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Musiques : conversations avec Marc Lecarpentier

de Jean-Jacques Sempé , date de sortie le 09 novembre 2017
Après avoir raconté son Amérique (Sempé à New York, 2010), évoqué l'insouciance de l'enfance (Enfances, 2011) et posé un regard sensible et délicat sur les relations humaines (Sincères amitiés,... Lire la suite

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La fiche détaillée

Résumé

Après avoir raconté son Amérique (Sempé à New York, 2010), évoqué l'insouciance de l'enfance (Enfances, 2011) et posé un regard sensible et délicat sur les relations humaines (Sincères amitiés, 2015), Sempé célèbre cette fois la musique et les musiciens. Dans ses conversations avec Marc Lecarpentier, il révèle sa passion pour le jazz, son amour pour Debussy, son admiration pour l'orchestre de Ray Ventura qui lui a « sauvé la vie ».

Dessinateur d'humour alors qu'il rêvait d'être pianiste, Jean-Jacques Sempé raconte ses dîners fantasmés avec Duke Ellington, Ravel, Debussy et Satie, son émotion devant le premier disque qu'il écoute dans une boutique à Bordeaux, son goût immarcescible pour les chansons de Paul Misraki ou Charles Trenet « qui touchaient à la grâce, avant que la légèreté devienne suspecte... »

Ces dessins inédits rendent un hommage enjoué et admiratif aux musiciens professionnels ou amateurs, enfants débutants ou adultes émouvants.

Caractéristiques

Titre Musiques : conversations avec Marc Lecarpentier
Editeur Denoël
Date de parution 09 novembre 2017
Nombre de pages 132 pages
Dimensions 32,00 cm x 24,00 cm
Poids 1130 g
Support Broché
ISBN / EAN 978-2-207-13932-5 - 9782207139325
Rayon Art / Peinture

5/5

uzun

Le 22/09/2019

Jean-Jacques Sempé, un sourire, une bonté débordante, c'est déjà un mythe… Ça touche à la grâce, « avant que la légèreté devienne suspecte ». C’est la phrase que Sempé dit au sujet de Charles Trenet mais c’est ce que moi je dirais des dessins de Sempé ! Qu’il raconte son Amérique, son Paris, célèbre l’enfance ou les amitiés, revisite l’œuvre de Marcel Pagnol, Sempé reste lui-même : un humaniste encore plus qu’un humoriste. L’humour conduisant à l’humanité. Dans ce livre, il s’agit de ses conversations avec Marc Lecarpentier (ancien président et directeur des rédactions de l'hebdomadaire Télérama et président de l'association Mot-et-MOTS qui a pour objectif la promotion, la diffusion et la défense du Mot). Sempé nous confie qu’il rêvait d’être pianiste ! Grâce aux questions interpellant de Marc Lecarpentier, on apprend la passion de Sempé pour le jazz, sa vénération de Debussy, son enthousiasme pour l’orchestre de Ray Ventura. Sempé dit carrément que la musique lui a « sauvé la vie » ! Il parle volontiers de sa jeunesse et fait référence à des moments biographiques avec une naïveté touchante. L’intérêt autobiographique de cet album est évident. Le classique, les variétés, tout est mêlé dans un imbroglio d’amour : Duke Ellington, Ravel, Satie, Paul Misraki et Charles Trenet, les compositeurs célèbres et les musiciens amateurs ou même les débutants. « Longtemps, j’ai prétendu que c’étaient les musiciens que je vénérais. Mais au fil du temps je me suis rendu compte que c’était une absurdité : sans musique, il n’y a pas de musiciens ! Alors, disons que j’aime autant la musique que les musiciens. Avec une petite admiration supplémentaire pour les musiciens. » Les héros de Sempé sont ces violoncellistes, ces guitaristes, qui portent leur musique sur le dos, ces pianistes qui s’attablent au piano, ces violonistes qui s’envolent portés par leur archet… Lorsqu’il parle, Sempé a un ton enjoué que j’apprécie particulièrement. C’est un très bon conteur. Mais on apprend aussi qu’il est lui-même l’auteur de beaucoup de chansons (l’une sur les chats m’a amusée et émue bien plus que les autres !) Quand j’avais découvert le style de Sempé, ses personnages au nez pointu qui me faisait toujours penser aux corbeaux, j’avais imaginé la tête du dessinateur comme un reflet de ses « corbeaux ». Parce qu’il existe une idée assez persistante selon laquelle un artiste peintre crée partout son propre portrait même s’il représente un autre. Et lorsque j’ai vu pour la première fois la photo de Sempé quelle était ma surprise de constater que son visage était rond sans rien de pointu ! Même si Sempé idéalise un peu les musiciens comme s’ils ne connaissaient ni jalousie ni découragement, son regard est si apaisant ! Regard d'amour, regard qui relève, regard qui appelle… Dire que je vous recommande ce livre ce serait insuffisant. Il faut faire connaître les musiciens de Sempé aux petits pour leur donner le goût de la musique. Je suis d’avis que les dessins de Sempé devraient être accrochés aux murs dans les conservatoires pour détendre l’atmosphère ! Car l’ambiance des conservatoires n’est pas toujours bon enfant. Les musiciens, ce ne sont pas des bêtes trop excellentes, aux neurones enchantés, inaccessibles dans leur grande dextérité, ce sont des êtres bons qui sauvent le monde. Vive la bonté des musiciens ! Tel est le message de Sempé.