Call of Duty : Modern Warfare

C’est l’un des rendez-vous inratables de l’année gaming : fin octobre-début novembre, la sortie du nouveau Call of Duty voit la presse spécialisée s’enflammer, les forums de discussion bouillir, et les joueurs se ruer sur le dernier-né de la licence. Au même titre qu’un FIFA, « CoD » fait partie du top 5 des séries de jeu vidéo les plus vendues au monde. Un classique.

Le cru 2019 ne fait pas exception. Il va même certainement constituer un jalon dans l’histoire du FPS (first person shooter). En prenant l’option du « reboot » d’un épisode mythique de la saga (Modern Warfare, sorti en 2007), en mettant l’accent sur un réalisme toujours plus cru, le studio Infinity Ward compte faire de Call of Duty : Modern Warfare une référence du genre.



 

Call of Duty : Modern Warfare : réédition d'un jeu culte

Dans l’histoire de « CoD », ce jeu de tir né avec les premières générations de PlayStation et Xbox en 2003, Modern Warfare tient une place à part. C’est avec ce 4e opus que la licence a pour la première fois frôlé la barre des 20 millions d’exemplaires vendus, un plafond qu’elle a ensuite crevé avec constance.

 

Guerres d’aujourd’hui

Mais c’est aussi à cette occasion qu’elle a radicalement changé de base narrative. L’action des 3 premiers épisodes se déroulait dans un cadre somme toute classique (la Seconde Guerre Mondiale). Avec Call of Duty 4, Infinity Ward faisait le pari du contemporain, et se focalisait sur des guerres imaginaires, mais ancrées dans le présent.

Exactement le parti pris du Call of Duty : Modern Warfare version 2019 : dans nos villes occidentales sous menace terroriste, au Proche-Orient, ce « CoD » regarde la réalité d’aujourd’hui en face, et reprend le fil d’une histoire entamée il y a 12 ans.

 

Un retour aux sources

C’est donc bien un reboot de la licence, et ce retour aux sources se voit aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur.  Dans le jeu lui-même, on renouera avec plaisir avec le capitaine John Price, héros des campagnes de Call of Duty 4: Modern Warfare (2007) à Call of Duty 4: Modern Warfare Remastered (2016).

Cette volonté de faire repartir la série depuis l’épisode fondateur se sent jusque dans les coulisses : le directeur artistique et le level-designer de Call of Duty 4 sont revenus cette année aux manettes.

 

Call of Duty : Modern Warfare : un grand pas en avant vers le réalisme

Retour au source, d’accord. Mais retro-gaming, non ! Call of Duty : Modern Warfare bénéficie en effet d’une pluie d’innovations techniques tournées vers un seul objectif : rendre l’expérience de jeu plus réelle, plus saisissante, et plus immersive.

 

Un moteur de jeu retravaillé

Cet objectif passe notamment par le développement (qui aura pris 5 longues années) d’un nouveau moteur de jeu. Textures, calques, modélisation 3D de photos en prise de vues réelles et « spectral rendering » (une technique de modélisation de la lumière qui permet de lui attribuer une « chaleur » proche de la lumière naturelle) : ce moteur permet à la franchise de passer un vrai cap graphique. Et de rendre personnages et décors criants de vérité.

 

 

Des sons plus enveloppants

Même travail, et mêmes résultats côté sonore, où Infinity Ward a aussi investi dans une nouvelle technologie. Finies les sensations un peu « légères » de ce côté-là dans les anciens « CoD ». Désormais parfaitement spatialisé, plus sec et plus métallique, le son des armes, des tirs et des explosions concourt désormais à rendre l’expérience Call of Duty totalement imersive.

Un aboutissement logique, et parfaitement en ligne avec la philosophie du jeu : faire vivre au joueur l’expérience de la guerre dans toute sa vérité : excitante et prenante, certes. Mais brutale et salé, aussi…

 

Call of Duty : Modern Warfare : en mode compétition

10, 20, 30 ? Une fuite (à prendre donc avec des pincettes) annonce rien moins que 34 modes de jeu différent sur ce Call of Duty : Modern Warfare. Si le chiffre total n’est pas certain, une chose est avérée : le jeu disposera de très nombreuses options, notamment en multijoueur, pour offrir une durabilité maximale.

 

Un jeu « multi » avant tout

Parmi ces innombrables modes de jeu, on retrouve bien sûr les 3 piliers d’un « CoD » : la campagne solo, les parties en mode coopération, et le multijoueur. Quelques anciens modes de jeu « coop » disparaissant cette année (notamment parce qu’ils ne cadraient pas avec la philosophie réaliste de de Modern Warfare nouvelle génération) : pas de mode « Zombie », ni de « Blackout ».

En véritable star des arènes e-sport, c’est avant tout sur les modes « multijoueur » que ce nouvel épisode de la saga a en réalité mis le paquet.

 

Du 2 contre 2 au… 32 contre 32

En petites « teams » soudée, ou via des affrontements à grande échelle, Call of Duty : Modern Warfare offre donc des possibilité immenses d’affrontements, au cours desquels la complémentarité des joueurs et l’esprit d’équipe feront toute la différence !

Des mini-missions en mode escarmouche ou recherche et sauvetage à deux contre deux, où les groupes soudés feront merveille, au mode Guerre Terrestre où il s’agira de se coordonner en escouade de 32 gamers, le choix est vaste. Le mode-roi reste néanmoins le 6 contre 6, dans lequel les développeurs ont introduit de nombreses variantes. L’objectif : donner un bonus aux joueurs qui excellent non seulement dans l’exercice du tir, mais aussi dans la tactique.

 

Express, long, en petit ou en grand comité… une multitude de gameplay

Dernier aspect notable de ce dernier Call of Duty : la variété des missions. Courtes ou longues, en petit comité ou au sein d’équipes nombreuses… Call of Duty : Modern Warfare.


Publié le 07/10/2019