musique diaphonique, Francisco lui dit qu'elle a l'étoffe d'une chamane, et lui demande si elle veut revenir, elle dit qu'elle n'est pas certaine car elle veut explorer ce son mongol, elle se rend ensuite en Mongolie. Je dirais quand même qu'à partir de là c'est un choix déterminé, peut être qu'elle ne se rendait pas compte de sa capacité à suivre le son ( quoiqu'encore dans le premier livre en Amazonie elle parle d'une transe musicale en Afrique jeune avec ses parents et son chien). Cela étant cela n'enlève rien à son destin hors du commun.

Zirkawicca

Le 19/10/2015

Dès les premières pages, j'ai été surprise par le style d'écriture: des "phrases" ultra courtes, sans virgules, souvent sans verbe et/ou sujet, avec des anglicismes et de l'argot par ci par là. Et aussi par le ton employé: sans concession, souvent blasé ou moqueur, et assez auto-suffisant. Sous couvert d'humour, elle s'écoute quand même beaucoup parler (et penser). L'auteur s'exprime comme elle pense, ça ressemble presque à un long télégramme. J'ai trouvé que le discours sonnait très "hargne et arrogance adolescente", alors quelle ne fût pas ma surprise, après recherches, de constater que Corine Sombrun avait une quarantaine d'années lors de l'écriture de ce récit vécu... Page 126/127 par exemple, elle se met en scène dans une petite "fable" où elle n'hésite pas à parler d'elle comme d'une "jeune fille", qui + est "à la belle gueule" et "callipyge"! Enfin, c'est son cerveau qui est censé être callipyge mais j'ai du mal à imaginer... Du coup, malgré le thème abordé qui m'intéressait beaucoup (le chamanisme), j'ai d'abord eu du mal à apprécier ma lecture. Je m'énervais toutes les 2 phrases, l'égotisme dont faisait preuve l'auteur me hérissant le poil. Il y a des exemples à la pelle: elle considère sa hutte comme une scène, "j'adore qu'on s'intéresse à mon cas", "la pro du son", "fierté d'un Robinson qui détourne les pièges de Mère Nature", "regard satisfait sur le produit de mon imagination", "y'a même pas quelqu'un pour admirer ma force mentale", "moi, que moi", etc... L'auteur est en deuil au moment où elle vit ces événements, pourtant elle apparaît + arrogante que triste. Mais au fur et à mesure de ma lecture, j'ai perçu des fêlures dans cette carapace. Notamment lorsque elle nous dit avoir l'"ego en berne" d'être vue en position de faiblesse (à 4 pattes sur un pont/tronc, lorsqu'elle demande à se faire accompagner parce qu'elle a peur de rentrer seule à sa hutte dans le noir). Elle est loin d'avoir autant confiance en elle que ce qu'elle laisse paraître, mais elle est dans la résistance, dans le déni, pleine de blocages face à ce qu'elle affronte. Et c'est là que l'intérêt culturel et documentaire du récit se mêle, grâce à l'ayahuasca, à la métamorphose de l'auteur, telle un papillon qui sort de sa chrysalide. Le fait qu'elle soit à ce moment de sa vie totalement étrangère au milieu du chamanisme fait que ses réactions ne sont pas biaisées par des idées préconçues. A la fin du livre, on voit clairement qu'elle a changé, elle s'est révélée grâce aux enseignements tirés des visions. Elle a trouvé la paix intérieure et cela se ressent dans son comportement vis-à-vis d'elle-même et des autres. "La peur d'être jugée avait disparue", et avec elle toute la peine, la méfiance et même la haine qu'elle portait en elle. Corine Sombrun presque mégalo à son arrivée à Sachamama déclare en toute simplicité dans les dernières pages: "et j'évite mon nombril (...) Arrivée à la hutte-cantine. Non triomphale. Je réalise qu'il n'y a aucune fierté en moi. Ce n'est pas cet ego qui a été nourri." On ne dirait pas que c'est la même personne qu'au début du livre qui parle ainsi. C'est énorme, c'est + qu'une évolution, c'est une révélation. Et cette aventure n'a été que le début des grands bouleversements et du renouveau pour elle, sachant qu'elle a ensuite (et malgré elle) suivi un apprentissage de chaman en Mongolie qui l'aura définitivement faite autre. Vraie. Belle. Vivante.

Annaelle

Le 06/04/2011

Un livre passionnant et intense. Corine Sombrun nous conte son expérience à la fois simple et fabuleuse auprès d’un chamane péruvien. J’ai été très touchée par cette petite nana qui se retrouve là un peu par hasard, portée par les douleurs de sa vie. Au départ, elle peut paraître complètement décalée (elle se sent elle-même décalée d’ailleurs, elle y part même un peu à reculons), mais finalement, elle y trouve complètement sa place. Elle est très touchante, parce que sa souffrance est à la fois très pudique (elle parle très peu de ce qui l’a amené là et de la personne qu’elle a perdue), mais en même temps, elle est omniprésente. C’est en elle, autour d’elle, partout dans ses gestes et dans ses pensées. Un peu comme si l’âme de cette personne l’accompagnait dans son initiation pour l’aider à se libérer d’elle, à se purger de sa souffrance pour pouvoir revivre. Je trouve fascinante la façon dont elle s’ouvre, se détend peu à peu sous nos yeux, c’est une véritable renaissance, c’est très émouvant. J’ai aussi beaucoup aimé la façon dont elle nous raconte son histoire, ça aurait pu vite devenir ennuyeux ou même larmoyant, mais elle le fait avec tellement d’humour et d’autodérision, que c’est un vrai plaisir. Elle a un style d’écriture assez dépouillé, sans fioritures, mais c’est très agréable, et sa convient tout-à-fait à ce récit et à sa personnalité je trouve. De plus, il y aussi un côté « documentaire », qui est très intéressant. Que l’on soit sensibilisé ou non à ces voyages incroyables que vivent les chamanes, on ne peut qu’être captivé par ce récit. On y apprend par exemple un tas de choses passionnantes sur la relation qu’on les chamanes avec les plantes et arbres. Et bien sûr, il y a les séances d’initiation elles-mêmes qui sont aussi très intéressantes. Personnellement, je n’ai pas la moindre expérience en matière de plantes ou drogues hallucinatoire quelle qu’elles soient, je n’ai donc aucun point de comparaison, mais j’ai trouvé tout cela assez fascinant. J’ai par exemple été surprise de la clarté avec laquelle elle parvient à décrire ses visions après coup. Bref, un livre passionnant ! J’ai maintenant très envie de lire ses autres récits, surtout « Les tribulations d’une chamane à Paris », parce que voir son retour à la vie « réelle » doit être vraiment intéressant je pense, il y a un tel décalage entre ces deux mondes, qu’il doit sûrement être très difficile d’en repartir réellement une fois qu’on y est allé.