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Le plancher de Joachim : l'histoire retrouvée d'un village français

de Jacques-Olivier Boudon , date de sortie le 24 octobre 2017
Le plancher de Joachim

L'histoire retrouvée d'un village français

À quelques kilomètres d'Embrun dans les Hautes-Alpes, sur les bords du lac de Serre-Ponçon, s'élève... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Le plancher de Joachim

L'histoire retrouvée d'un village français

À quelques kilomètres d'Embrun dans les Hautes-Alpes, sur les bords du lac de Serre-Ponçon, s'élève un château aux allures médiévales, le château de Picomtal. Au début des années 2000, les propriétaires découvrent, au revers des planchers qu'ils sont en train de rénover, des inscriptions tracées à la mine de plomb. Cent vingt ans plus tôt, vers 1880, Joachim Martin, menuisier, a écrit au dos des lattes qu'il a lui-même solidement clouées au sol.

Ses confessions revêtent un caractère exceptionnel. L'homme sait qu'il ne sera lu qu'après sa mort. Il adresse un message outre-tombe et parle de lui, de ses angoisses, de sa famille, de ses voisins. Il décrit une société villageoise bouleversée par l'arrivée du chemin de fer, l'exode rural, les crises politiques, l'enracinement de la République. Il livre surtout les secrets les plus lourds et parfois les plus intimes des uns et des autres. Joachim Martin s'avère un témoin passionnant des moeurs souvent cachées de son temps. À travers ses écrits hors du commun, c'est aujourd'hui toute une époque qui revit.

Caractéristiques

Titre Le plancher de Joachim : l'histoire retrouvée d'un village français
Collection Collection Histoire
Editeur Belin
Date de parution 24 octobre 2017
Nombre de pages 253 pages
Dimensions 22,00 cm x 15,00 cm
Poids 376 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-410-00603-2 - 9782410006032

3,8/5

jforgue

Le 26/06/2018

L'idée est alléchante, le matériel ethnographique hors du commun. L'auteur se perd malheureusement dans d'innombrables digressions généalogiques qui alourdissent le propos, surtout quand il s'agit de personnages tout à fait secondaires. On décroche alors d'un propos qui pourrait sans cela captiver. Au final, ces écrits sous le plancher sont trop peu présents, et laissent penser qu'ils ne sont qu'un vague prétexte pour exposer l'érudition de l'auteur.

Horizonetinfini

Le 05/06/2018

Le livre dont je vais vous parler est plus que un coup de cœur, il fait partie d’une catégorie un peu à part que je définirais « mes amis ne vont pas pouvoir y échapper ». De cette catégorie, pour l’histoire, font déjà partie: « Les Rois Thaumaturges » de Marc Bloch et « Une petite ville nazie » de William S. Allen. Le Plancher de Joachim de Jaques-Olivier Boudon est un véritable cadeau pour les amoureux d’histoire mais aussi pour celles et ceux qui pourraient à travers ce livre s y intéresser. Le livre, magnifiquement écrit, est le fruit de l’analyse et l’étude de 72 lattes dont les faces cachées se trouvent écrites par le menuisier qui, autour de 1880, accepte de refaire le parquet du château de Picomtal, ses écrits, tracés – sans doute – avec son crayon de travail dressent un portrait du village de Crottes, de la vie de la région et de la période historique que Joachim Martin traverse. Notre menuisier sait que la lecture de ses planches adviendra post mortem et il est donc d’une sincérité totale. Je vais vous parler ici uniquement de la joie que Joachim éprouve pour les avancées apportées par la République et, très lié à notre actualité, son attachement à l’éducation pour toutes et tous. Un livre qu’il faut absolument lire, offrir, partager. Je viens de le terminer et j’ai hâte d’en discuter avec famille et amis. Merci Monsieur Boudon pour la passionnante recherche que vous nous livrez !

amandinebulle

Le 12/05/2018

Eté 2009 . Jacques-Olivier Boudon s'arrête sur la route de Gap, au château de Picomtal dans le village des Crots. Il a la surprise de découvrir qu'un trésor a été mis à jour lors de travaux. Joachim Martin, le menuisier en charge de la réfection du parquet en 1880 a décidé d'y inscrire au dos sa confession. Plus qu'un récit intime, pour l'historien c'est une chronique de la vie du village et de ses habitants qu'il s'empresse d'exhumer. Fruit d'un minutieux travail de compilation et de recherche voici un témoignage vibrant de la vie des français à la fin du XIX è siècle.

Sileva76

Le 26/02/2018

C'est un ouvrage dans la droite ligne du Pinagot d'Alain Corbin, cité d'ailleurs dans l'« Introduction ». L'auteur s'appuie sur une série de textes découverts derrière des lattes de plancher. A partir de cette sorte de journal, Boudon, qui est professeur à la Sorbonne, est parti sur les traces du menuisier Joachim Martin (1842-1897) et de sa communauté villageoise, celle du village des Crottes (aujourd'hui Crots, dans les Hautes-Alpes). Ce fut une lecture très intéressante, même si l'auteur a un peu de mal a clarifier la généalogie de Joachim. Elle est plus ou moins explicité dans le dernier chapitre, « La fin d’un monde ». A la lecture de la table des matières, le plan d'ensemble transparaît. L'auteur part du menuisier, puis s'intéresse au village et à ses villageois, puis s'en va faire un tour du côté du château de Picomtal (dans lequel les lattes de plancher ont été changé), avant d'aborder toutes sortes de thématiques annexes (politique, religion, scolarité, etc.). Boudon aborde par exemple, plus précisément, la vie quotidienne d'un menuisier au XIXe siècle, la République au village ou encore les questions de la sexualité à l'époque (vue par Joachim, avec les non-dits et les tabous). Bref, l'approche de l'auteur est assez classique concernant l'histoire sociale, même s'il aborde des questions liées à l'histoire des émotions et des sensibilités. Je suis vraiment conquis par cet ouvrage, comme je l'avais été pour le Pinagot de Corbin (un de mes livres d'Histoire préféré, très largement). Celui-ci est donc un coup de cœur. Il est très bien écrit, agréable et intéressant. Pour un livre d'histoire sociale, qui plus est rédigé par un pur universitaire, dans une collection plutôt destiné aux étudiants, le résultat est très accessible. Pour résumer fort rapidement, Boudon explore le contexte historique, le rapport de Joachim (son héros) avec la politique, avec la sexualité (sans oublier les secrets de village) ou encore avec la religion. Il essaie de démêler les relations sociales au sein du village, et donc, en quelque sorte, les réseaux du menuisier Joachim Martin. Qui fréquente t-il en somme ? Boudon consacre un chapitre complet (le 3) à l'étude du château de Picomtal, dans lequel a travaillé Joachim. Avec ce chapitre, c'est l'histoire immobilière qui est à l'honneur. L'auteur s'intéresse aux différents propriétaires du lieu depuis la Révolution française. Il fait ce que l'on appel une généalogie immobilière. Il s'attarde davantage sur ceux que son héros a pu connaître directement. Il n'oublie pas non plus la scolarité, avec la transition scolaire, entre une école tenue par les religieux et une école laïque. Il aborde aussi plus loin la relation des habitants avec la religion en général, les scandales qui peuvent toucher le clergé. Joachim est un républicain, certes modéré, mais cela permettra de comprendre certaines de ses visions politiques. Dans un chapitre intitulé « L'espace et le temps », Boudon évoque le rapport de Joachim à son environnement géographique, à l'Histoire et à l'écriture, enfin à la culture populaire. Il montre que son héros est très intéressé par les activités secondaires de son client, propriétaire du château et érudit local. Boudon montre aussi le goût de Joachim pour les faits divers, ce qui est très caractéristique de l'époque. Au final, c'est un ouvrage que je recommande vivement, qui est du même genre que le Pinagot de Corbin, mais avec un autre regard et un autre traitement du personnage. Bref, un coup de cœur.

michdesol

Le 25/01/2018

A partir des écrits qu'un menuisier de la fin du XIXe siècle a laissé au verso d'un plancher, et découverts récemment, l'historien dresse le portrait d'une communauté villageoise dans les Hautes-Alpes. Pour celui qui aime l'histoire des "petites gens", des gens du peuple, de l'histoire qui n'apparaît pas dans les livres d'Histoire, c'est passionnant.