Prêt à feuilleter

La blessure

de Jean-Baptiste Naudet , date de sortie le 29 août 2018
1960. Il a tout juste vingt ans. Alors qu'il patrouille dans le djebel algérien, le sergent Robert Sipière est tué d'une seule balle. À Paris, Danièle, sa fiancée, est dévastée. Toute sa vie, elle... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

1960. Il a tout juste vingt ans. Alors qu'il patrouille dans le djebel algérien, le sergent Robert Sipière est tué d'une seule balle. À Paris, Danièle, sa fiancée, est dévastée. Toute sa vie, elle gardera sur son coeur les lettres d'Algérie. Et sombrera dans la folie.

Des années plus tard, son fils, Jean-Baptiste, devient reporter de guerre. Pourquoi affronte-t-il lui aussi l'horreur des conflits ? À tant fixer la mort, la folie le guette à son tour. Jusqu'au jour où il découvre la correspondance entre sa mère et un jeune sergent mobilisé en Algérie, son premier fiancé. Il commence à comprendre qu'il est prisonnier d'un destin qui n'est pas le sien.

De ces trois vies sacrifiées, Jean-Baptiste Naudet tresse une même blessure. Et livre un grand récit sur la guerre, la filiation, l'amour.

Caractéristiques

Titre La blessure
Editeur l'Iconoclaste
Date de parution 29 août 2018
Nombre de pages 299 pages
Dimensions 19,00 cm x 14,00 cm
Poids 290 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-37880-024-6 - 9782378800246

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4,5/5

Hermes0376

Le 03/10/2018

Émouvant . Réaliste . Violent

On trouve dans ce roman quelques passages difficiles à lire liés à des descriptions de scènes de guerre. L'histoire est cependant magnifique et très émouvante.

caro76

Le 02/10/2018

Captivant

A mi-chemin entre récit autobiographique et fiction historique sur fond de guerre d'Algérie. Un très beau récit.

don emilio

Le 29/09/2018

Bouleversant . Captivant . Passionnant

Tout d'abord je remercie la communauté Leclerc de m'avoir adressé ce livre, je l'ai adoré. Très touchant et bouleversant qui fait découvrir l'horreur de la guerre d'Algérie. L'amour entre Danielle et Robert, et un fils qui devient reporter et voit sa mère devenir folle. Un échange de lettres entre deux amoureux. C'est un livre poignant, je le conseille. A lire

GéradP

Le 25/09/2018

Bouleversant . Émouvant . Captivant

... Bonjour la Communauté et merci pour cet ouvrage absolument captivant qui nous entraine, dans le cycle infernal de ces guerres qui n'osent pas dire leur nom et qui ne sont pas pour le moins toutes aussi affreuses les unes que les autres. Dans ce noir tumulte, un drame de l'amour, la filiation d'un fils qui cherche à comprendre la folie dans laquelle s'est enfermée la mère. Des questions auxquelles le lecteur peut faire l'analyse, à travers le récit. Le livre de Jean-Baptiste Naudet est une aventure humaine, certes un roman, mais qui pose la question sur ces drames dont notre Histoire est faite. Très bien écrit, très émouvant, le lecteur appréciera certainement ce très bon roman.

Nathie CS

Le 23/09/2018

Bouleversant . Passionnant

Un récit qui m’a profondément marquée, un réquisitoire contre la guerre né d’une blessure, celle de la mort de Robert, jeune appelé durant la guerre d’Algérie. Celui-ci était le fiancé de la mère de l’auteur, Danièle. Une blessure qui se transforme en folie lorsque les souvenirs de sa mère sont insurmontables. Jean-Baptiste NAUDET subira cette blessure de plein fouet et partira sur des zones de guerre en reportage, frôlant la mort, narguant le danger, spectateur de tueries d’une sauvagerie inouïe. Il affrontera sa propre folie, interné à son tour pour affronter ses démons. Pour remonter le temps et comprendre l’origine de ce gâchis, l’auteur publie les lettres échangées entre sa mère et Robert. Pour une fois, le conflit algérien est vécu de l’intérieur, et donne la parole à un jeune appelé, sacrifié comme beaucoup d’autres dans une guerre absurde et perdue d’avance. J’ai rarement lu de telles pages, pas seulement émouvantes mais aussi terriblement lucides. Dans ses lettres à Danièle, Robert s’interroge et ses doutes résonnent en chacun de nous. D’un côté, il déborde d’amour pour Danièle, un amour qui le fait tenir. Mais il fait aussi le douloureux constat qu’il est capable lui aussi de tuer par peur, par réflexe, pour sauver ses camarades. La guerre peut transformer chacun d’entre nous en tortionnaire ou une sorte de héros prêt à se sacrifier pour les autres. Seul bémol à ce récit : à un moment, j’ai vraiment eu un trop plein de cadavres, de putréfaction, de tripes à l’air, de sang et de massacres, la lecture est devenue alors très éprouvante. Pourtant, je n’ai pas envisagé d’abandonner tant cette lecture est nécessaire. Hasard du calendrier, j’ai commencé ce livre le jour même où le Président de la République reconnaissait la responsabilité de l’Etat français dans l’usage de la torture en Algérie ; une amorce d’excuses au peuple algérien qui permettra un travail de mémoire et de réconciliation. Les derniers mots sont ceux du père de l’auteur ; ils résonnent fort comme une mise en garde adressée aux nouvelles générations pour les inciter à réfléchir sur la politique, les encourageant à protester à temps et résister à toute forme de barbarie. Un texte remarquable tant les intervenants sont lucides et humains.

3,8/5

AMR

Le 28/02/2019

Ma dernière lecture pour cette session « Rentrée littéraire 2018 des 68 premières Fois : La Blessure de Jean-Baptiste Naudet, un premier roman d’inspiration biographique et autobiographique sur la guerre, la filiation et l’amour… L’auteur est grand reporter ; c’est peut-être pour cela que son récit prend des allures de témoignage et de documentaire sur le parcours d’un jeune soldat envoyé faire son service militaire en Algérie en 1960 et sur ses propres ressentis de journaliste envoyé dans les pays en guerre. Jean-Baptiste Naudet a choisi d’emblée de ne pas respecter la chronologie des évènements dans le récit concernant Robert et Danielle avec l’effet d’annonce de la mort et de la folie dès le début. De même, il y aura aussi des allers-retours temporels dans l’histoire de Jean-Baptiste. C’est le personnage de Danielle qui devient le lien féminin de ce livre d’hommes ; elle est à la fois la fiancée amoureuse de Robert et la mère folle de Jean-Baptiste dont les deux prénoms rythment le récit comme titres de chapitre. Le découpage des récits entrecroisés de la guerre d’Algérie, de la correspondance entre Robert et Danielle, des souvenirs d’enfance et de jeunesse du narrateur et de ses reportages dans les pays en guerre ou sur les champs de bataille m’a un peu déstabilisée ; je perdais la notion de fil conducteur et je prenais trop de distance. L’émotion m’est venue seulement grâce à l’intertextualité : les chansons de Barbara et de Jean Ferrat pour illustrer la dépression de la mère, les poètes pour dénoncer l’universalité de la guerre : « Le Dormeur du val » de Rimbaud ou encore des citations de Prévert (« Quelle connerie la guerre !») ou d’Apollinaire (« Ah Dieu ! que la guerre est jolie, avec ses chants ses longs loisirs »). Baudelaire est également convoqué quand il s’agit d’«aimer et mourir » ou de parler à sa douleur ainsi que Victor Hugo pour le deuil. Enfin, j’ai retrouvé la célèbre citation d’Albert Camus sur les tortures et représailles durant la guerre d’Algérie… Je n’ai été sensible à la fascination de Jean-Baptiste Naudet pour la guerre, depuis ses lectures jusqu’à son métier futur de reporter de guerre, tel « un junkie accro à la plus forte des sensations : celle du jeu avec la mort ». Il m’a juste manqué quelque chose pour que mon intérêt soit plus que littéraire. Je pense avoir saisi le propos et la posture de Jean-Baptiste Naudet. La blessure du titre symbolise la transmission de la destinée sous forme de « piège mental » : le père de l’auteur a épousé la fiancée de son ami mort en Algérie, son fils est approché par l’épouse d’un ami suicidé. La cicatrisation de cette blessure passe par un travail de recherche et de mémoire. Ce livre est « une offrande, comme une supplique, comme un chant à la mort, à l’amour. Comme une étoile dans la nuit, une étoile qui n’a pas de nom mais qui est la nôtre, une étoile qui ne parle que d’amour et qui ne doit jamais mourir. Pour que l’on nous comprenne, pour que l’on nous excuse, pour que l’on nous pardonne ». Mais ce projet de pardon final tel qu’il apparaît dans le dénouement m’a laissé une drôle d’impression ; j’aurais eu besoin de plus d’analyse psychologique, peut-être de mise en fiction des personnages réels pour leur donner plus de moyens d’expression. Ou alors c’est le format romanesque qui ne m’a pas convenu ; je voyais davantage ce livre comme un essai, une étude. Je salue cependant l’authenticité de la démarche de Jean-Baptiste Naudet. Il nous donne à lire, avec l’autorisation de son père, de véritables extraits de la correspondance entre sa mère et son fiancé. Il met l’intimité familiale au service de l’Histoire pour qu’on ne ferme plus les yeux, pour que les générations à venir puissent « à temps protester et, si besoin est, résister ». C’est aussi une démarche individuelle sur l’acceptation de devoir vivre avec la souffrance de ses ancêtres qui peut parler à beaucoup au-delà des symptômes précisément décrits ici.

AudreyT

Le 03/01/2019

*** Alors qu’ils sont fiancés depuis peu, prêts à se marier, Robert et Danielle sont séparés par la guerre d’Algérie. Âge d’à peine vingt ans, malgré l’optimisme et la naïveté de la jeunesse, Robert a peu d’espoir de revenir... Les deux amoureux s’échangent des lettres passionnées, des missives remplies de tendresse et de douceur... Et elles dont l’oxygène de Robert, au milieu de la violence des montagnes de Kabylie. Plusieurs années après, Danielle souffre toujours de la mort de Robert et son fils Jean Baptiste vit dans l’ombre de cet amour perdu... Pour leur plus grande folie ! C’est dans le cadre de la sélection des 68 premières fois que j’ai lu ce premier roman. Jean Baptiste Naudet nous livre ici une autobiographie crue et violente sur ce qu’il a vécu au sein de sa famille. Ce n’est pas une mais trois vies qui ont été brisées ce 9 juin 1960 en Algérie. Avec le sergent Robert Sipière, c’est sa fiancée qui est atteinte en plein cœur... Puis Jean Baptiste Naudet lui-même... Prisonnier de ce passé, il va revivre les folies des guerres... Et se perdre dans la violence des combats, ceux des pays dans lesquels il couvre les batailles en tant que grand reporter mais aussi dans celui qui lui demande le plus de courage : la folie de sa mère... Un roman qui mêle des lettres, des récits de combats, dès questionnements personnels... Un roman qui évoque les atrocités de la guerre d’Algérie et de la culpabilité de certains face à leur place au sein du conflit... Un roman fort et nécessaire..

santorin

Le 15/10/2018

La guerre d'Algérie ? Un tabou pour tous les appelés qui en reviennent ; c'est ce que ressent leur entourage proche. Des jeunes gens de 20 ans qui n'ont pas demandé à y aller "pour défendre les intérêts du gouvernement Français" et qui reviennent le visage fermé et incapables de raconter ce qu'ils ont vécus ou faits. Des familles des deux côtés de la méditerranée qui ont soufferts ou ont été dévastées. Jean-Baptiste Naudet décrit bien dans son livre, avec des passages très durs et crus, les ravages de cette guerre ; on pourrait dire de toutes les guerres d'ailleurs car il sait de quoi il parle ayant été reporter dans plusieurs pays en guerre. Dans ce roman il raconte un drame intime, la mort de Robert le premier amour de sa mère, à la guerre d'Algérie. Celle-ci, quand ses souvenirs reviennent, s'enfonce de plus en plus dans la douleur devant un fils qui assiste impuissant à la déchéance de sa mère ne comprenant pas ce qui lui arrive. Jean-Baptiste à son tour perd bien et se retrouve en Hôpital Psychiatrique quand son père, pour essayer de le sauver, lui confie la correspondance entre Robert et sa mère. Après la lecture de leurs lettres il recherche et trouve le demi-frère de Robert à qui il se confie "Je lui raconte mon histoire, la quête de son frère, ma mère, sa folie, ma folie, l'amour, la mort et la guerre. C'était un peu confus parce que je ne comprend pas vraiment tout moi-même, encore aujourd'hui".

nilebeh

Le 20/09/2018

Ils sont partis nombreux pour un service militaire qui allait se transformer en horreur, vers 1960, tandis que la France commençait à danser sur les rythmes des yéyés. Eux, on leur faisait danser une autre danse, celle de la mort, de la peur, de la torture infligée ou subie, des ventres qui se vident de terreur, des gamins de vingt ans envoyés défendre les intérêts coloniaux de la France. Parmi eux, un jeune chrétien, instruit, devenu sergent : Robert Sipière. Il est parti après une seule nuit d'amour avec Danielle, la fiancée qu'il chérit et respecte, celle que, dans cinq mois, il va épouser. En attendant, ils s'écrivent des lettres tendres, intelligentes, sensibles. Il est nourri de Baudelaire, Rimbaud, Hugo. Danielle lui répond, l'encourage, l'aime par correspondance. Et ce premier « roman » réunit la correspondance de ces deux amants fous d'amour, de jeunesse et d'espoir. Une autre voix vient s'intercaler : celle de Jean-Baptiste, fils de Danielle mais pas fils de Robert, tué le 9 juin 1960 dans le Djebel Djurjura, d'une seule balle. Son père, à lui, c'est Gilles, l'ami de Robert, qui épousera Danielle, l'inconsolée, et la verra s'enfoncer dans la dépression puis la folie . Gilles, admirable d'ouverture et de compréhension, qui donne toutes les lettres à son fils, pour qu'il raconte cette bouleversante histoire. Jean-Baptiste est devenu reporter de guerre. Par quelle obscure filiation ? A son tour, il connaît la peur et les rapports humains épurés par l'urgence. A son tour, il sombre dans un grave trouble psychiatrique et se retrouve en HP. Il est difficile de restituer l'intensité de ce livre. On peut dire qu'il y a une sorte d'incandescence qui en émane, force des sentiments et des actes, rien n'est doux et apaisé. sauf peut-être la fin, le retour en Kabylie, la tentative de réconciliation avec cette terre et ces gens qui ont, comme les soldats français, vécu l'horreur. Un très beau premier roman, vrai à défaut d'être absolument véridique.