Post-apocalypse Wow !

L’apocalypse, ce n’est pas la fin : c’est le point de départ de trois jeux qui vont faire chauffer les manettes cette année : The Division 2, Rage 2 et Days Gone.



 

Prendre un environnement familier, le « tordre » pour y injecter surprise et dépaysement : c’est tout l’intérêt de situer l’action d’un jeu dans un univers post-apocalyptique.

Pourquoi la catastrophe est-elle survenue ? Qu’est-il advenu de notre bonne vieille planète ? Comment survivre dans un environnement hostile, et d’autant plus dérangeant qu’il ne nous est pas totalement inconnu ? Autant d’interrogations qui taraudent le gamer « post-apo », et entretiennent son intérêt.

Les développeurs l’ont bien compris : après la grande vogue des jeux à dominante historique ou mythologique (comme Assassin’s Creed), le genre a clairement le vent en poupe cette année. Outre Metro Exodus, dont nous vous avons parlé récemment, trois jeux qui s’annoncent sur nos plateformes préférées (The Division 2, Days Gone et Rage 2) montrent tout le potentiel du genre. Visite guidée.

                       

The Division 2 : dans l’enfer urbain

           

Trois ans après la sortie de The Division (mais 7 mois plus tard dans l’univers du jeu), The Division 2  nous replonge dans l’ambiance de guerre civile imaginé par le romancier Tom Clancy . Après avoir enrayé la propagation du Poison Vert à New York, la Division est loin du chômage technique ! Car il s’agit désormais de ramener l’ordre à Washington.

Ou plutôt d’éviter l’effondrement de la capitale, et de l’ensemble des Etats-Unis avec elle… Dans l’enfer urbain qu’est devenu DC, les bandes rivales répondant aux doux noms de Hyènes, Parias, True Sons ou Black Tusks se disputent chaque block.

 

Un épisode 2 qui repousse les limites du genre

Dans cette suite, Ubisoft capitalise sur ce qui avait si bien fonctionné dans le premier opus : l’ambiance est encore plus prenante dans la fournaise de l’été qu’elle ne l’était dans l’hiver new-yorkais, et les séquences d’exploration, d’affrontement, de recherche de butin s’enchaînent sans temps mort. Les alternances de jeu solo/multi, contre d’autres joueurs (PvP) ou la machine (PvE) enrichissent considérablement l’expérience.

Au-delà de l’exploitation des points forts de la licence, les développeurs de The Division 2 ont surtout œuvré à parfaire leur bébé : séquences narratives plus riches, plus nombreuses, pour une expérience plus immersive, et missions encore plus diversifiées. Résultat : un jeu extrêmement captivant, qui va tenir les gamers occupés un long moment.

 

Days Gone : zombies et compagnie

 

Même pays, même point de départ, mais résultat radicalement différent. Un mois après The Division 2, les gamers accros au post-apo pour à nouveau en prendre plein les manettes avec Days Gone.

Le pitch ? Dans les vastes étendues du nord-ouest américain, vous incarnez Deacon St. John, biker et chasseur de primes qui a préféré l’aventure au confinement d’un camp de survivants. Un choix de vie dangereux : une épidémie a décimé hommes et animaux, mais ceux qui restent sont devenus des Freakers, sortes de zombies coriaces et vicieux.

 


Entre The Walking Dead et The Last of Us

Cela vous rappelle quelque chose ? Les concepteurs du jeu n’ont pas caché s’être inspirés de The Last of Us (pour les séquences d’infiltration et de combat) côté jeu vidéo, ou de The Walking Dead côté série TV pour l’ambiance.

Avec de telles références, on est assuré de ne pas s’ennuyer une seconde. D’autant que le soin apporté à ce monde ouvert et des mécaniques de jeu éprouvées mais efficaces garantissent de se plonger dans l’ambiance en quelques instants… pour en ressortir nettement plus tard !

 

 

Rage 2 : façon Mad Max

 

Terre, futur proche. Un astéroïde a rayé de la carte 80% de la population. Le reste se déchire entre de petits gangs meurtriers et l’Autorité, une organisation paramilitaire qui ne vaut guère mieux…

Dans Rage 2, vous incarnez Walker, un ranger qui trace sa route au milieu de cette guérilla permanente, dont l’ambiance rappelle fortement Mad Max. Toujours en mouvement, à bord d’engins variés, vous n’êtes pas là pour faire dans le détail…

 

Un jeu de tir survitaminé

Surtout, ce deuxième opus (presque dix ans après le premier Rage) vaut pour la collaboration entre deux studios complémentaires. D’un côté, id Software, LE studio spécialiste du jeu de tir (Doom, Quake, Wolfenstein 3D… on continue ?). De l’autre, les Suédois d’Avalanche, experts des mondes ouverts (la série des Just Cause, The Hunter: Call of the Wild) : le mariage promettait beaucoup.

Les premières démos montrent que le résultat est à la hauteur des attentes ! Rage 2 offre la dose d’adrénaline et le rythme effréné des meilleurs FPS (jeu de tir à la première personne), tout en ménageant le plaisir de l’exploration à travers des environnements (déserts, jungles, ruines diverses…) et des missions (combat en arène, attaques de convoi, courses-poursuites…) incroyablement variés.




Après l’apocalypse, ça s’annonce bien !


Les qualités de ces trois jeux augurent bien du futur du genre « post-apo ». D’abord parce que les possibilités narratives sont immenses : pensez à des séries comme The 100, ou The Walking Dead, des films aussi variés qu’Akira, Mad Max ou L’Armée des 12 singes, et des univers allant du space opera à la pure dystopie…

Ensuite parce qu’il faut bien reconnaître que les ambiances propres à ce genre offrent de nombreuses options aux développeurs : ruines photogéniques, chaos urbains, grands espaces désolés… Sans compter l’inépuisable galerie de personnages qui se fondent très bien dans le décor : mutants, monstres, survivants, profiteurs et héros.

Et enfin parce qu’ils accordent au gamer ce à quoi il attache le plus de prix : la liberté et l’imaginaire. Dans un jeu « post-apo », le pire a déjà eu lieu… Donc tout est permis, non ?




Publié le 07/03/2019