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Paroles de poilus : lettres et carnets du front 1914-1918

Lettres et carnets du front 1914-1918
Date de sortie le 16 octobre 2013
Paroles de poilus

« Voilà six mois bientôt qu'on traîne cette misérable existence qui n'a plus rien d'humain. »

Août 1914 : les soldats partent sous les fleurs et les ... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Paroles de poilus

« Voilà six mois bientôt qu'on traîne cette misérable existence qui n'a plus rien d'humain. »

Août 1914 : les soldats partent sous les fleurs et les encouragements du peuple français. L'heure est grave, mais chacun veut défendre son pays et en découdre avec les « Boches ». Peu de temps après commence la guerre des tranchées, qui plonge les hommes dans l'enfer de la boue, des rats, de l'angoisse et de la mort.

Sur les huit millions de poilus mobilisés entre 1914 et 1918, plus de deux millions ne reverront pas leur village natal. Plus de quatre millions souffrent de graves blessures, pour la plupart irréversibles. Mais, au-delà des séquelles physiques, ils sont à jamais marqués par l'horreur de cette guerre.

Huit décennies plus tard, suite à l'appel de Radio France, des milliers de personnes envoyèrent les lettres de poilus conservées par leurs familles. Cet ouvrage en présente une centaine, qui n'ont pas vieilli. Ces mots déchirants incitent les nouvelles générations au devoir de mémoire, au devoir de vigilance et à l'humanité.

Caractéristiques

Titre Paroles de poilus : lettres et carnets du front 1914-1918 - lettres et carnets du front 1914-1918
Collection Librio. Document
Editeur Librio
Date de parution 16 octobre 2013
Nombre de pages 189 pages
Dimensions 21,00 cm x 13,00 cm
Poids 164 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-290-03861-1 - 9782290038611

5/5

tiptop92

Le 23/02/2020

Jean-Pierre Gueno - Paroles de poilus : lettres de la Grande Guerre - 1998 : Louis Vanryckeghem à tout juste 18 ans en 1914 quand la Belgique est attaquée par les allemands. Mobilisé parmi les premiers, ce colosse d’1m90 qui se destinait à être instituteur se retrouve mitrailleur dans une unité d’élite flamande. Commence alors quatre années de combats interrompues un temps quand gazé à Ypres il doit garder le lit pendant plusieurs mois. Mais la boucherie à besoin de soldats et dés qu’il retrouve un semblant d’intégrité il est incorporé à nouveau. La somme, Verdun, Le chemin des Dames, il est de tout les combats, de tous les massacres protégé par une main invisible qui lui évite les blessures physiques mais sûrement pas la peur, la fatigue et le désespoir. Toutes ces années de jeunesse gachées par un nationalisme exacerbé qui a vu des peuples entiers s'entre-tuer pour quelques mètres de terrain ont hanté sa vie à tout jamais. A force de bouffer de la terre dans les tranchés, il est devenu paysan, abandonnant ses rêves d’enseignant dégoutté par un système d’endoctrinement éducatif qui a formé des générations d’enfants à marcher docilement à l’abattoir. Cet homme c’était mon grand-père maternel, mon pépé. Il est décédé alors que moi même je prenais l’uniforme pour servir mon pays dans des circonstances moins tragiques (que sont nos guerres à coté de la leur ?). De lui il me reste des souvenirs d’adolescence, les récits de combat à coup de pelles, de baïonnettes, le marmitage, la boue, les poux. Mon aïeul, n’était pas de ceux qui gardaient le silence, au contraire, je ne crois pas l’avoir jamais entendu parler d’autre chose que de la guerre qu’il trimbalait comme un traumatisme éprouvant. Lui qui n’a jamais voyagé se délectait de raconter ses rencontres avec des peaux rouges, des indous et des africains qui constituaient son seul dépaysement au milieu d’une vie de labeur. Une anecdote continue de me frapper et de m’émouvoir quand je la raconte à mon tour, elle en dit long sur l’état de délabrement physique dans lequel se trouvait ces malheureux : Nous sommes en 1916, Louis est avec son unité dans une salle d’attente de la gare de l’est prêt à repartir au front, un autre régiment Belge vient les rejoindre et évidemment on taille la bavette pour avoir des nouvelles du pays. Au cours de la conversation, il trouve un type du même village et alors qu’ils commencent à parler de connaissances communes, il se rend compte que cet homme est son frère qu’il n’a pas vu depuis deux ans, ils ne sont pas reconnus ! Il y a plus de cent ans maintenant sonnait la fin d’une des pires hécatombes de l’histoire de l’humanité. En parlant de Louis, c’est à tous les poilus que je voulais modestement rendre hommage, aux morts et aux quelques survivants. Car certaines des lettres qui sont réunies ici auraient pu être écrites par mon grand-père, elles sont pour la plupart déchirantes et révoltantes. Ce n'est pas le patriotisme ce sentiment de pacotille qui faisait tenir ces hommes mais l'amour pour leurs proches et l'espoir pour beaucoup de les revoir. Il faut lire ces témoignages, s'imprégner des mots de ces soldats  plongés dans un tel chaos qu'il ne leur laissait guère d'illusion sur leur sort. Plus qu'un devoir de mémoire, c'est faire oeuvre d'humanité que de se pencher sur ces missives qui durent bien souvent recevoir les larmes de ceux qui les ont redigées et de celles qui les ont lues... un recueil bouleversant