Links Awakening : retour d’un Zelda légendaire

Cela avait commencé comme un passe-temps. C’est devenu l’un des 2 ou 3 jeux que les fans de Zelda citent spontanément lorsqu’on leur demande leur jeu préféré. The Legend of Zelda: Link's Awakening, qui sort le 20 septembre sur Nintendo Switch, est le remake, 26 ans après, du 4e épisode des aventures du héros d’Hyrule… qui a bien failli ne jamais voir le jour.

 

L’original : un épisode mythique de la saga Zelda

Au départ, le programmeur Kazuaki Morita n’y voyait en effet qu’un projet annexe. Le jeu n’était qu’un moyen de se familiariser avec les possibilités de la nouvelle console portable de Nintendo (la Game Boy). Ses collègues, qui le voyaient plancher après ses heures de bureau, sont venus de plus en plus nombreux lui prêter main-forte.

Prenant connaissance de cette aventure, Takashi Tezuka (un des « pères » de l’univers de Zelda) obtient alors de lancer le développement du jeu. Et en 1993, Link’s Awakening paraissait. Avec un succès critique et commercial foudroyant.

 

Le remake : ce qui change… ou pas

26 ans plus tard, qu’apporte le développement du Link’s Awakening pour la Switch ? Beaucoup de nouveautés… mais aussi une relecture très fidèle de tout ce qui fait l’âme de ce jeu.

 

Une intrigue inchangée

Le scenario reste le même qu’en 1993. Voguant vers Hyrule, Link s’échoue avec son bâteau sur une petite île coupée du monde : Cocolint. Un endroit charmant mais étrange, caractérisé par une montagne en son centre, coiffée… d’un œuf géant.

Pour pouvoir rentrer dans le royaume d’Hyrule, Link va devoir réveiller le Poisson-rêve, grâce à 8 instruments de musique magiques. Et entre temps se battre, résoudre des énigmes, faire preuve d’adresse et de dextérité… Bref, tous les ingrédients d’un grand Zelda.

 

Un gameplay nettement amélioré

Sur la jouabilité que la différence est plus notable. Comme tout Zelda, Link's Awakening repose sur un principe d’action-aventure, alternant les phases de réflexion, d’exploration, et de combat.

Sur Game Boy, le joueur devait faire d’incessants allers-retours entre le plateau et le menu. Sur Switch, il y a largement assez de boutons pour effectuer plus d’actions directes (utiliser des objets, des armes, etc.). La fluidité du jeu y gagne beaucoup. Et les combats et les déplacements sont devenus bien plus nerveux.

 

Des visuels plus évolués

Mais la grande avancée entre la version de 1993 et celle de 2019 est visuelle. Évidemment, entre la GameBoy en noir et blanc du début des années 90 et la Switch, il a un monde. Les développeurs de Grezzo, le studio chargé de ce remake de Link's Awakening, en ont donc profité pour sublimer les graphismes. 

Finie la 2D d’antan, place à une belle 3D, à des couleurs pimpantes… et à un style graphique très particulier : en deux mots, on a l’impression d’évoluer et d’interagir avec de petites figurines en pâte à modeler.

 

Un épisode à part dans l’univers de Zelda

Inhabituel, ce design ? C’est vrai, mais il ne faut pas oublier que Zelda compte (presque) autant de directions artistiques différentes que d’épisodes !

Le scénario, avec sa tonalité onirique et mélancolique, le décor (Link’s Awakening est l’un des rares épisodes se déroulant hors d’Hyrule, sans la princesse Zelda ni l’infâme Ganon) et le principe de jeu (avec cette vue en plongée), rendent d’ailleurs les choix graphiques tout à fait adapté à cet épisode à part dans l’histoire de la série.

 

Cap sur Breath of the Wild 2

Mais que les amateurs d’ambiances plus cinématographique et « heroic fantasy », comme dans Breathof the Wild (le précédent épisode de la saga, déjà sur Switch), se rassurent : comme annoncé dans notre bilan de l’E3, Nintendo travaille déjà à une suite de cet opus. Sans date de sortie précise encore, mais Link’s Awakening va nous permettre de patienter un bon moment…



Publié le 28/08/2019