Gears 5

Du côté de la Xbox, pas besoin d’aller chercher très loin la sortie la plus attendue de cette fin d’année… Gears 5 (sortie le 10 septembre 2019), c’est déjà  l’un des jeux de tir les plus attendus tout court. C’est aussi l’héritier d’une saga, Gears of War, étroitement associée aux consoles de Microsoft qui en ont toujours eu l’exclusivité.

 

Gears of War : la vitrine technologique de la Xbox

L’histoire débute fin 2006. La PlayStation 3 de Sony arrive dans les rayons : pour la Xbox 360 (sortie un an auparavant), il faut coûte que coûte soutenir la comparaison, et prouver aux joueurs les plus aguerris que sa console est capable de faire tourner les jeux les plus exigeants. C’est le rôle de Gears of War, premier du nom, que de servir de démonstration de cette ambition.

 

6 épisodes en 7 ans

Le jeu, développé par Epic Games sur un nouveau moteur 3D baptisé Unreal Engine 3, est un formidable succès : un million d’exemplaires vendus en deux semaines seulement, puis deux millions, trois, quatre… et six millions au total.

Dans le cercle fermé des « shooters » de référence, ceux qui décident les hardcore gamers à opter pour une console, Gears of War s’est fait un nom. Quatre suites et un remake vont lui succéder. Dans l’ordre : Gears of War 2, 3, et Gears of War: Judgment toujours sur Xbox 360, puis Gears of War : Ultimate edition (remake sur premier épisode sur Xbox One), et enfin Gears of War 4 sur cette même console.

Gears 5 est donc le 6e opus de la franchise en moins de 15 ans. Une sacrée santé, qui s’explique par des qualités au-dessus de la moyenne.

 

Un « shooter » par comme les autres

Ce qui fait de « Gears » (puisqu’avec cette 6e livraison on a officiellement le droit de l’appeler par son diminutif) un jeu de tir à part ? D’abord une richesse scénaristique et un univers d’une grande profondeur.

 

La menace Locuste

Sur la planète Sera, les hommes ont épuisé les dernières ressources pétrolières. La découverte d’une nouvelle substance, l’imulsion, permet de régler la question énergétique… au prix de guerres sanglantes et de l’émergence d’une nouvelle espèce : les Locustes, que les hommes ont tué et fait muter en puisant l’imulsion.

Lorsque Gears of War débute, les humains ont quasiment été balayés, et ne résistent aux Locustes qu’en quelques rares endroits, au prix d’exploits de soldats surentraînés et valeureux : Anya Stroud, Gus Cole, Dom Santiago et notre héros, Marcus Fenix.


Les guerriers de l’apocalypse

Autant de personnages qu’on retrouvera, jouables ou non, dans les épisodes suivants : les guerriers de la CGU (Coalition des Gouvernements Unis) forment une famille. Un peu particulière, certes, mais à laquelle on s’attache.

Ils apportent aussi la seule touche d’espoir, et parfois d’humour, dans un univers sombre, déglingué, et qui préfigure notamment la grande vague actuelle des jeux post-apo. Ces ambiances noires, étouffantes, désespérantes même parfois ont fait beaucoup pour le succès de la franchise Gears.

 

Gears 5, une aventure plus intime

On retrouve tous ces ingrédients dans Gears 5, avec un renouvellement subtil des personnages. Kait Diaz (présente dans Gears 4) prend du galon en tant que personnage principal. Marcus Fenix est toujours là mais passe le relais à JD, le fils qu’il a eu avec Anya Stroud et à Del Walker, l’ami de ce dernier.

De ce quatuor, Kait est le personnage le plus ambivalent. Elle porte un collier locuste que sa mère lui a légué… et qui symbolise un secret qui la ronge.

 

Trois modes de jeu et des bonus

Comment le joueur incarne-t-il ses personnages ? Soit en solo (mode « Campagne »), soit en multi via deux modes. Dans Horde, qui existe depuis Gears of War 2 et que les concepteurs de Gears 5 annoncent comme le plus riche jamais créé, 5 joueurs peuvent opter pour l’un des 9 protagonistes jouables. Outre les 4 héros pré-cités, un débutant pourra par exemple choisir le petit robot Jack, nettement plus maniable que les autres.  

Evasion est un nouveau mode multijoueur, conçu pour des parties plus courtes et plus échevelées. Pas question de se défendre ici, il s’agit comme son nom l’indique de se frayer un chemin pour échapper à des hordes d’ennemis, avec un maximum de trois joueurs (en ligne ou en écran partagé) qui ont accès à trois personnages nouveaux eux aussi : Lahni, Keegan et Mac, des Baroudeurs dont l’armement et les caractéristiques sont adaptés à ce défi. Une façon bien pensée d’enrichir nos options et de renouveler (sans la trahir) cette franchise bien-aimé des tireurs d’élite.

 

Bref, Gears 5 devrait très rapidement se faire une place parmi les softs incontournables de la Xbox One dès cette rentrée. Et vous permettre de vous occuper avant que les autres jeux les plus attendus de cette fin d’année pointent le bout de leur nez…



Publié le 27/08/2019